Locquémeau (Bretagne) : Les restes d’une baleine dans les rochers

Les restes de la carcasse d’un grand cétacé sont visibles sur les rochers de la pointe de Séhar, à Trédrez-Locquémeau.

Suivant le processus habituel, c’est la LPO de l’Île-Grande qui, alertée par la mairie, s’est rendue sur place pour les premières analyses de la carcasse d’une probable baleine.

Gilles Bentz, son responsable, précise :

« C’est d’abord sur l’Île Rouzic, dans l’archipel des Sept-Îles, que l’animal échoué a d’abord été repéré. Ce n’est que trois semaines plus tard que la carcasse est arrivée à Locquémeau, en état de décomposition. »

Si les services de la commune ne déplorent pas de nuisances particulières pour les riverains, promeneurs ou commerces, ils sont toutefois intervenus pour enlever un bloc de graisse qui s’était détaché et dont l’odeur aurait pu devenir incommodante.

Rorqual commun ?

Après des premiers prélèvements génétiques effectués par la LPO, Océanopolis à Brest et l’Observatoire Pelagis à La Rochelle ont été informés. Et c’est ce dernier, qui coordonne le Réseau national d’échouages des mammifères marins et dont la LPO est le correspondant local, qui se charge ensuite d’établir une fiche plus détaillée de l’animal.

Au regard des premiers éléments fournis, notamment des plis cutanés qui s’étendent du menton au nombril (sillons jugulaires) qui caractérisent les baleines à fanons, il y a de grandes probabilités, selon les scientifiques, pour qu’il s’agisse d’un rorqual commun, le deuxième plus grand animal du monde après la baleine bleue.

Les raisons d’un tel échouage peuvent être nombreuses. Willy Dabin, de Pelagis, précise toutefois :

 » A l’ouest de la Bretagne, au sud des Îles britanniques, de grands cétacés sont observés toute l’année, dont les rorquals communs. Leur graisse très épaisse en mer froide permet aux carcasses très flottantes de dériver très loin. »

Quant à la mort de l’animal, l’ingénieur d’études indique :

« Si elle peut être évidemment naturelle, les suites d’une collision dans un trafic commercial transmanche dense ne sont pas exclues. »

Les échouages de mammifères marins constituant une source de données et de prélèvements biologiques précieux sur leur état de santé et celui de leur environnement, il est indispensable que tout échouage soit signalé à Pelagis. Tél. 05 46 44 99 10.

Un article de David Kerhervé – Publié le 07 Août 2017 sur le site Actu.fr
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