Deux plans d’action adoptés à l’ASCOBANS pour protéger les marsouins…

Voir l’information précédente, en rapport :

Les cétacés des mers européennes ont besoin d’une meilleure protection ! 

La 6ème Réunion Des Parties (MOP) pour l’Agreement on the Conservation of Small Cetaceans of the Baltic, North East Atlantic, Irish and North Sea (ASCOBANS) [Accord pour la conservation des petits cétacés de la mer Baltique, de la mer d’Irlande, de la mer du Nord et de l’Atlantique Nord-Est], s’est terminée à Bonn, en Allemagne, le 18 septembre, avec l’adoption de deux plans d’actions : 1. Pour la conservation du marsouin commun (Phocoena phocoena) de la Mer du Nord – 2. Pour assurer la récupération de la population menacée d’extinction du marsouin commun (Phocoena phocoena) dans la mer Baltique, ou seuls quelques dizaines d’individus subsistent.

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L’adoption de ces plans d’action était depuis longtemps en suspend et est d’une extrême importance. Il s’agit peut-être de la dernière chance de sauver les marsouins de l’extinction dans cette partie de la Mer du Nord, et toute la mer Baltique. Le véritable challenge est aujourd’hui pour les pays d’implémenter et de renforcer les actions pour la conservation et de procéder à des changements réels dans les opérations de pêche. Nous ne pouvons plus nous permettre de perdre du temps, du fait des milliers de décès de dauphins et de marsouins chaque année dans les eaux nord-européennes” a commenté Mark Simmonds, Directeur International des Sciences au WDCS.

Le projet de développement à grande échelle de parcs à éoliennes marins, surtout dans la mer du Nord, et leurs effets adverses potentiels sur les mammifères marins – en particulier la pollution acoustique – est un sujet important qui a fait également l’objet de discussion. Un appel a également été lancé aux gouvernements pour rendre les industries responsables de leurs impacts individuels. «Il existe un conflit évident entre les intérêts industriels et de conservation. Que ce soit concernant l’industrie des pêches, le pétrole, le gaz, les actions militaires, ou même les intérêts du « secteur des énergies renouvelables », il est devenu essentiel de faire, des objectifs de conservation, un principe fondamental lorsque l’on considère ces sujets. Sinon, nous allons continuer à perdre des espèces.»

Les parties ne sont pas arrivées à une conclusion formelle qui inclurait la protection de plus grands cétacés dans la région relative à l’accord, bien que cet ajout soit sujet à débat depuis de nombreuses années. Les parties ont toutefois donné leur accord pour reconsidérer cette éventualité lors de leur prochaine réunion. Enfin, un dernier point qui n’a pas encore été résolu est la pollution acoustique.

L’ASCOBANS fut signé en 1991 et est entré en vigueur en 1994. En 2008, l’aire de l’Accord fut étendue et couvre désormais les mers Baltique, d’Irlande, du Nord, et l’Atlantique Nord-Est. Le but de cet Accord est de promouvoir la coopération entre les pays-membres afin d’assurer la protection des dauphins, marsouins et baleines à bec de la région. Les parties de l’ASCOBANS sont la Belgique, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne, la Suède et le Royaume-Uni.

Source : WDCS 

Bilan de la réunion 

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