mardi 7 février 2012
#
La déconstruction du cargo maltais TK Bremen, échoué le 16 décembre sur la plage d'Erdeven (Morbihan) pendant la tempête Joachim, est terminée et le nettoyage du site va commencer dans les prochains jours, avant sa réhabilitation, a-t-on appris jeudi auprès des autorités.
"La déconstruction du bateau est terminée depuis mercredi, il reste encore 30 tonnes de ferraille à évacuer", a expliqué à l'AFP le capitaine de frégate Marc Gander, officier de communication de la préfecture maritime de l'Atlantique, à l'issue d'un comité de pilotage réuni jeudi à la sous-préfecture de Lorient en présence de Jean-François Savy, préfet du Morbihan, et du vice-amiral d'escadre Jean-Pierre Labonne, préfet maritime de l'Atlantique.
Une fois les dernières tonnes de ferraille évacuées, les grues et le reste du matériel acheminé sur place vont être démontés, un premier nettoyage de la plage va être effectué avec des électro-aimants pour enlever les plus gros morceaux de ferraille restants, avant une phase de "criblage" du sable, un système de tamis mécanique permettant cette fois d'enlever les plus petits morceaux, a précisé M. Gander.
Toute la partie nettoyage doit être terminée à la mi-février. "L'idée c'est de ne surtout pas détruire les dunes, ne pas déstabiliser le milieu naturel", a affirmé M. Gander.
Ensuite commencera la réhabilitation du site dunaire d'Erdeven qui doit s'achever avant le 6 avril sous le contrôle d'un bureau d'études, Althis.
Le TK Bremen s'est échoué sur une plage naturiste sur le site dunaire de Kerminihy, classé Natura 2000 à Erdeven, provoquant une pollution aux hydrocarbures.
Le découpage des 2.000 tonnes de ferraille avait commencé le 7 janvier.
Vendredi le conseil général du Morbihan examinera en commission permanente une constitution de partie civile près du tribunal de grande instance de Brest, qui a ouvert une enquête sur l'échouage du cargo, a-t-on appris jeudi auprès de la collectivité.
Le département veut ainsi s'assurer que les moyens mis en oeuvre pour le nettoyage par la collectivité, évalués à 94.500 euros, seraient bien remboursés et que le site dunaire contigu à la plage, propriété du département qui pour le préserver a mobilisé ces trois dernières années 131.745 euros, sera bien remis en état.
La Région Bretagne avait elle-aussi déposé plainte peu après l'échouage et s'était aussi constituée partie civile. L'association écologiste Robin des Bois avait elle porté plainte pour "pollution aux hydrocarbures et mise en danger de la vie d'autrui" début janvier.
Source :
news.yahoo.com
(janvier 2012)
Actualité récente en rapport :
Pollution « limitée » en Bretagne après l’échouage d’un cargo...
Le démantèlement du cargo échoué en Bretagne a débuté...
C’est une acquisition peu banale. Le Muséum d’histoire naturelle de Nantes achète, pour son espace de paléontologie, un moulage de squelette de baleine fossile (basilosaurus). Coût de l’acquisition, 70 300 dollars, soit 52 300 €.
La baleine archaïque vivait il y a peu ou prou 40 millions d’années. Le squelette fossile qui a servi pour le moulage a été découvert en Égypte, dans la vallée des baleines. Le basilosaurus qui trônera au rez-de-chaussée à partir de juin prochain fera écho au squelette de rorqual commun, beaucoup plus récent, qui se trouve au 1er étage de la galerie de zoologie.
Contact : Muséum d’histoire naturelle, au 12 rue Voltaire, Nantes, tél. 02 40 41 55 00.
Source :
ouest-france.fr
(27.01.12)
"L'océan Arctique pourrait être presque libre de glace à la fin de l'été, dès 2016" confirme Wieslaw Maslowski, océanographe et professeur à la Naval Postgraduate School de Monterey, en Californie. AP/John Mcconnico
L'année 2011 est la plus chaude enregistrée dans l'Arctique depuis cinquante ans, a indiqué mardi 24 janvier le directeur adjoint de l'Institut russe de recherche scientifique pour l'Arctique et l'Antarctique, Alexandre Danilov. "Il y a déjà des conséquences visibles de ces changements", a ajouté le scientifique, précisant qu'en Antarctique, le réchauffement était en revanche nettement moins marqué.
