Perquisition de bateaux Sea Shepherd par les autorités australiennes…

La police australienne a annoncé avoir mené aujourd’hui, à la demande des autorités japonaises, une perquisition à bord de deux bateaux d’écologistes connus pour leurs opérations de harcèlement des baleiniers nippons en Antarctique.

« La police australienne est en mesure de confirmer avoir mené une perquisition à bord du Steve Irwin ce matin », a déclaré un de ses porte-parole. « L’enquête étant en cours, nous ne sommes pas en mesure de donner de plus amples précisions », a-t-il dit.

Les perquisitions ont eu lieu à bord des deux bateaux de l’association Sea Shepherd – le Steve Irwin et le Bob Barker – dans l’état de Tasmanie (sud-est). « Ils ont déjà emporté des carnets de bord, des vidéos, des photos, des graphiques, des données GPS enregistrées et des copies de disques durs d’ordinateurs », a déclaré Paul Watson, le porte-parole de Sea Shepherd. De son côté, le leader des Verts australiens, Bob Brown, a qualifié de « scandaleuse » l’opération de police. « Il est scandaleux que la police australienne soit à la disposition des tueurs de baleines japonais » a-t-il dénoncé.

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Une série d’accrochages

Une série d’accrochages ont récemment opposés harponneurs nippons et écologistes de l’association Sea Shepherd (Berger de la mer), qui envoient leurs propres bateaux pour entraver l’activité des pêcheurs japonais. Le plus significatif a eu lieu le 6 janvier lorsque le trimaran ultra-rapide des militants, l’Ady Gil, a coulé après une collision avec le Shonan Maru 2, un des navires de la flotte nippone.

Les militants affirment avoir sauvé la vie de centaines de baleines, en poursuivant les navires japonais. Ces derniers utilisent une faille juridique d’un moratoire sur la chasse commerciale aux baleines pour continuer à tuer les cétacés. Depuis 1986, la CBI impose en effet un moratoire illimité proscrivant la chasse commerciale à la baleine. L’organisation autorise toutefois, selon des quotas précis, la chasse au nom de la « recherche scientifique », pratiquée notamment par le Japon.

Source : lefigaro.fr  (06.03.10)

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