La plus grande étude génétique jamais réalisée sur les baleines à bosse de l’hémisphère sud !

Après 15 ans de recherches dans les eaux de l’Atlantique Sud et de l’Océan Indien, des scientifiques de la Wildlife Conservation Society, du Musée Américain d’Histoire Naturelle (AMNH), et une coalition d’organisations, ont publié la plus grande étude génétique jamais réalisée sur les populations de baleines à bosse de l’hémisphère Sud.

L’analyse d’échantillons génétiques, provenant de plus de 1500 baleines (Megaptera noveangliae), a permis aux chercheurs de mieux comprendre le degré de parenté et la dynamique des populations de baleines à bosse de l’hémisphère sud, et de mettre ces données à disposition des autorités de gestion dans le domaine politisé de la conservation des baleines.

« La baleine à bosse est probablement l’espèce de grande baleine la plus étudiée de l’hémisphère nord, cependant, de nombreuses interactions entre les populations de l’hémisphère sud demeurent incomprises » a déclaré le Dr. Howard Rosenbaum, directeur du Programme « Géants des océans » à la Wildlife Conservation Society (WWF) et chef du projet. D’après les résultats publiés, les brassages génétiques ont surtout lieu entre les baleines se reproduisant de chaque coté du continent africain. Un individu a également été suivi occupant les aires de reproduction des océans Atlantique et Indien à différentes périodes. Il existe un faible brassage génétique entre les individus des côtes opposées de l’Océan atlantique. De plus, bien qu’aucun individu ne se soit déplacé entre les deux aires de reproduction de l’Atlantique Sud, des similarités génétiques révèlent un léger degré d’interaction entre les deux populations. De plus, la comparaison des chants entre ces deux populations révèlent des similitudes constituant une autre preuve de l’échange entre ces 2 groupes, ayant lieu le plus probablement dans l’aire de nourrissage des baleines, dans les eaux de l’Antarctique.

Le groupe reproducteur occupant le Nord de l’océan Indien, au large de la Péninsule Arabique, compte moins de 200 baleines et se différencie le plus des autres groupes sur le plan génétique et en terme de comportement migratoire. A la différence des autres populations de baleines à bosse, ce groupe ne migre pas. Ce groupe insulaire et unique constitue de ce fait une priorité de conservation.

Rosenbaum et ses co-auteurs ont utilisé de vieux témoignages de baleiniers pour guider leur recherches sur les populations de baleines. Un jeu de cartes – intitulées « La distribution de certaines Baleines comme le montre le registre des Baleiniers Américains« – a été catalogué par Charles Townsend de la New York Zoological Society (à présent WCS) et a enregistré la localisation de plus de 50 000 captures de baleines (dont des baleines à bosse) entre 1761 et 1920. D’après les cartes, les baleines à bosse occupaient déjà les aires de rassemblement utilisées par l’espèce aujourd’hui.

La baleine à bosse est une espèce de baleine à fanon qui peut atteindre 18 mètres. Elle possède de longues nageoires pectorales distinctives et une tête avec des protubérances sur les mâchoires supérieures et inférieures. La baleine à bosse est aussi connue pour ses acrobaties et le chant des mâles. Cette espèce de nage-lente a été chassée commercialement jusqu’en 1966, date à laquelle la Commission Baleinière Internationale (CBI) en a interdit l’exploitation. Les estimations sur les populations actuelles sont sujettes à débat. Bien qu’elles montrent des signes encourageants de récupération, la population actuelle n’est probablement qu’un faible pourcentage de sa population originelle.

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Source : underwatertimes.com 

 

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