mardi 7 février 2012
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La déconstruction du cargo maltais TK Bremen, échoué le 16 décembre sur la plage d'Erdeven (Morbihan) pendant la tempête Joachim, est terminée et le nettoyage du site va commencer dans les prochains jours, avant sa réhabilitation, a-t-on appris jeudi auprès des autorités.
"La déconstruction du bateau est terminée depuis mercredi, il reste encore 30 tonnes de ferraille à évacuer", a expliqué à l'AFP le capitaine de frégate Marc Gander, officier de communication de la préfecture maritime de l'Atlantique, à l'issue d'un comité de pilotage réuni jeudi à la sous-préfecture de Lorient en présence de Jean-François Savy, préfet du Morbihan, et du vice-amiral d'escadre Jean-Pierre Labonne, préfet maritime de l'Atlantique.
Une fois les dernières tonnes de ferraille évacuées, les grues et le reste du matériel acheminé sur place vont être démontés, un premier nettoyage de la plage va être effectué avec des électro-aimants pour enlever les plus gros morceaux de ferraille restants, avant une phase de "criblage" du sable, un système de tamis mécanique permettant cette fois d'enlever les plus petits morceaux, a précisé M. Gander.
Toute la partie nettoyage doit être terminée à la mi-février. "L'idée c'est de ne surtout pas détruire les dunes, ne pas déstabiliser le milieu naturel", a affirmé M. Gander.
Ensuite commencera la réhabilitation du site dunaire d'Erdeven qui doit s'achever avant le 6 avril sous le contrôle d'un bureau d'études, Althis.
Le TK Bremen s'est échoué sur une plage naturiste sur le site dunaire de Kerminihy, classé Natura 2000 à Erdeven, provoquant une pollution aux hydrocarbures.
Le découpage des 2.000 tonnes de ferraille avait commencé le 7 janvier.
Vendredi le conseil général du Morbihan examinera en commission permanente une constitution de partie civile près du tribunal de grande instance de Brest, qui a ouvert une enquête sur l'échouage du cargo, a-t-on appris jeudi auprès de la collectivité.
Le département veut ainsi s'assurer que les moyens mis en oeuvre pour le nettoyage par la collectivité, évalués à 94.500 euros, seraient bien remboursés et que le site dunaire contigu à la plage, propriété du département qui pour le préserver a mobilisé ces trois dernières années 131.745 euros, sera bien remis en état.
La Région Bretagne avait elle-aussi déposé plainte peu après l'échouage et s'était aussi constituée partie civile. L'association écologiste Robin des Bois avait elle porté plainte pour "pollution aux hydrocarbures et mise en danger de la vie d'autrui" début janvier.
Source :
news.yahoo.com
(janvier 2012)
Actualité récente en rapport :
Pollution « limitée » en Bretagne après l’échouage d’un cargo...
Le démantèlement du cargo échoué en Bretagne a débuté...
C’est une acquisition peu banale. Le Muséum d’histoire naturelle de Nantes achète, pour son espace de paléontologie, un moulage de squelette de baleine fossile (basilosaurus). Coût de l’acquisition, 70 300 dollars, soit 52 300 €.
La baleine archaïque vivait il y a peu ou prou 40 millions d’années. Le squelette fossile qui a servi pour le moulage a été découvert en Égypte, dans la vallée des baleines. Le basilosaurus qui trônera au rez-de-chaussée à partir de juin prochain fera écho au squelette de rorqual commun, beaucoup plus récent, qui se trouve au 1er étage de la galerie de zoologie.
Contact : Muséum d’histoire naturelle, au 12 rue Voltaire, Nantes, tél. 02 40 41 55 00.
Source :
ouest-france.fr
(27.01.12)
"L'océan Arctique pourrait être presque libre de glace à la fin de l'été, dès 2016" confirme Wieslaw Maslowski, océanographe et professeur à la Naval Postgraduate School de Monterey, en Californie. AP/John Mcconnico
L'année 2011 est la plus chaude enregistrée dans l'Arctique depuis cinquante ans, a indiqué mardi 24 janvier le directeur adjoint de l'Institut russe de recherche scientifique pour l'Arctique et l'Antarctique, Alexandre Danilov. "Il y a déjà des conséquences visibles de ces changements", a ajouté le scientifique, précisant qu'en Antarctique, le réchauffement était en revanche nettement moins marqué.
