Les pêcheurs japonais rabattent les dauphins dans des baies peu profondes où ils posent des filets afin de leur barrer l'accès vers la pleine mer. Quelques dauphins sont blessés à l'aide de harpons ou de couteaux pour faire paniquer le reste du groupe. Ce n'est que le lendemain matin que le massacre a lieu. Les dauphins sont saignés à vif et meurent lentement en perdant leur sang. L'eau en devient rouge.
Leur viande est vendue dans les marchés et restaurants japonais sous l'appellation « viande de baleine ». Certains dauphins sont sélectionnés pour approvisionner les delphinariums locaux ou internationaux. Une corde est enroulée autour de la queue des cétacés choisis, les mères et leurs bébés sont violemment séparés et poussent des appels désespérés.
Ces chassent poussent certaines espèces vers l'extinction : le globicéphale tropical (Globicephala megarhynchos), la fausse orque (Pseudorca crassidens), le dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba), le dauphin d'electre (Peponocephala electra).
(Photo : Sea Shepherd)
L
e gouvernement japonais empoisonne les habitants du pays !
Une grande partie de la viande vendue sur les marchés ou dans les restaurants renferme de grandes quantités de polluant. En 1999, des études sérieuses menées par des scientifiques sur des échantillons de viande de dauphin et de baleine ont abouti aux conclusions suivantes :
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plus de 91% des échantillons contenaient assez de polluants pour provoquer de graves problèmes d'empoisonnement chez les consommateurs.
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un seul échantillon renfermait 1 600 fois la quantité maximum de mercure autorisé à la consommation.
D'après ces scientifiques, la viande devrait être immédiatement retirée du marché. Le gouvernement japonais a maintenu secrets ces résultats et autorise toujours ses citoyens à consommer cette viande, y compris les femmes enceintes.
Les massacres de petits cétacés au Pérou : au Pérou, cette activité est illégale, la viande est donc vendue sur le marché parallèle. 3 000 petits cétacés environ périssent chaque année.
Les massacres de globicéphales aux îles Féroés (Danemark) : c'est le globicéphale noir (Globicephala melaena) qui est visé par ces chasses. Les groupes sont encerclés puis rabattus vers la côte où il sont achevés au moyen de couteaux et crochets. Il s'agit d'une tradition ancienne dont 800 à 900 individus sont victimes chaque année…
Les prises aborigènes
Aux Iles Salomon (Australie), par exemple, depuis des temps ancestraux, les dauphins sont chassés et tués pour leur chair (commerce alimentaire) mais aussi pour leurs dents (qui deviendront monnaie d'échange ou souvenirs vendus aux touristes).
Les captures pour appâter
En Amérique du Sud et en Asie du sud-est, les pêcheurs de requins appâtent ces derniers avec de la viande de dauphin.
Les tirs au fusil
Certains pêcheurs abattent des dauphins au nom d'une pseudo concurrence dans la quête du poisson. Il est pourtant avéré que le seul responsable de la surexploitaiton des océans est l'homme.
La chasse baleinière
Les menaces précitées visent principalement les petits cétacés, malheureusement l'homme est aussi en train de mettre à mal les populations de grands cétacés et ce, de manière directe en se livrant à la chasse baleinière :
Qu'elle soit pratiquée à des fins pseudo-scientifiques (comme au Japon et en Islande) ou à des fins commerciales (comme en Norvège), la chasse aux grands cétacés représente une menace pour ces espèces. Chaque année le moratoire sur la chasse à la baleine est remis en cause lors de la réunion de la Commission Baleinière Internationale et depuis plusieurs années le Revised Management Scheme (plan pour une reprise provisoire de la chasse) est à l'étude.
La chasse commerciale à grande échelle a décimé, au début du XXème siècle, toutes les grandes espèces de baleines à fanons, et nombre d'entre elles ne s'en relèveront peut-être jamais : la baleine franche boréale (Eubalaena glacialis), la baleine grise (Eschrichtius robustus), le rorqual bleu (Balaenoptera musculus)…
Le saviez-vous ?
Lever le moratoire sur la chasse à la baleine reviendrait à définitivement vider la mer de ses plus grandes créatures.