En août 2011, les services météorologiques russes avaient déjà indiqué que la banquise dans l'Arctique était proche de son niveau minimum de 2007. Sur l'année, la température moyenne annuelle de l'air près de la surface de l'océan glacial Arctique était d'environ 1,5 oC plus élevée que durant la période de 1981 à 2010, selon un rapport publié en décembre par l'Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA).
La Russie a fait du développement de l'Arctique une priorité stratégique, convoitant les larges ressources naturelles de la région, notamment hydrocarbures, et ambitionnant d'ouvrir une nouvelle voie commerciale, dont elle aurait le contrôle. Grâce à la fonte des glaces et au réchauffement climatique, ce passage maritime du Nord permettrait de rejoindre plus rapidement et plus facilement l'Europe et l'Asie.
Source :
lemonde.fr
(24.01.12)
Actualité récente en rapport :
Quand le réchauffement climatique menace la faune marine...
Un rapport concluant 3 ans d’enquête éclaire sur la consommation de mammifères marins dans le monde. Les résultats sont surprenants. Les habitants d’un pays sur deux auraient mangé de la viande d’organismes marins à sang chaud depuis 1990. Les baleines ne seraient pas les seules victimes.
Il est régulièrement question du problème de la chasse à la baleine et ce sujet engendre beaucoup de conflits. Certains n’y voient aucun problème, ou l’acceptent si elle est encadrée, quand d'autres sont totalement contre. De véritables actions de guerre se déroulent parfois en mer entre les baleiniers et certaines organisations.
Quelles que soient les opinions, une question peut être posée : les baleines sont-elles les seuls mammifères marins à être mangés par l’Homme ? De même, la chasse à la baleine est souvent associée à des pays tels que le Japon, l’Islande, le Groenland ou la Norvège. Sont-ils vraiment les seuls à consommer des cétacés ?
Martin D. Robards, de la Wildlife Conservation Society (WCS), et Randall R. Reeves, de l’Okapi Wildlife Associate, se sont intéressés à ces deux questions en réalisant une longue enquête (3 ans) qui couvre une période de 39 ans (1970-2009). Plus de 900 sources ont été consultées. Leurs résultats ont été publiés en décembre 2011 dans la revue Biological Conservation.
Manger du cétacé ? Un phénomène mondial
Depuis 1990, des mammifères marins auraient été consommés dans 114 pays. La répartition géographique du phénomène est donc mondiale. Quatre-vingt sept espèces sont concernées. Parmi les victimes, on retrouve de nombreux dauphins (dont le dauphin du Gange), le marsouin de Burmeister, les otaries de Californie, des lamantins, des dugongs et même l’ours polaire.
Les mammifères marins consommés ne sont pas forcement chassés activement. Depuis les années 1970, les pêcheurs profitent de plus en plus des prises accidentelles.
Il apparaît que la chasse à la baleine ne concerne qu’une petite fraction de l’ensemble des espèces consommées. Pourtant, elle est encadrée par plusieurs organismes internationaux alors que le sort des cétacés de petites tailles fait l’objet de moins d’attention.
Chasse à la baleine : l'importance du contexte socioéconomique
Le rapport ne se limite pas à donner des chiffres. Le contexte socioéconomique des pays concernés joue un rôle considérable mais pas forcement prévisible. Certaines nations diminuent les quantités chassées au cours du temps lorsque les conditions de vie s’améliorent (évolutions politiques, écologiques ou sociales). À l’opposé, d’autres contrées profitent du développement de nouvelles technologies pour augmenter leur pression sur les organismes aquatiques. Quoi qu’il en soit, la consommation de mammifères marins fournirait des avantages économiques à 54 pays.
L’étude souligne que, depuis 1970, de plus en plus de petits cétacés capturés accidentellement ou volontairement dans des filets de pêche sont également tués en vue d’être mangés ou vendus, principalement dans des pays pauvres où la nourriture se fait rare.
Selon les auteurs, il faudrait maintenant rapidement comprendre les motivations liées à la consommation de cette viande dans de nombreux pays. Les résultats devraient être utilisés pour développer des mesures de gestion et de protection des cétacés, notamment en sensibilisant et en impliquant les populations locales.
De tels projets ont déjà été lancés par la Wildlife Conservation Society au Congo, au Gabon et à Madagascar
Source :
actualite.portail.free.fr
(27.01.12)
Actualité récente en rapport :
Vendre les baleines pour les sauver ?
La consommation de viande de cétacés est en augmentation dans les pays pauvres...
La baleine au menu, une pratique dépassée ?
Voir également notre dossier complet sur le thème :
La chasse baleinière...