En août 2011, les services météorologiques russes avaient déjà indiqué que la banquise dans l'Arctique était proche de son niveau minimum de 2007. Sur l'année, la température moyenne annuelle de l'air près de la surface de l'océan glacial Arctique était d'environ 1,5 oC plus élevée que durant la période de 1981 à 2010, selon un rapport publié en décembre par l'Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA).
La Russie a fait du développement de l'Arctique une priorité stratégique, convoitant les larges ressources naturelles de la région, notamment hydrocarbures, et ambitionnant d'ouvrir une nouvelle voie commerciale, dont elle aurait le contrôle. Grâce à la fonte des glaces et au réchauffement climatique, ce passage maritime du Nord permettrait de rejoindre plus rapidement et plus facilement l'Europe et l'Asie.
Source :
lemonde.fr
(24.01.12)
Actualité récente en rapport :
Quand le réchauffement climatique menace la faune marine...
Un rapport concluant 3 ans d’enquête éclaire sur la consommation de mammifères marins dans le monde. Les résultats sont surprenants. Les habitants d’un pays sur deux auraient mangé de la viande d’organismes marins à sang chaud depuis 1990. Les baleines ne seraient pas les seules victimes.
Il est régulièrement question du problème de la chasse à la baleine et ce sujet engendre beaucoup de conflits. Certains n’y voient aucun problème, ou l’acceptent si elle est encadrée, quand d'autres sont totalement contre. De véritables actions de guerre se déroulent parfois en mer entre les baleiniers et certaines organisations.
Quelles que soient les opinions, une question peut être posée : les baleines sont-elles les seuls mammifères marins à être mangés par l’Homme ? De même, la chasse à la baleine est souvent associée à des pays tels que le Japon, l’Islande, le Groenland ou la Norvège. Sont-ils vraiment les seuls à consommer des cétacés ?
Martin D. Robards, de la Wildlife Conservation Society (WCS), et Randall R. Reeves, de l’Okapi Wildlife Associate, se sont intéressés à ces deux questions en réalisant une longue enquête (3 ans) qui couvre une période de 39 ans (1970-2009). Plus de 900 sources ont été consultées. Leurs résultats ont été publiés en décembre 2011 dans la revue Biological Conservation.
Manger du cétacé ? Un phénomène mondial
Depuis 1990, des mammifères marins auraient été consommés dans 114 pays. La répartition géographique du phénomène est donc mondiale. Quatre-vingt sept espèces sont concernées. Parmi les victimes, on retrouve de nombreux dauphins (dont le dauphin du Gange), le marsouin de Burmeister, les otaries de Californie, des lamantins, des dugongs et même l’ours polaire.
Les mammifères marins consommés ne sont pas forcement chassés activement. Depuis les années 1970, les pêcheurs profitent de plus en plus des prises accidentelles.
Il apparaît que la chasse à la baleine ne concerne qu’une petite fraction de l’ensemble des espèces consommées. Pourtant, elle est encadrée par plusieurs organismes internationaux alors que le sort des cétacés de petites tailles fait l’objet de moins d’attention.
Chasse à la baleine : l'importance du contexte socioéconomique
Le rapport ne se limite pas à donner des chiffres. Le contexte socioéconomique des pays concernés joue un rôle considérable mais pas forcement prévisible. Certaines nations diminuent les quantités chassées au cours du temps lorsque les conditions de vie s’améliorent (évolutions politiques, écologiques ou sociales). À l’opposé, d’autres contrées profitent du développement de nouvelles technologies pour augmenter leur pression sur les organismes aquatiques. Quoi qu’il en soit, la consommation de mammifères marins fournirait des avantages économiques à 54 pays.
L’étude souligne que, depuis 1970, de plus en plus de petits cétacés capturés accidentellement ou volontairement dans des filets de pêche sont également tués en vue d’être mangés ou vendus, principalement dans des pays pauvres où la nourriture se fait rare.
Selon les auteurs, il faudrait maintenant rapidement comprendre les motivations liées à la consommation de cette viande dans de nombreux pays. Les résultats devraient être utilisés pour développer des mesures de gestion et de protection des cétacés, notamment en sensibilisant et en impliquant les populations locales.