Les Causes Indirectes
Les prises accessoires
Il s'agit des prises accidentelles dans les filets de pêche, estimées aujourd'hui à plusieurs dizaines de milliers de cétacés dans le monde.
- Les filets dérivants : ce sont des filets qui dérivent avec les courants. Ils entraînent des poissons et les dauphins venus s'en nourrir. (1) (2)
- Les chaluts pélagiques : il s'agit de filets « entonnoirs » qui atteignent parfois plus de 30 000 m2 d'ouverture. Le chalut pélagique est non sélectif et ratisse tout sur son passage, de ce fait jusqu'à 70% du contenu peut-être rejeté à la mer. Les pertes sont de l'ordre de 5 000 à 10 000 dauphins par an sur les côtes européennes. (2)
(1) Ils sont toutefois interdits depuis le 1er janvier 2002 pour les pays de la Communauté Européenne. Mais il s'agit là d'un leurre puisque les filets dérivants ont été remplacés par la courantille volante (également appelée thonaille) : ce n'est plus le filet qui dérive tout seul en mer mais le bateau auquel il est accroché !
(2) En février 2005, la Commission Générale des Pêches pour la Méditerranée a banni l'utilisation des filets dérivants et des chaluts pélagiques sur les fonds en dessous de 1000 mètres. Cette interdiction entrera en vigueur pour l'été 2005 et sera applicable à tous les pays bordant la Méditerranée (rappelons que si l'Union Européenne a banni l'usage des filets dérivants depuis 2002, cette décision ne s'appliquait pas aux pays non membres de l'UE et que certains pays membres continuaient à utiliser illégalement ces filets).
- Les sennes tournantes : il s'agit d'un filet en demi-cercle utilisé pour la pêche au thon. Dans le Pacifique Tropical, plusieurs espèces de dauphins partagent leurs proies avec le thon jaune et exploitent donc le même territoire. Cette méthode de pêche n'étant pas sélective, les dauphins se font prendre au piège au même titre que les thons. Des milliers de dauphins périssent ainsi chaque année.
Les manoeuvres militaires
Le LFAS : Low Frequency Active Sonar (Sonar actif à basse fréquence) :
Ce système, employé par la Marine américaine, permet de détecter et de suivre les mouvements sous-marins ennemis. Les sons émis dans l'océan peuvent atteindre quelques 240 décibels ! Selon des enregistrements sonores, le son s'élève encore à 140 décibels et pourrait être audible à plus de 480 km du point de départ.
On sait qu'un tel bruit perturbe la communication chez les cétacés et peut aussi perturber leur reproduction. Des exercices actifs de sonar basse et moyenne fréquence ont pu être scientifiquement corrélés à des échouages et à des décès de cétacés en Mer Méditerranée et aux Bahamas. Les autopsies effectuées sur les baleines échouées aux Bahamas montrent clairement des signes d'hémorragie liée à l'effet du sonar militaire. Les scientifiques craignent aujourd'hui que si le LFAS et d'autres systèmes de sonars actifs à haute intensité continuent à être déployés dans le monde, toutes les espèces de mammifères marins pourraient être affectées, ainsi que l'ensemble de la chaîne alimentaire marine.
Source : ASMS.
Le saviez-vous ?
Un bruit de 240 décibels équivaut au tintamarre causé par cent mille avions à réaction qui décollent !
La pollution
Les déchets toxiques liés à l'activité humaine et déversés dans l'océan (naufrage d'un pétrolier, dégazage des bateaux etc…) détruisent l'environnement et la nourriture des cétacés. La pollution diminue leur résistance aux maladies.
Certains de ces produits toxiques contaminent la chaîne alimentaire. Au plus bas de cette échelle, ils se fixent dans les organismes vivants ; les premiers les transmettant aux seconds et ainsi de suite… Du plancton aux prédateurs situés en bout de chaîne alimentaire, la concentration ne cesse d'augmenter au point d'affecter la santé des espèces les plus élaborées. Les cétacés, arrivant en tête de cette chaîne, ingèrent des proies dans lesquelles la contamination est très concentrée. Les cétacés exclusivement consommateurs de poissons sont plus menacés que les cétacés consommateurs de crustacés, en effet dans l'organisme de ces derniers les polluants sont plus faiblement concentrés.
