La Chine détient peut-être la clé pour stopper le massacre des dauphins au Japon…

Voici la traduction d’un article publié dans le ‘Beijing Youth Daily‘ à propos du nouveau livre ‘The Cove’ (La baie de la honte). Le livre a été coécrit par Ric O’Barry et Hans Peter Roth qui ont assuré en personne sa sortie en Chine le mois dernier.

« La Chine détient peut-être la clé en or pour stopper le massacre des dauphins au Japon. — Richard O’Barry »

 


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Le 22 avril dernier, à l’occasion de la 46e Journée mondiale de la Terre, l’écran de la grande salle du Beijing Book Building diffusait des images choquantes: une poignée de pêcheurs étaient en train de hisser des dauphins sur un bateau, et un dauphin sautait pour la dernière fois dans une baie rouge sang… Immédiatement après, la Zhonghua Book Company lançait la sortie officielle du livre The Cove(La baie de la honte). Les auteurs du livre, Richard O’Barry et Hans Peter Roth , ont tous les deux participé. Les images précédemment mentionnées ont été tirées du documentaire du même nom, qui était une idée de Richard et dans lequel il a figuré.

En 2010, au cours de la 82ème cérémonie des Oscars, la récompense du meilleur documentaire fut attribuée à The Cove . Le film dévoilait des scènes sanglantes dans lesquelles des pêcheurs tuaient des dauphins dans un petit village nommé Taiji au Japon.

Quelques magnifiques dauphins sont capturés pour effectuer des spectacles dans les delphinariums, beaucoup d’autres sont abattus pour la consommation de leur chair. Pourtant, les fortes doses de mercure dans la viande de dauphin la rendent impropre à la consommation humaine.

N’ayant pu obtenir la permission de réaliser le documentaire, certaines des scènes-clés ont été filmées avec une caméra dissimulée dans une pierre artificielle. Le livre The Coveraconte comment l’aventure du tournage du film a commencé et parle de la mise en place de la cruelle chaîne autour de l’industrie de la captivité des cétacés, ainsi que de la difficile carrière de Richard O’Barry dans la protection des dauphins.

La version en chinois simplifié de The Cove est très significative. Parce que la Chine pourrait bien détenir la clé en or capable de mettre un terme à la chasse au dauphin au Japon.

Âgé de 75 ans, Richard O’Barry en imposait par sa présence quand il s’est exprimé. Il a abandonné son fauteuil et s’est dirigé vers le coin des lecteurs. Il a alors raconté au public qu’un dauphin mort se vendait 500 $ mais qu’un dauphin vivant exporté pouvait se vendre 150.000 $! Le plus grand pays importateur des dauphins de Taiji est la Chine. De nombreux aquariums dans le pays, y compris le Beijing Zoo Aquarium, qui possède des dauphins qui nagent et se produisent dans des shows, viennent tous de cette petite baie rouge sang.

J’espère qu’avec la publication de ce livre, encore plus de gens pourront contribuer à une solution pacifique pour stopper les importations de dauphins. Supposons que nous lancions ici une initiative, qui serait prêt à s’inscrire ?

Presque tous les spectateurs ont levé la main, Richard a souri avec délectation.

Chaque année, du 1er septembre au 31 mars de l’année suivante, la saison de chasse au rabattage de dauphins se déroule à Taiji . Richard et son équipe viennent protester tous les 1er septembre. Le documentaire The Covea révélé que les pêcheurs de Taiji sont blâmés par de nombreuses personnes dans le monde entier. Mais la réponse des pêcheurs japonais est que les Occidentaux interprètent mal leur culture traditionnelle de la pêche et de leur gastronomie.

À cet égard, Richard O’Barry a insisté sur la coopération plutôt que la confrontation. Il a affirmé qu’il y a seulement 50 pêcheurs de Taiji qui tuent des dauphins, ils ne le font pas tous.Nous devons les aider à trouver un autre moyen de gagner leur vie, comme attirer des touristes pour aller observer les dauphins dans leur milieu naturel. Il est rapporté que depuis que The Covea remporté un Oscar, le nombre de dauphins tués à Taiji est passé d’environ 2000 pour l’année 2008, à plus récemment moins de 900 par saison. La demande en viande de dauphin est également en baisse. Par conséquent, dans le livre The Cove, l’accent est mis sur le fait que “le pouvoir est à l’intérieur du Japon.”

Les Chinois n’ont pas pour habitude de manger de la viande de dauphin Mais ce livre The Cove nous pose une question: achèterez-vous encore un billet pour vous rendre dans un delphinarium ?

Traduction française par David Delpouy

Article original en version chinoise: Beijing Youth Daily

Source :  ceta-journal.net (mai 2015)


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