De tels projets ont déjà été lancés par la Wildlife Conservation Society au Congo, au Gabon et à Madagascar
Source :
actualite.portail.free.fr
(27.01.12)
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samedi 4 février 2012
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Du 23 janvier au 30 avril 2012, Réseau-Cétacés organise une tombola pour financer une campagne de sensibilisation à la condition des cétacés captifs.
Une sortie en mer pour 2 personnes à la rencontre des dauphins sauvages de la Baie du Mont Saint-Michel* et une adhésion Megaptera sont à gagner !
Le tirage au sort aura lieu le 1er mai 2012.
Le prix du billet est de 10€, vous pouvez en acheter un... ou plus !
* Date au choix du gagnant, sous réserve des disponibilités de l'association Al Lark.
Comment participer ?
Il vous suffit d'envoyer un mail à tombola@reseaucetaces.org, en indiquant vos :
- nom
- prénom
- adresse postale
- le nombre de billets souhaités
Dès réception de votre paiement, votre participation sera validée et vous recevrez vos billets par mail.
Paiement des billets :
* Par CB/Paypal, merci de cliquer sur le lien suivant
:
paypal.com
(paiement en ligne sécurisé)
* Par chèque ou mandat, à adresser à :
Réseau-Cétacés - BP 23 - 92122 Montrouge Cedex - France
* Par virement bancaire, en demandant le RIB à info@reseaucetaces.org
Les fonds ainsi récoltés nous permettront de finaliser la campagne de sensibilisation 2012 à la condition des cétacés captifs, notamment l'impression d'une nouvelle brochure (celle-ci est actuellement en cours d'élaboration) qui sera diffusée aux visiteurs des delphinariums.
Vous pouvez également rejoindre cette campagne en faisant un don libre ou en sponsorisant une partie de l'impression des brochures (si vous êtes imprimeur, par exemple).
Un joli cliché de dauphin sera adressé par courrier postal aux 20 premiers participants/donateurs !
Le succès de cette action dépend de vous, ne sous-estimez pas votre participation !
Par avance, merci de votre soutien et... Bonne chance !
L’organisation The Nature Conservancy (TNC), dirige actuellement quatorze nurseries sous-marines destinées à faire grandir des boutures de coraux avant de les transplanter au sein de récifs détériorés.
Pour répondre à la dégradation des récifs coralliens liée à l’activité humaine ou à des causes naturelles, l’organisation The Nature Conservancy (TNC) s’est lancée dans un chantier de taille. Sous la surface des océans bordant la Floride et les îles Vierges des Etats-Unis, elle développe de curieuses nurseries destinées à faire prospérer les population de corail corne de cerf (Acropora cervicornis).
Ce spécimen tire son nom de son étonnante ramification similaire aux bois d’un cervidé mâle. La croissance de sa structure est particulièrement rapide avec une vitesse de 10 à 20 centimètres par an. Malgré cet avantage, le corail corne de cerf est répertorié parmi la liste des espèces menacées par le gouvernement fédéral américain.
Un protocole délicat
Au total, une douzaine de nurseries ont été mises en place, en collaboration avec d’autres organisations. Sur place, chercheurs et bénévoles s’attèlent à faire grandir des boutures de coraux selon un protocole bien particulier. Dans un premier temps, des fragments de branches d’environ trois centimètres sont prélevés à l’aide de pinces directement sur des organismes vivant à l’état sauvage. Les morceaux de corail sont ensuite introduits dans une des quatorze nurseries de TNC.
De là, chaque bout de branche est collé sur une rondelle en béton puis fixé à un socle exposé à la lumière. Il faut ensuite attendre que le corail atteigne cinq centimètres de diamètre et de longueur avant de le transplanter dans un récif naturel. La croissance des fragments de coraux cornes de cerf nécessite un suivi rigoureux. Les boutures sont régulièrement mesurées et nettoyées pour éviter la prolifération d'algues nuisibles. Les chercheurs les exposent également à différentes températures afin de les préparer à leur transplantation en milieu sauvage.
Objectifs : transplanter 5.000 coraux
Le projet dirigé par TNC et ses collaborateurs compte à ce jour 28.000 fragments de coraux cultivés au sein des nurseries. L’organisation espère pouvoir transplanter avec succès au moins 5.000 coraux sur 34 sites différents. Cette méthode de croissance artificielle pourrait être la solution à la restauration de récifs coralliens. Ces environnements naturels, indispensables au développement de nombreux organismes marins, sont actuellement en proie à de nombreuses menaces comme la pêche au chalut, la pollution, les séismes ou encore les efflorescences de plancton.
