Avant l’ère industrielle, le chant des baleines emplissait l’océan…

Participant à la 164e réunion de l’Acoustical Society of America(ASA), qui se tient du 22 au 26 octobre à Kansas City (Missouri), des chercheurs américains ont exposé leurs travaux, qui visent à reconstituer théoriquement l’ambiance sonore des océans d’avant l’ère de la chasse industrielle aux cétacés.Humpback_flipper.jpg

Si l’on sait qu’à cause des activités humaines, le bruit de fond dans les océans est aujourd’hui 10 fois plus fort qu’il y a seulement 50 ans, qu’en était-il il y a 200 ans, à l’époque où les baleines étaient les principales pourvoyeuses de l’ambiance sonore des profondeurs ? Pour tenter de le savoir, Michael Stocker et Tom Reuterdahl, d’Ocean Conservation Research(Lagunitas, Californie), ont  évalué, d’après documents, les populations de cétacés de l’époque préindustrielle. Puis ils ont affecté des « valeurs de génération sonore » aux différentes espèces pour lesquelles ils disposaient de bonnes données concernant les vocalisations. « Par exemple, les 350.000 rorquals communs de l’Atlantique Nord ont peut-être contribué pour 126 décibels – à peu près aussi fort qu’un concert de rock – au niveau sonore ambiant de l’océandans le début du 19e siècle« , estime Michael Stocker. Mais les effectifs anciens sont très difficiles à évaluer, soulignent les auteurs. Ainsi, entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1960, les Soviétiques ont déclaré avoir pris environ 2.710 baleines à bosse, alors que les données les plus récentes révèlent un nombre réel proche de… 48 000 ! Une différence qui freine les scientifiques mais ne les bloque pas pour autant dans leurs recherches. Alors que le bruit causé par les engins de pêche notamment est accusé de perturber les organismes marins, tels que les cétacés, ces travaux revêtent ainsi une importance cruciale. « On peut supposer que les animaux se sont adaptés au bruit biologique au cours des temps, ce qui peut ne pas être le cas avec le bruit d’origine anthropique, couvrant souvent une plus large bande et différemment structuré que le bruit naturel (…). L’étude de ces différences et de leur impact sur la vie marine fait l’objet d’intenses recherches« , conclut Stocker. Source : maxisciences.com (28.10.12) Source photo : wikimedia.org 



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