Ces prélèvements en milieu naturel ont donc des conséquences très préjudiciables sur la survie des populations sauvages : décès d'individus autres que ceux capturés, désorganisation sociale, problèmes de reproduction etc…
Les individus capturés sont violemment séparés des leurs sans qu'il soit tenu compte du fait que chaque dauphin appartient à une structure sociale complexe, au sein de laquelle des liens étroits se tissent entre les différents individus.
Ils sont ensuite transportés en brancard. Maintenus hors de l'eau pendant des heures, leur peau se déshydrate, leur respiration devient difficile.
L'arrivée en bassin provoque un choc chez les dauphins et plus de la moitié d'entre eux meurent durant leurs deux premières années de captivité (Peta, 2001).
De l'océan, où il est habituel de les voir parcourir jusqu'à 100 km par jour et plonger à des profondeurs atteignant 200 m, les dauphins se retrouvent brutalement enfermés entre quatre murs de béton, dans une eau traitée aux produits chimiques, soumis à des shows ridicules dont la participation est motivée exclusivement par la récompense alimentaire.
Le manque d'espace, l'oisiveté forcée, la perte de tout contrôle sur leurs propres activités et leur environnement, au sein d'une vie sociale réduite à quelques individus, de culture et de langage différents, sont les causes principales de souffrance et de décès pour les dauphins captifs.
En captivité, les dauphins sont contraints de vivre au sein d'un groupe non choisi et reconstitué. Il résulte de cette cohabitation forcée des conflits d'une extrême violence. Les rapports relatent qu'un nombre important de décès en captivité est la conséquence directe des dommages traumatiques dus à ce genre de combats entre congénères. En liberté, les conflits même violents s'accompagnent rarement de blessures graves car les individus qui se battent disposent de distances de fuite importantes.
En liberté, le régime alimentaire est extrêmement varié. En captivité le poisson mort, et découpé en fragments de taille et de qualité variables, doit être massivement enrichi de vitamines et d'antibiotiques. Il est distribué comme moyen de contrainte.
A l'heure où les documentaires télévisuels et les voyages à bas prix vers les lieux où nagent les dauphins libres permettent d'assister dans les moindres détails au fantastique spectacle des cétacés libres et de comprendre leur culture d'une richesse inouïe, on peut se demander comment des animaux prisonniers et malades, humiliés par les shows grotesques qu'on leur impose, pourraient fournir valablement l'équivalent de ce genre d'informations au public.
Le saviez-vous ?
Le « sourire » affiché par les dauphins ne reflète absolument pas un état d'humeur, il s'agit simplement d'une caractéristique morphologique.
Les zoos marins ont tout FAUX !
« Les dauphins sont détenus dans un but scientifique » : FAUX ! Les delphinariums consacrent principalement leurs recherches actuelles aux techniques de dressage, à la prévention des maladies dues à la captivité et au maintien en vie des delphineaux nés captifs alors que, depuis les années 70, des chercheurs sérieux se sont définitivement tournés vers l'observation des animaux libres. De toute façon, du fait de l'environnement totalement artificiel, les informations de base obtenues sur les individus captifs ne sont pas applicables au cas des dauphins libres, dont les conditions de vie sont tout à fait différentes.
« Les zoos marins ont une fonction éducative » : FAUX ! La seule information que les zoos marins fournissent au public est qu'un dauphin est capable d'exécuter un tour sous contrainte. Le mode de vie complexe des dauphins dans leur environnement naturel ne peut être apprécié dans un bassin de béton.
« Les delphinariums participent à la sauvegarde des espèces menacées » : FAUX ! L'espèce la plus fréquemment rencontrée en delphinarium est le grand dauphin (Tursiops truncatus), espèce qui n'est pas menacée d'extinction ! De plus, la réintroduction en milieu naturel ne fait pas partie des programmes d'élevage des zoos marins.
« La captivité préserve les dauphins du stress quotidien de la vie en milieu naturel » : FAUX ! Selon les « pro-captivité » la vie des dauphins captifs est moins stressante du fait de l'absence de prédateurs, de filets etc… que l‘on trouve en milieu naturel. Toutefois, ainsi qu'il l'est démontré plus haut, la captivité fournit sa part non négligeable de stress et ne rallonge pas la durée de vie des dauphins ! Et même si elle écarte certaines menaces, elle en crée d'autres ! Notamment les pathologies directement liées aux conditions de captivité : ulcères de l'estomac, infections fongiques… Et puis cet argument équivaut à se poser la question à soi-même de savoir si l'on resterait cantonné chez soi de crainte de se faire renverser par une voiture…
« Les programmes d'élevage en bassin constituent un palliatif aux captures en milieu naturel » : FAUX ! Pour garantir la qualité génétique des individus issus de ces programmes, d'autres dauphins en provenance de l'océan devront régulièrement y être introduits.
« La reproduction des dauphins en bassin est indicateur de bonne santé » : FAUX ! La reproduction est instinctive et n'est en aucun cas un indicateur pertinent de l'état de santé ou du bien-être. Les animaux sont à même de se reproduire même dans des conditions de vie défavorables.
« Les dauphins captifs sont incapables de réintégrer leur milieu naturel » : FAUX ! Le dauphin est un animal intelligent et puisqu'il est capable d'apprendre des tours qui ne sont pas nécessaires à sa survie, il est aussi à même de (ré)apprendre à vivre dans son milieu naturel. Toutefois, une période de transition entre la vie captive et la vie sauvage est nécessaire, c'est ce que l'on appelle la réhabilitation. C'est durant cette période que les spécialistes jaugent les capacités de l'animal à (ré)intégrer son milieu naturel et l'aident en ce sens. A ce jour, de nombreux dauphins, y compris des individus nés en captivité, sont parvenus à (ré)intégrer leur milieu naturel. Toutefois, certains échecs montrent à quel point le dressage est rude et consiste à briser la nature même de l'animal. Dans ce cas, une amélioration des conditions de captivité est requise (placement en enclos d'eau de mer, suppression des shows etc…).
Pour vous informer sur les conditions de captivité des dauphins et des cétacés en général :
Dauphin Libre
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