WWF met en garde contre des forages de gaz en Méditerranée…

Après les forages de pétrole, et les risques de marée noire qu’ils entraînent, le Fonds mondial pour la nature (WWF) a mis en garde, mercredi 9 février, contre les risques environnementaux de forages en eaux profondes pour exploiter des gisements de gaz colossaux dans l’est de la Méditerranée, qui causeraient des dommages irréversibles à la biodiversité marine.

« Le fond de l’est de la Méditerranée regorge d’une vie d’un type très spécial et unique. WWF condamne fermement les forages aveugles sur des réserves de biodiversité qui pourraient causer des dommages irréparables », affirme dans un communiqué Sergi Tudela, chef du département pêches au WWF.

« Ces écosystèmes marins uniques sont particulièrement fragiles et vulnérables à des interférences extérieures. Ils ont évolué dans un environnement stable et faible en énergie qui a conduit à la création d’écosystèmes exceptionnellement rares », ajoute-t-il.

Le gisement de gaz Léviathan, récemment découvert à 135 km au large des côtes d’Israël, est le plus important localisé en eaux profondes ces dix dernières années. Le gisement du delta occidental du Nil, découvert cette année, se trouve dans les eaux égyptiennes à 80 km au nord-ouest d’Alexandrie. Whale_-_in_depths.jpgMILLE ANS POUR RECONSTITUER L’ÉCOSYSTÈME

Selon le WWF, « le problème est que ces deux sites recèlent un écosystème unique et délicat, avec des espèces rares tels des éponges d’eau de grand fond, des mollusques et des coraux d’eau froide, dont certains ont plusieurs milliers d’années ».

« WWF appelle donc les pays de l’est de la Méditerranée — en particulier Chypre, l’Egypte, Israël et le Liban — et l’Union européenne à assurer que les standards environnementaux les plus élevés soient établis concernant les développements actuels et futurs lors des forages de gaz et de pétrole en eaux profondes dans l’est de la Méditerranée », affirme le communiqué.

« Une fois qu’un écosystème en eaux profondes a été foré, cela peut prendre un millier d’années ou plus pour reconstituer l’unique micro-écosystème », met en garde l’organisation.

Source : lemonde.fr   (09.02.11) 

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