De nombreux cétacés sont menacés par l'industrialisation mondiale, particulièrement ceux évoluant à proximité des côtes japonaises, californiennes, du golfe du Mexique, du golfe du Saint-Laurent, de la mer Baltique, de la mer du Nord, de la mer Noire et de la Méditerranée occidentale (mers semi-fermées avec une forte activité agricole et/ou une industrie lourde sur le littoral).
Des corps étrangers tels que des sacs plastiques, par exemple, ont également été retrouvés dans l'estomac de certains cétacés… Ces déchets peuvent provoquer la mort de l'animal qui les ingère.
Le saviez-vous ?
Les petits des mammifères marins sont les premiers concernés par le fléau de la pollution par produits toxiques puisque les substances chimiques sont transmises aux nouveaux-nés par l'intermédiaire du lait maternel et ces derniers ont une faible capacité de détoxication. Mais ils peuvent être également contaminés avant leur naissance : en effet, un certain nombre de ces produits passent la barrière placentaire.
La pollution sonore est un fléau à ne pas négliger : certains sons puissants (moteurs des bateaux, sondes marines etc…) créent un phénomène de résonance chez le cétacé, pouvant le tuer. Le LFAS entre également dans cette catégorie.
Les forages pétroliers sont un autre exemple de pollution sonore et, malgré la menace que cela représente pour la faune marine, le Ministère de l'Industrie vient de délivrer une autorisation à une société britannique (TGS NOPEC) en vue d'une prospection pétrolière au sein même du sanctuaire PELAGOS pourtant officialisé en 2002 par la France, Monaco et l'Italie, afin de protéger les nombreuses espèces de mammifères marins qui y vivent !
La pêche excessive pour la consommation humaine
L'homme est le seul responsable de la surexploitation des océans.
Quelques chiffres…
- Au milieu du 19ème siècle, le chiffre annuel mondial des captures de poissons, mollusques et crustacés était estimé à environ 500 000 tonnes.
- En 1940, 20 millions de tonnes.
- En 1950, 40 millions de tonnes.
- Aujourd'hui, 90 millions de tonnes !
Source : « La vie secrète des dauphins », de Yves Paccalet.
Certains dauphins souffrent de malnutrition !
Une étude menée sur le grand dauphin (Tursiops truncatus) vivant sur le littoral croate (mer Adriatique) a démontré que celui-ci consacre 80% de son temps à la recherche de nourriture alors que le quota habituellement admis pour cette espèce est de 10% !
Les collisions avec les navires
L'accroissement constant du trafic maritime constitue un risque non négligeable pour certaines espèces de baleines, notamment la baleine franche boréale (Eubalaena glacialis) dont les effectifs n'avoisinent que les 350 individus. Chaque année, plusieurs de ces baleines sont les victimes de collision avec des navires marchands.
Heureusement, des solutions se mettent peu à peu en place afin de préserver la vie des cétacés et la sécurité des bateaux. En 2004, la route des navires marchands a été déviée de plusieurs kilomètres dans la baie de Fundy au Canada afin de ne plus traverser la zone de nourrissage des baleines franches. Et aux îles Canaries, un système d'écoute sous-marine a été installé afin de prévenir les navires de la présence éventuelle de cachalots (Physeter catodon) sur leur parcours.
L'éco-tourisme
Depuis une vingtaine d'années, de plus en plus de touristes partent à la rencontre des cétacés libres. Cette activité, connue sous le nom de whale-watching, représente une excellente alternative aux parcs et zoos marins exhibant des cétacés captifs.
Mais mal encadrée et mal conduite, cette activité touristique peut constituer une importante source de perturbation et de stress pour les cétacés, qu'ils soient dauphins ou baleines : dérangement pendant les phases de repos, lors des activités de chasse, de reproduction ou d'interactions sociales…
Afin de préserver l'importance économique du whale-watching, tout en respectant le bien-être des cétacés, certains pays et certains organisateurs de séjours ont mis en place des codes de conduite. Mais ce n'est pas le cas de tous. Il est donc important de bien se renseigner avant de s'engager sur un séjour de whale-watching, afin que la rencontre se passe dans les meilleures conditions pour le touriste comme pour les cétacés.
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