Source :
maxisciences.com
(30.01.12)
Le samedi 28 janvier vers les 17 heures 30, j'ai regardé la dernière demi-heure de l'émission : Terre de glace : au bout du monde. C'était une documentaire sur les continents glacés que sont l'Arctique et l'Antarctique. Dans ce reportage, il y a une séquence qui m'a particulièrement intéressée, c'est la technique de chasse des orques. J'emploie l'adjectif intéressé, mais je peux aisément y rajouter d'autres comme : stupéfait, émerveillé, ou ébahi.
1- La méthode de chasse des orques : Une « technique collective » !
Les orques sont des animaux grégaires et qui à l'instar d'autres animaux comme les lions ou les loups chassent en meute. J'avais déjà vu des images qui montraient les attaques de ces grands mammifères marins que sont les épaulards. Celles que j'avais vues jusqu'à maintenant, montraient déjà que ces animaux possédaient une certaine certaine intelligence de chasse.
En général la scène se déroulait de cette façon. En bordure d'un banc de glace ou d'une plage ou se reposent plusieurs animaux marins : phoques, otaries, et autres (voir la page de Wikipédia sur les orques rubrique Alimentation : là*. ) l'orque qui auparavant s'était approché sans remous souvent sous l'eau donc sans bruit,... tel un diable bondissait hors de l'eau avec suffisamment d'élan pour pouvoir attraper sa proie par surprise qui se reposait en bordure de plage, ou en bordure d'un bloc de glace dérivant : là*. Cette méthode est très bien illustrée par ces 3 petits dessins : là*, ou comme sur ces autres photos : 1 – 2 – 3* – et également sur cette video : là*, ou sur celle-ci*. Sur cette autre vidéo* qui contient plusieurs séquences, vous remarquerez que l'orque à l’instar du chat semble jouer avec sa proie : là*. Ces scènes je les ai vu plusieurs fois à la télévision, je serais tenté de dire qu'elles étaient finalement au fil des années « classiques » !
2- La technique de chasse des orques : Avec une « technique collective nettement plus élaborée » !
C'est cette technique que j'ai vu pour la première fois dans ce reportage, à l'inverse de la méthode vue plus haut où l'orque peut opérer parfois seul et isolé, cette technique de chasse est un véritable ballet nautique qui comporte plusieurs stratégies prédatrices.
Observé pour la première fois en 1979, ce phénomène avait été considéré comme anecdotique. Aujourd'hui, Ingrid Visser, du Orca Research Trust* de Nouvelle-Zélande (attention aux oreilles, les orques sont bruyants !) …. (personnellement je n'ai pas pu ouvrir ce lien), pense qu'il s'agirait plutôt d'un comportement "culturel". Il a été observé plusieurs fois depuis, toujours dans la même région.
Pour maintenir un certain suspense,... je ne place que quelques photos sur cette technique : 1* –, mais la façon la plus explicative de comprendre cette technique et de regarder la vidéo qui suit*, elle a été filmée par une équipe de scientifiques écoutez leurs commentaires (dommage que je ne comprends pas cette langue), regardez leurs schémas explicatifs. Ensuite regardez « l'approche » et le « repérage » des orques : là*.
Les scientifiques disent que de voir comment les orques procèdent démontre ainsi que l'orque est l'un des animaux les plus intelligents, ils viennent même de découvrir une autre technique de chasse, ces derniers utilisent le son pour chasser : là*. Toujours sur le même site si vous êtes patients, vous pouvez voir 3 vidéos d'une moyenne de 16mn chacune qui montrent plusieurs techniques et plusieurs stratégies de chasse (échouages volontaires, guets, moyens de communication etc,) d'un groupe d'orques au large des îles de Crozet, au Nord de l’Antarctique : là*.
