Saint-Pierre-Quiberon. Les garde-côtes scrutent l’échouage des cétacés

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Le Grand site dunaire Gâvres-Quiberon établit un suivi des échouages des mammifères marins morts retrouvés sur les plages. A Plouharnel, cinq dauphins communs ont été trouvés morts depuis le début du mois de juillet.

Gaëtan Brindejonc et Marie Kerdavid, respectivement garde du littoral à Saint-Pierre-Quiberon et Plouharnel, participent tous les deux à une enquête lancée par le Centre de recherche des mammifères marins (CRMM), sur l’échouage de mammifères sur le grand site dunaire Gâvres-Quiberon.

Les échouages sont-ils réguliers ?

L’échouage des cétacés est un phénomène connu sur nos côtes et est d’ordinaire plus marqué en hiver. Mais la fréquence des échouages semble s’accentuer : ces derniers mois, les mammifères marins échoués sont plus nombreux. « Sur les plages de Plouharnel, cinq dauphins communs ont été trouvés mort depuis le début du mois de juillet. Un dernier animal a été découvert ce week-end sur la plage de Palouden, en Saint-Pierre-Quiberon. Il s’agit également d’un dauphin commun adulte », explique Gaëtan Brindejonc.

En cas d’échouage que faire ?

Il ne faut surtout pas les manipuler, mais prévenir les services municipaux ou appeler le 05 46 44 99 10. « Le corps du cétacé peut héberger des bactéries et des virus potentiellement volatiles et contaminants pour l’homme. Nous sommes habilités par le Centre de recherche des mammifères marins à effectuer toutes les analyses sur l’animal », indique le garde. Les services municipaux procéderont à l’enlèvement des cétacés. Les sapeurs-pompiers disposent également d’une équipe en secours animalier.

Comment expliquer l’augmentation des échouages ?

Il n’existe pas de cause unique, mais bien des facteurs multiples. « Sur le territoire du grand site dunaire, nous constatons de manière certaine une augmentation de la présence des cétacés, des passages en bancs, mais aussi des individus solitaires proches de la côte. Beaucoup de dauphins communs ont été aperçus en baie de Quiberon cet été, et à quelques milles à peine des côtes morbihannaises. L’ingestion de déchets est une des causes importantes de la mortalité de certains individus, mais également la mort naturelle, le manque de ressources alimentaires qui nécessite des déplacements plus importants », expose Gaëtan Brindejonc.

Quel est le rôle des garde-côtes dans l’étude menée par le CRMM ?

Les gardes du littoral font partie du dispositif de surveillance et de recueil des données scientifiques mis en place par le CRMM. « Notre travail s’effectue dans une démarche collective avec les différents acteurs du Grand site dunaire Gâvres-Quiberon, le syndicat mixte, le Conservatoire du littoral, les services techniques communaux et le CRMM », souligne Marie Kerdavid.

Quelles sont les autres missions des gardes du littoral ?

Entretenir les aménagements sur le cordon dunaire, recenser la faune, gérer les espaces végétaux, surveiller les phénomènes d’érosion des sols, observer et étudier les migrations d’oiseaux. Telles sont les missions des gardes du littoral. Ils sont également habilités par le CRMM à effectuer l’étude des animaux morts découverts sur les plages. Ils participent aussi à l’enlèvement des macrodéchets sur les plages. Ils sont également très actifs en ce qui concerne la sensibilisation des plus jeunes, en participant aux opérations de ramassages organisées par les écoles et les associations. « Un geste très simple, mais très important. »

Source et capture d’écran : ouest-france.fr, le 07/10/2016

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