Planète Sauvage : le retour des dauphins est plébiscité…

Le retour des dauphins est plébiscité – Pornic

L’enquête publique sur l’autorisation d’exploiter le delphinarium de Planète Sauvage est terminée. 400 avis réclament le retour des dauphins. Un seul courrier négatif… et anonyme.

C’est un plébiscite. Il n’y a pas d’autre mot. Le retour des dauphins à Planète Sauvage est réclamé à corps et à cri par les habitants, les acteurs économiques et touristiques, et les élus du Pays de Retz. L’enquête publique s’est achevée, vendredi, à Port-Saint-Père. Le bilan est sans contestation possible : 400 avis favorables et un seul négatif. Sur ce petit mot, « anonyme », relève le commissaire-enquêteur, on peut lire : « Contre, car les dauphins ne sont pas dans leur milieu naturel. »

Le commissaire-enquêteur constate « une mobilisation incontestable dans les environs ». De la part des élus locaux (de nombreux courriers de maires), des responsables d’activités touristiques, de commerçants, de restaurateurs, d’employés de Planète Sauvage mais surtout de simples gens. Des habitants et des visiteurs du parc qui ont écrit quelques lignes pour regretter unanimement l’absence des dauphins cette année. « Nos enfants sont déçus de ne plus pouvoir assister au spectacle », se désole Simon. Beaucoup d’avis témoignent d’une incompréhension de l’attitude des associations qui s’attaquent aux dauphins de Planète Sauvage. « Ce sont des mammifères nés en captivité. Dans le milieu naturel, ils ne survivraient pas », juge Aurélie. Louis est d’accord. « Il est prouvé que les dauphins procréent en captivité, donc on peut estimer qu’ils sont heureux. »

« Bien traités, bien soignés »

Les conditions d’accueil des dauphins semblent satisfaire l’opinion publique. « Ils sont bien traités, bien soignés et bien encadrés », mesure Thérèse. « Ayant pu constater l’investissement des soigneurs passionnés dans le soin apporté à leurs animaux, ainsi qu’à leur bien-être physique et mental, je soutiens largement le projet de présentation de dauphins », écrit Mélodie. La vétérinaire de Planète Sauvage va dans le même sens : « L’ensemble de l’équipe leur permet d’avoir les meilleures conditions de vie en captivité. » Une enseignante souligne les animations pédagogiques proposées autour de la préservation des mammifères marins. « Ces dauphins permettent de sensibiliser à la protection des océans. »

Le directeur de l’office de tourisme de Pornic refuse de voir cette « locomotive touristique » du Pays de Retz menacée. « Planète Sauvage est le seul établissement touristique privé connu nationalement à l’intérieur du Pays de Retz. Les visiteurs font travailler de nombreux professionnels, hébergeurs, restaurateurs, commerçants. Pornic a besoin d’avoir à proximité une structure touristique importante, sérieuse et organisée comme Planète Sauvage. La présence des dauphins est un plus touristique incontestable. »

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Des craintes pour l’économie locale

Les arguments économiques et de sauvegarde des emplois reviennent très souvent dans les écrits. « Nos relations professionnelles se voient détériorées par ces emplois et cette notoriété remis en cause », regrette une entreprise qui travaille avec Planète Sauvage. Un commerçant de Port-Saint-Père craint pour sa santé économique. « L’Auberge du Pays de Retz, qui emploie plus de 20 personnes, accueille lors des repas de nombreuses personnes qui vont à Planète Sauvage. Si la cité marine n’est pas ouverte, il y aura une baisse significative de la clientèle et de ce fait la situation financière de l’Auberge peut en être atteinte. » Des employés du safari-parc s’inquiètent aussi. « Mon ami et moi sommes employés à Planète Sauvage. Qu’allons-nous devenir ? Perdre notre emploi à cause d’une association anti-zoo… » Un avis rédigé dans le 3e registre d’enquête publique résume l’ensemble des arguments. « Je suis favorable au retour des dauphins pour l’économie locale, l’emploi, le tourisme et pour l’éducation des enfants. »

En fin d’année 2009, suite à un recours d’associations de protection des animaux, le tribunal administratif de Nantes avait annulé l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation d’un delphinarium à Planète Sauvage et la présentation de douze dauphins. À cause d’un vice de forme dans la procédure d’enquête, le safari-parc n’a pas pu rouvrir sa cité marine au public en avril. Une nouvelle enquête publique était donc nécessaire. Au regard du résultat de cette enquête, et quand le commissaire-enquêteur aura rendu son avis, le préfet prendra sans doute la décision d’autoriser à nouveau l’ouverture du delphinarium.

Les cinq dauphins, arrivés en fin d’année 2008, ont permis à Planète Sauvage de franchir le cap des 300 000 entrées.

Source : ouest-france.fr (08.06.10)

Voir aussi : Les dauphins et la captivité… Ce que les delphinariums ne vous disent pas…

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