Plus haut j'ai indiqué que j'avais regardé sur la 5, les 30 dernières minutes du reportage : Terre de glace - Aux bouts du monde, vous avez la possibilité de le revoir gratuitement jusqu'au 4 février en cliquant sur ce lien*. (Pour ce qui me concerne, avec ma connexion 3G+ cela n'est hélas pas possible)
Sur la page que Wikipédia consacre à l'orque, dans le paragraphe : Danger pour l'homme, il est marqué ceci :
L'orque n'attaque normalement pas l'homme mais exceptionnellement, en captivité, elle est capable de tuer un homme. En 2010, au SeaWorld Orlando, l'orque Tilikum, qui avait déjà tué son dresseur en 1991 et un homme en 1999, attaque mortellement sa dresseuse Dawn Brancheau durant un spectacle. Depuis 2003 en France, les soigneurs n'ont plus le droit de pénétrer dans le bassin d'une orque. Ce comportement est souvent apparu lorsque l'orque est fatiguée ou montre un stress. Il n'est pas rare aussi que l'orque se rebelle si l'on a trop forcé sur son apprentissage. Les orques non captives ne s'attaqueront pas à l'homme. Elles n'ont même pas peur des bateaux et s'en approchent souvent. On peut alors les observer sans crainte de se faire tuer. Dans une expédition au pôle Sud au début du xxe siècle, un photographe qui se déplaçait sur la banquise s'approcha d'un groupe d'orques et revint à bord du navire après avoir senti les blocs de glace bouger sous la pression de coups de boutoir des cétacés qui voulaient vraisemblablement le faire tomber à l'eau. Mais des scientifiques ont mis en doute la motivation anthropophage des animaux : n'avaient-elles pu prendre l'homme engoncé dans ses fourrures pour un manchot, voire le chien qui l'accompagnaient pour un phoque ? Ces animaux de la famille des dauphins sont capables de percevoir le danger qu'il y aurait à attaquer un être humain.
Gilbert Spagnolo
* Vous pourrez accéder aux liens directement depuis l'article source (voir ci-dessous).
Source :
agoravox.fr
(30.01.12)
Vidéo :
dailymotion.com
Plus d'infos sur l'espèce & fiche pédagogique téléchargeable :
L'orque
OSLO - Les autorités norvégiennes ont appelé mercredi l'industrie baleinière à prendre des mesures pour se renforcer face au recul prononcé du nombre de bateaux participant à la chasse depuis une décennie.
Dans le pays scandinave, le nombre de navires pratiquant la chasse à la baleine, un animal protégé depuis 1986 par un moratoire international, est tombé de 33 en 2001 à 19 en 2011, selon la Direction norvégienne des pêches.
Les autorités soulignent donc l'importance que le secteur lui-même oeuvre pour recruter de nouveaux acteurs, a indiqué la Direction dans un communiqué.
Afin de soutenir un marché qui demeure très restreint, le gouvernement a de son côté augmenté les quotas de chasse au fil des ans.
En 2011, il a autorisé ses chasseurs à harponner 1.286 petits rorquals (ou baleines de Minke) contre seulement 549 spécimens 10 ans plus tôt, des quotas que les chasseurs, de moins en moins nombreux, peinent à remplir.
Ces dernières années, les baleiniers n'ont réussi qu'à capturer que la moitié environ de leurs quotas (41% l'an dernier), invoquant tour à tour l'engorgement des usines de conditionnement, le coût élevé du carburant, des zones de chasse trop éloignées ou encore des conditions météorologiques défavorables.
Pour les écologistes, cet échec illustre au contraire le désintérêt des consommateurs pour la viande de baleine, autrefois le plat du pauvre en Norvège.
Ayant toutes deux émis des réserves à l'égard du moratoire de 1986, la Norvège et l'Islande sont les seuls pays à autoriser la chasse commerciale à la baleine, estimant les populations de petits rorquals suffisamment abondantes pour supporter des prises limitées.
Le Japon pratique aussi la chasse mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la viande est ensuite écoulée sur le marché.
Source :
romandie.com
(18.01.12)
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Norvège : la chasse commerciale à la baleine n’est pas une menace pour leur survie !
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29 janvier 2012 (Quentin Mauguit). La première cartographie mondiale de la distribution des vers nématodes parasites Anisakis s’avère des plus utiles pour suivre les populations de certains cétacés. En outre, elle permet également d’estimer des risques d’infection pour de nombreux pays. Ces parasites seraient-ils à la fois des boîtes noires et des boules de cristal ?
L’anisakidose est une maladie causée par des vers nématodes appartenant au genre Anisakis. Près de 20.000 personnes en souffriraient dans le monde. Elle provoque des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et de la fièvre. Dans les cas les plus graves, de fortes réactions allergiques peuvent survenir.
