Nouvel échouage massif de globicéphales en Nouvelle-Zélande…

WELLINGTON, lundi 23 janvier 2012 (Flash d’Océanie) – Les services néo-zélandais de la protection de l’environnement dénombraient lundi en fin de journée (GMT+13) au moins 22 décès au sein du groupe d’une centaine de baleines globicéphales, échouées dimanche sur une plage de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande.  Whales on beachland-PD.jpg  Les cétacés n’ont pas survécu, malgré les efforts des services de protection de l’environnement et d’une quarantaine de volontaires de la région de Golden Bay (Nord-ouest de l’île du Sud), qui espèrent toujours remettre à flot le reste du groupe, à la faveur d’une importante marée de pleine lune attendue aux alentours de 23h00 locales, rapporte la télévision nationale.En attendant, les volontaires tentent d’hydrater les mammifères prisonniers du sable.Il s’agit du troisième échouage massif de globicéphales depuis le mois de novembre 2011.Début janvier, un précédent groupe de 25 individus s’était échoué et sept n’avaient pas survécu, le reste ayant pu être remis à flot le 7 janvier 2012.En novembre 2011, aucun des 65 autres cétacés, également échoués au même endroit (un site connu pour ce genre d’événements), n’avait survécu.

Une baie « aimant à échouages » ?

Le 21 février 2011, une fois encore, une centaine de baleines globicéphales, échouées sur une plage de l’extrême Sud de la Nouvelle-Zélande, n’avait pas survécu, malgré les efforts des services de protection de l’environnement et des volontaires de la petite île de Stewart Island.Sur les 107 individus de ce groupe, près d’une cinquantaine de survivants avait dû être euthanasiée.Les services néo-zélandais de la conservation avait reconnu que les chances de remise à flot avaient été jugées trop faibles pour permettre la survie de ces mammifères.« À peu près la moitié du groupe était encore en vie quand nous sommes arrivés. Mais nous nous sommes vite rendus compte que ça prendrait au moins dix à douze heures avant qu’on puisse commencer à tenter de les remettre à flot et qu’entre-temps, avec la chaleur, la plupart allaient sûrement périr », avait alors précisé Brent Beaven, chef du service gouvernemental de la biodiversité, pour expliquer la décision prise.Vendredi 4 février 2011, à la pointe de Puponga (Golden Bay, baie du Nord de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande), soixante cinq individus échoués avaient pu être remis à flot et sauvés.Une centaine de volontaires était aussi venue épauler les agents de ce département, dès le départ, en maintenant les mammifères hydratés et en les protégeant du soleil.Mais au sein de ce groupe, dix sept globicéphales n’avaient pas survécu à cette épreuve.La théorie la plus souvent évoquée pour expliquer ces échouages de masse de baleines et d’espèces de leur famille est un phénomène de désorientation dont la cause demeure toujours indéterminée.Le 21 janvier 2011, tous les membres d’un groupe de vingt quatre cétacés échoués dans la baie de Parengarenga Harbour (pointe extrême Nord-ouest de l’île du Nord) avaient dû être euthanasiés par les services de la conservation.Au cours des derniers mois, les échouages de cétacés se sont multipliés sur les plages de Nouvelle-Zélande.En septembre 2010, pour la seconde fois en un mois, un groupe de quelque quatre vingt globicéphales s’échouait sur une plage isolée de l’extrême Nord de la Nouvelle-Zélande.Sur cette plage de la Baie Spirit (pointe extrême Nord de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande), une bonne moitié du groupe est décédée, malgré les efforts du département de la protection de l’environnement, aidé par des volontaires.De nombreux mammifères, en état de détresse et d’épuisement extrême, avaient dû être euthanasiés.Fin août 2010, près de soixante globicéphales appartenant à un groupe de plus de soixante dix individus sont morts après que ce groupe se soit échoué sur une plage isolée, dans la péninsule de Kari Kari, dans la même région.Lors d’un précédent échouage de masse, juste après Noël 2009, plus de 120 cétacés de type globicéphales sont morts sur une côte à l’Est de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, malgré les efforts de volontaires et d’agents du service de l’environnement pour les remettre à flot.Les globicéphales, pour la plupart des mères et leurs petits, s’étaient échoués en deux vagues successives.Deux jours durant, près de cinq cent volontaires et touristes avaient réussi à maintenir en vie environ quatre vingt cétacés, d’une taille moyenne pouvant aller jusqu’à quatre mètres, dans la localité balnéaire de Colville Bay.

Rite funéraire Maori

Les mammifères rescapés avaient pu être remis à flot à la faveur de la marée haute.L’une des femelles avait même donné naissance à un petit juste après avoir repris la mer.« Jusqu’ici, aucun individu n’est revenu sur la plage », avait alors précisé Lyn Williams, porte-parole du service de l’environnement.Elle avait alors expliqué cet échouage par une désorientation du système naturel de sonar des mammifères, dans des eaux particulièrement peu profondes et dont les fonds sablonneux atténuent considérablement le retour d’écho.Les tribus Maori avoisinantes avaient ensuite accordé aux cétacés décédés des funérailles traditionnelles et même une sépulture sur la plage.Un peu plus au Nord de l’île du Sud, toujours quelques jours après Noël 2009, ce sont pas moins de 105 globicéphales qui s’étaient échoués, encore une fois non loin de la localité de Farewell Spit.Aucun d’entre eux n’a survécu.« Le temps que nous arrivions sur place, les deux tiers avaient déjà péri. Nous avons dû euthanasier les autres », avait déploré Hans Stoffregen, directeur du programme biodiversité des services de la conservation.

Source :  tahiti-infos.com  (23.01.12) Actualité récente en rapport :Nouvel échouage en masse de baleines à bec : une origine anthropique ?Echouage massif de baleines à bec en mer Ionienne : la suite…
 

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