Pétition « Les cétacés et la captivité »

bilan4t2016

Devenez la 73000ème personne à signer la pétition « Les cétacés & la captivité »… !

Pourquoi cette pétition ? 

Né aux U.S.A., le concept du delphinarium a été exporté en Europe en 1966, puis dans le reste du monde. Depuis, un grand nombre de dauphins sont capturés en mer afin d’approvisionner les zoos marins…

Les captures sont effectuées à l’aide de filets ou de lassos dans un climat d’extrême violence. Les dauphins, sous le coup du stress et de la frayeur, peuvent s’échouer ou se noyer, certaines femelles avortent.

Les dauphins capturés sont ensuite transportés en brancard. Maintenus hors de l’eau pendant des heures, leur peau se déshydrate, leur respiration devient difficile.

L’arrivée en bassin provoque un choc chez le dauphin du à la réduction de son espace vital, à la dominance de l’homme, à une modification de son régime alimentaire etc.… Plus de la moitié des dauphins meurent durant leurs deux premières années de captivité (Peta, 2001).

En liberté, les cétacés mènent une vie sociale très riche dans un environnement très stimulant sur le plan sensoriel.

Leur territoire s’étend généralement sur des dizaines, voire des centaines de kilomètres carrés et les activités principales sont la recherche d’invertébrés dans les fonds, l’exploration sur de longues distances, la chasse en groupe, la socialisation, les jeux et les échanges vocaux, l’éducation des petits etc.… Les contacts intergénérationnels restent fréquents durant toute la vie.

En captivité, le manque d’espace, l’oisiveté forcée, la perte de tout contrôle sur ses propres activités et son environnement, au sein d’une vie sociale réduite à quelques individus, de culture et de langage différents, sont la cause principale de souffrance et de décès pour le dauphin.

A titre d’exemple, l’espérance de vie d’un grand dauphin (Tursiops truncatuslibre est de 45 ans pour un mâle et de 55 ans pour une femelle, elle n’est que de 20 ans pour un grand dauphin captif. 

En liberté, les conflits même violents s’accompagnent rarement de blessures graves car les mâles qui se battent disposent de distances de fuite importantes. La dominance principale est exercée par les femelles.

En captivité, les groupes comprennent généralement des mâles obtenus lors de diverses captures en des lieux éloignés. Leurs combats sont d’une extrême violence en période de reproduction. Les rapports relatent qu’un nombre important de décès résulte directement des dommages traumatiques dus à ce genre de combats.

En liberté, le régime alimentaire est extrêmement varié. En captivité le poisson mort, et découpé en fragments de taille et de qualité variables, doit être massivement enrichi de vitamines et d’antibiotiques. Il est distribué comme moyen de contrainte.

Depuis les années 70, des chercheurs sérieux se sont définitivement tournés vers l’observation des animaux libres.

Quant aux delphinariums, il semble qu’ils consacrent principalement leurs recherches actuelles aux techniques de dressage, à la prévention des maladies dues à la captivité et au maintien en vie des delphineaux nés captifs.

Du fait de l’environnement totalement artificiel, les informations de base obtenues sur les individus captifs ne sont pas applicables au cas des dauphins libres, dont les conditions de vie sont tout à fait différentes.

A l’heure où les documentaires télévisuels et les voyages à bas prix vers les lieux où nagent les dauphins libres permettent d’assister dans les moindres détails au fantastique spectacle des cétacés libres et de comprendre leur culture d’une richesse inouïe, on peut se demander comment des animaux prisonniers et malades, humiliés par les shows grotesques qu’on leur impose, pourraient fournir valablement l’équivalent de ce genre d’informations au public.

 

Eclair (Pamela Carzon)

 

Comment participer ? 

En téléchargeant la pétition via le lien ci-dessous à signer et à faire signer à son entourage.

Télécharger la pétition

Attention ! Il est important que la pétition soit imprimée recto-verso sur une seule feuille : le texte de la pétition (recto) ne doit pas être dissocié de la grille de signatures (verso). 

Le document téléchargé est à retourner à :

Réseau-Cétacés  – 5, Rue Sylvine Candas – 92120 Montrouge – France.

Cette pétition n’existe qu’au format papier pour en optimiser la valeur juridique ; d’autant que 100000 signatures « papier » c’est visuellement beaucoup plus impressionnant qu’un fichier électronique. Alors pensez à l’imprimer sur du papier recyclé et, si vous ne le pouvez pas, écrivez à sophie@reseaucetaces.org, en précisant votre adresse postale, Sophie se fera un plaisir de vous adresser autant de formulaires que vous voudrez.

Que va t-il se passer ensuite… ?

Au moment où nous écrivons ces lignes (fin 2016), la pétition totalise plus de 72000 signatures, ce qui est extrêmement encourageant pour une pétition « papier ». Une fois le nombre de 100 000 signatures atteint, celles-ci seront présentées au gouvernement français, avec le soutien de Monsieur Nicolas Hulot (envoyé spécial pour la protection de la planète auprès du Président de la République et Président de la Fondation pour la Nature et l’Homme), accompagnées d’un argumentaire scientifique démontrant que les conditions de captivité ne répondent en rien aux besoins physiologiques des cétacés.

Nous espérons ainsi faire adopter une loi contre tout projet de delphinarium en France et dans les Dom Tom et solliciter la fermeture, à moyen terme, des zoos marins déjà existant sur le territoire national. 

A l’heure actuelle, 4 delphinariums sont recensés sur le territoire français :

– au Parc Astérix (Plailly, 60)

– à Planète Sauvage (Port Saint Père, 44)

– au Marineland (Antibes, 06)

– au Beach Comber (Moorea, Polynésie)

Un 5ème delphinarium pourrait également voir le jour à Amneville (57), il est donc important de redoubler d’efforts !

Réseau-Cétacés diffuse massivement cette pétition sur les événements auxquels l’équipe est invitée mais nous avons également besoin de la contribution individuelle de chacun d’entre vous ! Donc merci de signer et de faire passer à votre entourage, vos commerçants, vos établissements scolaires… Merci de votre soutien !

Rejoignez cette action déjà soutenue par des personnalités telles que… 

personnalites petition

 

Début janvier 2017, des personnalités du monde de la plongée ont également signé volontiers la pétition. Il s’agit de Sandra Bessudo, Umberto Pellizzari, François Sarano, Stéphane Granzotto, Frédéric Buyle, Pierre Frolla, Laurent Ballesta etc…