Le cycle de reproduction de cet animal est complexe. Les œufs, rejetés dans les déjections des hôtes, éclosent en mer. Les larves sont mangées par des crustacés, eux-mêmes être ingérés par des poissons ou des céphalopodes. À ce stade, les larves s’enkystent à l’intérieur de la paroi intestinale. La fin du cycle correspond à l’ingestion d’un hôte intermédiaire par un mammifère marin ou un oiseau. C’est à ce moment que la larve devient un ver adulte.
Des parasitologues dirigés par Sven Klimpel du centre de recherche sur la Biodiversité et le climat de Francfort (BiK-F) ont modélisé la première carte de distribution mondiale des différents parasites du genre Anakis. Ce travail est présenté dans la revue Plos One.
La carte a été dressée grâce à des études moléculaires (séquençages d’une partie de l’ADN ribosomique) réalisées sur 371 larves récoltées en 21 points du globe. À cela s’ajoutent des données fournies par 53 articles scientifiques présentant des recherches faites à plus petite échelle.
Il apparaît que chaque espèce de ver possède une répartition bien précise en fonction de conditions climatiques et géographiques. La présence d’une espèce reflète également celle de son hôte préféré. Ce modèle permet aussi d’étudier la distribution et divers comportements de mammifères marins. De plus, il fournit une aide pour évaluer les risques d’infection dans les pays émergents.
La géolocalisation par… parasites
Les larves du parasite constitueraient une composante importante et constante de la chaîne alimentaire océanique. Leur répartition dépend fortement des habitudes alimentaires des hôtes intermédiaires et terminaux.
La distribution et les migrations des cétacés pourraient être déterminées à partir de la répartition des parasites qu’ils abritent. Schématiquement, observer la présence d’un ver dans une région du monde revient à repérer une baleine.
La résolution du modèle (1° x 1° pour l’intégralité de la surface du Globe) permettrait de tirer des conclusions sur la présence d’espèces de cétacés dans des zones très spécifiques et d’estimer la taille des populations.
À l’heure actuelle, 35 espèces de mammifères marins pourraient être des hôtes potentiels. Par ailleurs, les chercheurs ont identifié 75 espèces de poissons osseux et cartilagineux pouvant servir d’hôte intermédiaire.
Un outil épidémiologique pour les pays émergents
L’Homme peut être infecté lorsqu’il consomme du poisson cru ou peu cuit. Les régions où ce type de cuisine est traditionnel sont particulièrement concernées. En 2006, plus de 2.500 cas ont été répertoriés au Japon. L’Espagne, la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni seraient les pays les plus touchés en Europe.
Le modèle confirme l’existence de ces hotspots d’infection. Mais il en montre d’autres. Les pays émergents seraient particulièrement visés par le phénomène. Le poisson et les crustacés représentent en effet d’importantes sources de protéines pour ces régions. Ils sont consommés en grande quantité. Les risques d’infection à l’anisakidose y seraient donc plus élevés qu’ailleurs.
Malheureusement, peu de chiffres sont disponibles. Selon les concepteurs du modèle, leur outil permettrait d’estimer le risque d’infection par des vers Anisakis dans les différents pays concernés.
Ces deux cartes montrent la distribution d'Aniksakis simplex (en haut) et Anisakis typica (en bas). La première espèce s'observe uniquement dans l'hémisphère nord tandis que la seconde a une répartition tropicale. © BiK-F
Cycle de développement des vers nématodes du genre Anisakis. À l'âge adulte, ces vers peuvent mesurer 15 cm de long et avoir un diamètre compris entre 2 et 4 mm. © USGOV-CDC, DP
Source : cetacesetfaunemarine.wordpress.com (29.01.12)
vendredi 3 février 2012
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Aussi loin qu’il remonte dans ses souvenirs, Andrew Armour, 45 ans, se rappelle avoir vu des baleines croiser au large de la maison familiale. À mi-chemin entre la Martinique et la Guadeloupe, l’île de la Dominique a la particularité d’avoir toujours attiré les cétacés. Les 1 400 mètres de montagne volcanique qui dominent les vagues plongent 450 mètres plus bas pour rejoindre la plaque tectonique des Caraïbes. L’île verdoyante, couverte de six sortes de forêts tropicales, riche d’une flore et d’une faune remarquables, déverse au pied des tombants les éléments nutritifs qui entretiennent une vie abondante : crevettes, crabes, hippocampes, nombreux poissons de récif, tortues, raies. Et des baleines. Parmi elles, la plus grande des baleines à dents, le plus gros carnassier du monde : le cachalot. Pas une sortie en mer, pour le loisir ou la pêche, sans apercevoir le geyser d’un souffle, l’arrondi d’un dos ou la majesté d’une nageoire caudale signant le ciel avant de sonder dans l’océan.
