La technologie au service des baleines…

Les dernières technologies pour traquer les déplacements des baleines ou leur façon de se nourrir révèlent la vie cachée de ces animaux menacés et permet de mieux les protéger. 800px-BlueWhaleWithCalf.jpg


« Avec le système de traçage par satellite, grâce à de petites antennes attachées sur ces cétacés, nous avons désormais une bonne idée » de leurs déplacements et de leurs habitudes de vie », explique Daniel Palacios, un chercheur de l’Institut des sciences de la mer à l’Université de Californie et à l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

« Nous pouvons suivre les mêmes baleines de façon routinière pendant un an, voire plus », note-t-il, précisant avoir établi environ 200 parcours de quatre différentes espèces de baleines dans plusieurs bassins océaniques.

Cela montre qu’elles suivent certaines routes de façon très précise pour leurs migrations saisonnières.

Et contrairement à ce que les experts pensaient, « elles ne migrent pas en masse de façon synchronisée et harmonisée, mais par groupes », ajoute cet expert.

Selon l’espèce, les baleines peuvent parcourir entre 1.000 et jusqu’à 5.000 kilomètres par an.

Toutes les informations collectées sur leurs mouvements, leur navigation, permet aussi d’identifier les différentes populations et leur taille, ce qui est important pour les protéger.

Ces informations permettent de faire des prédictions statistiques sur leurs déplacements et de savoir où les trouver, ce qui ouvre la voie à des mesures plus efficaces de protection contre différents dangers comme des collisions avec des navires, des filets de pêche industrielle et des perturbations acoustiques provoquées par le trafic maritime, résume Daniel Palacios.

A titre d’exemple, les zoologistes savent que des baleines bleues, -le plus grand animal de la planète pouvant mesurer 32 mètres et peser 200 tonnes- se nourrissent durant plusieurs mois de l’année au large de Santa Barbara, en Californie, au milieu des lignes maritimes vers le port de Los Angeles.

Déterminer les tendances saisonnières pour la présence de ces cétacés dans cette zone et leurs mouvements géographiques pourra aider les autorités à mieux les protéger.


Source : nautisme.lefigaro.fr (25.02.13)

Source photo : wikipedia.org

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