Ramer 3200 km pour sauver les dauphins !

Éric Meunier se prépare à traverser l’Atlantique en bateau à rames à l’été 2013. Le but du projet : sensibiliser le public au massacre de dauphins au large du Danemark.

Préoccupé par la protection de l’environnement, ce résident d’Otterburn Park cherchait une raison d’entreprendre une traversée à la rame lorsque le massacre aux Îles Féroé des globicéphales, mammifères de la famille des dauphins, s’est imposé.

Cette pratique ancestrale n’a aujourd’hui plus sa raison d’être, explique M. Meunier. En effet, le globicéphale n’a aucune utilité alimentaire ou économique. Malgré cela, les habitants des Îles Féroé poursuivent ces massacres dont sont victimes plus de 1000 globicéphales par année. Mardi, une centaine de dauphins ont été tués près de la capitale.716px-LF_Pilot_Whale_Goban_Spur (C) wikipedia_Commmons.jpg Une traversée ambitieuse

Éric Meunier parcourra plus de 3200 kilomètres de Terre-Neuve aux Îles Féroé pour son projet intitulé Blood Rowing. Ce marin de profession et amoureux de la navigation à rames entrevoit ce voyage de deux à trois mois avec plaisir, mais aussi avec inquiétude. «C’est une traversé difficile, dans une mer difficile», explique-t-il.

Plusieurs traversées océaniques sont réalisées en bateau à rames chaque année, mais peu s’aventurent aussi au Nord que le fera M. Meunier. C’est la cause qui l’amène à emprunter un parcours inhabituel.

M. Meunier fabriquera lui-même son embarcation, dans la région, cet hiver. Dès le printemps prochain, il commencera à s’entraîner sur la rivière Richelieu.

Au secours des océans

Éric Meunier parle d’un problème global des océans. «Si on continue comme ça, dans 25 ans, la chaîne alimentaire sera brisée», s’inquiète-t-il. Les océans fournissent près de 30 % de l’oxygène; une perturbation de la chaîne alimentaire pourrait ainsi avoir des conséquences importantes sur l’équilibre actuel.

Le marin a d’ailleurs mis sur pied, avec quelques partenaires, un organisme environnemental voué à la santé des océans. Cet organisme, en plus d’encadrer la traversée à venir, prévoit d’autres activités de sensibilisation au cours des prochaines années.

L’aventure de M. Meunier sera retransmise sur le web et fera l’objet de reportages. «Le but est de médiatiser l’action pour amener les habitants du Féroé à réfléchir aux conséquences de leurs actes», précise M. Meunier. En effet, ses partenaires et lui préfèreraient que les habitants prennent eux-mêmes la décision de cesser ce massacre au lieu de se faire imposer une certaine réglementation. «Si le voyage se passe mal, je pourrai continuer au Danemark pour faire valoir l’importance de cesser ces massacres», envisage le marin.

Une pétition, en ligne depuis peu, vise à amasser autant d’appuis que M. Meunier donnera de coups de rames au cours de sa traversée. Ce dernier est toujours à la recherche d’un local dans la région pour construire son navire. Pour plus d’information, visiter le www.bloodrowing.com .

Source : monteregieweb.com  (26.11.11) Actualité en rapport :RC crée le Fonds de Soutien au Développement du Whale-Watching aux Iles Féroé !Voir également :Les massacres de globicéphales aux Iles Féroé…  

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