Les cachalots mâles peuvent atteindre 18 mètres de long et peser jusqu’à 60 tonnes. Imaginez-vous nager à proximité de ces géants ! Ils sont là toute l’année à quelques encablures de la côte ouest de l’île. Les fonds relativement peu profonds ont sédentarisé des groupes de femelles qui peuvent y mettre bas en toute tranquillité. Elles plongent en apnée à 200 mètres, ou plus, pour se nourrir de calamars. Elles les localisent à travers l’eau sombre des abysses grâce à leur capacité d’écholocation. Comme l’orque et le dauphin, le cachalot émet des sons – en l’occurrence des séries de clics caractéristiques – qui sont réverbérés par tous les obstacles rencontrés. Ainsi, chaque proie est précisément localisée. Le fonctionnement de cette écholocation reste mystérieux, en particulier la réception des ondes. Les scientifiques pensent que la tonne de spermaceti contenue dans la tête du cachalot joue le rôle d’un sonar. Cette cire très fine, nommée ainsi car elle a longtemps été prise, à tort, comme la source du liquide séminal, a failli causer la perte des cachalots. Ils furent pourchassés jusqu’en 1982, date de l’interdiction de leur traque, à cause de cette substance qui servait à la fabrication de bougies, de produits cosmétiques ou d’excipient médicamenteux.
Fitzroy, le frère d’Andrew, est le premier à avoir compris l’intérêt de créer un tourisme d’observation des -baleines, en 1988, faisant de fait avancer leur protection. Andrew a suivi l’exemple de son frère et des guides pour les touristes et les plongeurs qui veulent approcher les plus gros mammifères vivants de la planète. Les cachalots évoluent au sein de structures sociales complexes et peu connues. Les Açores et la Dominique sont les seuls endroits où l’on peut étudier à l’année leurs interactions sociales. « La première rencontre avec un cachalot est un mélange unique de joie et de peur », confie Andrew en évoquant le jour où, étant à bord d’un petit bateau, il vit soudain à la surface de la mer d’énormes taches brunes foncer vers lui. Andrew ajusta son masque de plongée et mit « la tête sous l’eau pour voir les 90 % du corps » du géant. Il reçut en pleine poitrine les vibrations du puissant sonar, ciblé sur lui, et les clics qu’il émettait. En -relevant la tête, il découvrit autour de lui sept autres cachalots, beaucoup plus gros, soufflant à pleins poumons par leur évent. Et une puissante odeur musquée envahit l’air. Il se demanda alors « pourquoi rester sur le bateau plutôt que de plonger ? ». Depuis, c’est dans leur élément naturel qu’Andrew va chuchoter à « l’oreille » des cachalots.
En 2000, Rhona, la compagne d’Andrew, remarque un jeune cétacé blessé à la tête et à la nageoire dorsale se dirigeant vers leur bateau. « Tout ce que nous avons pu faire c’est le caresser. Depuis cet instant, dès qu’il aperçoit notre bateau, il vient vers nous avec une jeune femelle à ses côtés. » Comme il garde des cicatrices de sa mésaventure passée, le couple l’a baptisé Scar (« cicatrice », en anglais). Quand Andrew plonge, Scar le rejoint, se laisse caresser et gratouiller la couenne. Il y prend un plaisir manifeste, notamment quand Andrew ôte les parasites qui s’accrochent à lui et percent sa cuirasse : « On peut dire sans anthropomorphisme que Scar cherche l’interaction avec les humains, ce qui est rarissime chez les baleines. » Au bout de onze années de complicité, Andrew invite sans crainte des plongeurs à venir à la rencontre de Scar et sa bande. Tout en rappelant qu’ils sont en présence d’animaux sauvages. On n’est jamais trop prudent.
Par Gilles Luneau
Source & photos :
vsd.fr
(janvier 2012)
Plus d'infos sur l'espèce & fiche pédagogique téléchargeable :
Le grand cachalot
Actualité récente en rapport :
Mayotte invite les plongeurs dans son Parc naturel marin...