À la découverte des espèces inconnues

L’homme est inévitablement attiré par le mystère. Cela est peut-être le principe fondamental d’une des branches les plus controversées de la science moderne : la « cryptozoologie ».

Les « cryptides » – des espèces zoologiques dont l’existence est suspectée mais où demeure un manque de preuves solides – ont attiré l’attention depuis des siècles. Le « Yéti », le « Bigfoot » et le « monstre du Lochness » font partie des exemples les plus connus de ces espèces insaisissables, bien qu’elles soient catégoriquement rejetées par les cryptozoologues conservateurs.

Contrairement à l’idée du pseudo-scientifique fou poursuivant des bêtes imaginaires, les cryptozoologues sont convaincus que notre planète abrite encore des centaines d’espèces biologiques que la zoologie a choisi d’ignorer. Mais est-ce plausible ? Existe-t-il encore des endroits sur Terre encore trop peu explorés pouvant contenir des espèces inconnues de la science moderne ? La réponse semble être oui. Ce n’est pas seulement notre connaissance géographique qui nous l’indique, mais l’hypothèse a été renforcée ces dernières années par l’apparition de nombreuses espèces qui étaient soit inattendues, soit dans la plupart des cas considérées comme des légendes.

Personne ne met en question l’existence du gorille, bien qu’elle n’ait pas été scientifiquement définie avant 1847. Avant cela, ces grands primates étaient considérés comme une légende des indigènes angolais, qui les appelaient « Pongo ». Un autre exemple historique de notre ignorance de la faune planétaire est le cœlacanthe (Latimeria chalumnae), une espèce de poisson préhistorique que la science pensait éteinte depuis des millions d’années ; bien que les pêcheurs indonésiens consommaient régulièrement de ce « mythe ». Des cas identifiés comme l’okapi, le onza, le tapir des Andes, le phacochère ou l’hapalémur sont quelques unes de ces « nouvelles » espèces. Ils étaient connus par les peuples indigènes de leurs zones respectives, bien qu’ayant été catalogués comme des exagérations ou des légendes avant leur découverte officielle.

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De nouvelles espèces identifiées

Des découvertes surprenantes d’espèces inconnues arrivent encore aujourd’hui. Ces dernières années, les scientifiques ont découvert des carnivores et des rongeurs que l’on pensait éteints, ainsi que de nombreuses espèces marines dont l’existence était simplement envisagée – comme de nouvelles espèces de calamars géants découvertes en 2003, ou comme la méduse géante Granjoro découverte la même année. Il est intéressant de noter qu’après le tsunami de 2004 dans l’océan Indien, une grande diversité de plantes, d’oiseaux et de grenouilles inconnus ont été découvertes dans les régions montagneuses de Papouasie. Un autre exemple semblable est le « Ebu Gogo », une petite créature humanoïde (homo florensis) dont on pense qu’il a vécu aux côtés de l’homme moderne. N’oublions pas la race mystérieuse de singes géants découverte aux Congo durant la dernière décennie, présentant un mélange particulier de gorille et de chimpanzé. Les chasseurs indigènes locaux parlent de ces singes comme des « tueurs de lion », donnant une indication claire de l’agressivité et de la taille de cette espèce.

Un exemple d’une nouvelle espèce animale est cette étrange créature découverte sur la côte russe en 2006, ressemblant à un crocodile avec de la fourrure. L’animal a été emporté par l’armée russe afin de procéder à des études, mais les résultats de celles-ci restent un mystère.

Ce qu’il reste à découvrir

Parmi les grands mammifères terrestres, une nouvelle espèce a été découverte environ tous les six ans entre 1937 et 1993. Depuis les années 1980, ce nombre est monté à une espèce tous les deux ans. A cela s’ajoutent de nombreux insectes et petits animaux découverts lors d’expéditions scientifiques reculées. Notre planète est remplie d’endroits peu explorés ou pas explorés du tout, comme la forêt amazonienne, les forêts de Sibérie et les hauts pics neigeux. Un nombre inconnu de trésors biologiques pourrait habiter ces zones, comme les serpents, les paresseux, les grands rongeurs, l’Orang Pendek (un supposé primate bipède), le Mokèlé-mbèmbé (un dinosaure des bassins reculés du Congo et du Zimbabwe qui aurait survécu à l’extinction), ou les félins encore mal identifiés d’Afrique.

Quant au ciel, il y a également des centaines de petits oiseaux que la science ne reconnaît pas encore. Il est possible qu’il existe des espèces volantes encore plus grandes à découvrir, comme le légendaire oiseau-tonnerre dont parlent de nombreuses histoires amérindiennes. En 2002 et en 2004 ont été prises des photos d’oiseaux d’une taille énorme et survolant l’Alaska, dont l’espèce n’a pas été identifiée.

Parmi les régions inexplorées de la Terre, nos mers sont en fait les plus ignorées de toutes. La science a été en mesure d’explorer près de 3 % de nos océans, et le nombre d’espèces biologiques dépasse de loin celui des espèces trouvées sur terre. Nous ne connaissons même pas les spécimens se cachant dans l’obscurité de ces eaux profondes. Les marins parlent de monstres géants comme le Kraken, qui pourrait être le fruit de l’imagination dû à un long voyage en mer, ou une réalité possible. Pour citer un autre exemple d’il y a plusieurs années, des scientifiques japonais étaient en train de prendre en photos des requins près de la fosse des Mariannes (la fosse océanique connue la plus profonde) lorsqu’un énorme animal de 200 m est apparu sur le moniteur et a immédiatement terrifié les requins. Les scientifiques n’ont pas réussi à identifier le mystérieux spécimen. Ce pourrait être l’un des nombreux cas où une apparition ébahit les experts y assistant. Que ce soit dans les airs, sur la terre ou dans l’océan, il est clair qu’il reste encore de nombreuses légendes à découvrir.

Source : Epoch Times – Publié le 09 Novembre 2016

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