Mort de la baleine à bec en réhabilitation à l’Hawaii Cetacean Rehabilitation Facility…

La baleine à bec de Blainville (Mesoplodon densirostris) en réhabilitation depuis deux semaines au centre de sauvetage, ouvert en février dernier, n’a pas survécu et est morte dans les bassins de l’établissement le 29 août.

La baleine s’était échoué affaiblie et malade le 16 août dernier sur la plage de Kihei et avait été transportée par cargo vers le centre. Le cétacé déshydraté, de 3,5 mètres pour 816 kilos, fut nourri artificiellement pendant plusieurs jours avant d’accepter de la nourriture solide.

L’autopsie révéla que le mâle souffrait d’une pneumonie, de sévères problèmes gastro-intestinaux ainsi que d’une pathologie rénale, déclara David Schofield, coordinateur des actions de sauvetage pour la National Oceanic and Atmospheric Administration(NOAA). Les tissus sont en cours d’analyse afin de déterminer pourquoi l’état de santé de l’animal s’est dégradé si subitement. 10_2010(C) NOAA.jpgCe sauvetage n’est toutefois pas un échec puisqu’il a permis à l’équipe de scientifiques et vétérinaires de côtoyer durant deux semaines cette baleine à bec peu connue, d’augmenter considérablement les connaissances sur la physiologie de l’espèce et de la faire connaitre au grand public. Selon David Schofield, les baleines à bec survivent rarement plus de deux semaines après leur sauvetage, avec un maximum de quatre semaines de survie post-échouage reporté chez un individu. En effet, dès lors que ces animaux pélagiques et d’eaux profondes s’échouent vivants, cela signifie que leur état de santé s’est généralement déjà fortement dégradé.

Toutes les espèces de baleines à bec restent peu connues des scientifiques car elles ne passent qu’une partie infime de leur temps à la surface, environ 3%, afin d’éviter leurs prédateurs naturels : les grands requins et les orques. Elles passent une majorité de leurs activités en eaux profondes à la recherche de leurs proies principales, les calmars.

Les baleines à bec sont particulièrement sensibles et vulnérables aux effets nocifs des sonars actifs utilisés par la Navy, plus que les autres espèces de cétacés. D’après certains scientifiques, le sonar pourrait effrayer les cétacés qui feraient surface trop rapidement, endommageant leur oreille interne nécessaire au bon fonctionnement du système d’écholocation qui leur permet de chasser. Ce n’était cependant pas le cas de cet individu qui pouvait entendre normalement.

D’après la NOAA, entre 1200 et 2200 baleines à bec de Blainville fréquentent les eaux hawaïennes. L’espèce est, comme tous les cétacés, protégée par la Marine Mammal Protection Act.

Source : wtvr.com  

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