Climat : le niveau des mers monte bien plus vite que prévu…

Les spécialistes de l’Onu avaient estimé à 2 mm par an en moyenne la montée des mers. Une nouvelle étude établit qu’il s’agirait plutôt de 3,2 mm.

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Les experts de l’Onu n’avaient pas vu juste. Le niveau des mersaugmente 60% plus vite que ce qu’ils avaient prévu en 2007. Le Giec, le groupe de spécialistes du réchauffement du globe des Nations Unies, avait en effet estimé, selon leur projection « la plus fiable » basée sur des données de 2003, que les mers monteraient de 2 mm par an d’ici 2010. Mais une étude réalisée par trois chercheurs spécialisés, publiée dans la revue britannique Environmental Research Letters, indique que la moyenne est plutôt de 3,2 mm… D’après le Giec, la hausse devait atteindre 18 à 59 cm d’ici la fin du siècle, en raison notamment de la dilatation de l’eau liée au réchauffement climatique. Avec les nouvelles mesures, de nombreuses études prévoient une élévation de plus d’un mètre.  « Des zones de grande concentration de population vont disparaître » Quelles conséquences cette élévation plus brutale que prévu du niveau des mers aura-t-elle sur l’homme ?  « Cela signifie que les zones situées à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer, où il y a une grande concentration de population comme au Bangladesh, vont disparaître », a expliqué Grant Foster, l’un des coauteurs de cette dernière étude. « Il va y avoir des centaines de millions de réfugiés climatiques, ainsi que de possibles guerres et toutes sortes de conflits pour l’accès aux ressources »,  a-t-il ajouté. « Pour les grandes villes côtières comme New York, les effets attendus sont probablement ce qu’on a vu pendant l’ouragan Sandy », a-t-il encore relevé. La large erreur des spécialistes du Giec s’explique. A l’époque où les spécialistes avaient rendu leurs conclusions, le phénomène de fonte de calottes glaciaires et des glaciers était moins connu. Qui plus est, les informations sur lesquelles ils se basaient avaient été obtenues entre 1993 et 2003. Les scientifiques manquaient encore de recul sur la fiabilité des mesures par satellite, qui étaient encore relativement nouvelles.
Source : lci.tf1.fr (28.11.12)

Source photo : wikimedia.org

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