Amazon Japon commercialise de la viande de baleine avant de se rétracter…

De la viande de baleine mise en vente sur Amazon…

L’Environmental Investigation Agency (EIA), une ONG britannique, a recensé cent quarante-sept produits à base de viande de baleine en vente sur la déclinaison japonaise du site Amazon

Non, Amazon ne vend pas que des livres, des DVD et des disques compacts (oui, ça existe toujours). Sur son antenne japonaise, Amazon vend aussi des produits à base de… viande de baleine, comme l’a constaté avec effroi l’Environmental Investigation Agency (EIA), une ONG britannique dédiée comme son nom l’indique à la protection de l’environnement, qui a dénombré pas moins de cent quarante-sept articles à base de cétacés en vente sur le site.

Des ragoûts ou encore des conserves, dont certaines contenant de la chair d’espèces de baleines listées comme étant en danger. D’autres produits proviennent de cétacés capturés par le Japon dans le cadre de la désormais célèbre « chasse scientifique », argument totalement hypocrite – mais que la communauté internationale échoue toujours à contrer – que les autorités nippones brandissent systématiquement depuis 1986 et l’instauration par la CBI (Commission baleinière internationale) d’un moratoire commercial sur lequel le pays du soleil levant reste déterminé à s’asseoir, tout comme l’Islande et la Norvège. Meurtrier – plusieurs milliers de baleines ont trépassé à cause de lui -, le mensonge perdure et a jeté un discrédit sans doute définitif sur la Commission, gangrénée de l’intérieur comme en ont témoigné les affaires de corruption mises au jour en 2010, et dont la dernière réunion s’est une fois de plus soldée par un statu quo déplorable.

Les thématiques environnementales ont beau avoir gagné du terrain depuis un quart de siècle, il est des choses qui ne changent pas. L’attachement de Tokyo à la pêche à la baleine en est donc une. Chaque année, c’est la même rengaine : des baleiniers qui ont le droit de pêcher un certain nombre d’individus mettent le cap vers l’Antarctique, tandis que des navires de l’ONG Sea Shepherd tentent par tous les moyens de les empêcher de mener à bien leur mission, quitte à flirter avec l’illégalité. L’affrontement n’a rien de pittoresque, et pour cause : la survie d’un maillon essentiel de la chaîne alimentaire marine est en jeu. Alors le capitaine Paul Watson et ses troupes affûtent leurs griffes en amont pour qu’elles soient le plus aiguisées possible au moment de la joute, qui peut durer plusieurs semaines, avec des pics d’intensité souvent très médiatisés. Les Japonais non plus ne reculent devant rien, bien que la rentabilité économique de la chasse à la baleine soit aujourd’hui sujette à caution. Le gouvernement a même poussé l’indécence jusqu’à puiser sur le fonds spécial dédié à la reconstruction, créé à la suite du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars dernier, pour financer ce sinistre dessein baleinier imperméable à toutes les protestations. Dans ces conditions, ce qu’a découvert l’Agence britannique a un goût particulièrement acre.

Président-fondateur d’Amazon, Jeff Bezos a été sommé de s’expliquer, sachant que les règles internes du site proscrivent le commerce de produits issus d’animaux protégés. L’EIA a par ailleurs diffusé sur Youtube une vidéo dénuée du moindre équivoque.

M. Bezos n’a bien sûr pas le pouvoir de faire cesser le massacre des cétacés. Il a en revanche l’obligation morale d’empêcher qu’Amazon le cautionne. Les produits incriminés ont pour l’instant disparus du site mais la vigilance reste de mise.Source : zegreenweb.com  (23.02.12) Amazon Japon retire de la vente les produits issus de la chasse à la baleine…

La filiale japonaise d’Amazon vient de retirer de la vente 147 produits de baleine suite aux protestations d’associations écologistes. Ces produits, principalement de la viande de baleine, étaient commercialisés sur le site de vente en ligne, alors qu’ils provenaient des activités de recherche japonaise. Après que l’ONG anglaise Environmental investigation agency ait rendu public un rapport sur la commercialisation de ces produits, 35 000 personnes ont manifesté, par email ou sur les réseaux sociaux, leur opposition à leur vente. « Les produits contrevenaient à la politique de l’entreprise qui refuse la promotion de produits naturels illégaux, y compris les produits dérivés d’espèces en danger », rapporte le Guardian du 24 février.

Source : goodplanet.info  (25.02.12) Actualité récente en rapport : 

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