Le Grenelle de la Mer : NKM met le cap sur le concret…

Le Grenelle de la Mer a été lancé en février 2009 dans la continuité du Grenelle de l’Environnement. Après une première phase de concertation nationale, il a abouti à la définition d’une stratégie nationale pour la mer et les océans, approuvée par le Premier Ministre lors du comité interministériel de la mer de décembre 2009.

Le comité national de suivi du Grenelle de la Mer est composé de 40 membres et regroupe les cinq collèges associés depuis 2007 à la méthode du Grenelle : élus, État, syndicats, représentants des entreprises, associations et fondations de protection de l’environnement. Il s’est réuni pour la dernière fois dans cette configuration et sera remplacé à partir du mois de mars par le conseil national de la mer et des littoraux, créé par la loi dite Grenelle 2 et chargé du suivi de la politique maritime de la France et du Grenelle de la Mer.

Nathalie Kosciusko-Morizet a décidé de mettre en place des actions concrètes portant sur le développement économique et la préservation de l’espace maritime. Au programme, quatre priorités concernant la biodiversité marine, la création d’espaces protégés, le développement de la croissance bleue et un inventaire des ressources des océans.

La France a la chance d’être présente sur tous les océans, et de disposer d’une des plus grandes réserves de biodiversité marine.  » Mais cet exceptionnel potentiel de développement énergétique, pharmaceutique, alimentaire ou encore touristique est encore aujourd’hui sous-exploité  » déplore Nathalie Kosciusko-Morizet.

A l’issue d’une année de travail et de concertation pour traduire les objectifs du Grenelle de la Mer en propositions concrètes, la Ministre de l’Ecologie a donc annoncé ce matin les quatre axes stratégiques qu’elle veut développer dans les prochaines années.New port Beach (C) YoTuT_Flickr.jpgProtection de la biodiversité marine

Cette protection va se concrétiser par la création d’une liste des espèces à protéger, par le durcissement des conditions de rejet de dragage dans les ports et par une meilleure prise en compte du préjudice écologique dans l’indemnisation des pollutions marines…

Des aires marines protégées vont être créées. Elles devraient couvrir 10 % de la surface totale de nos espaces maritimes d’ici 2012. La France, qui ne compte aujourd’hui que deux parcs, devrait en compter dix en 2013. Ainsi dès cette année, trois nouveaux parcs (Côte Vermeille, Glorieuses, Estuaires picards) seront crées et trois autres en 2012.

L’Italie et la France devraient également mettre en place en début de semaine prochaine le parc marin international des Bouches de Bonifacio.

Le développement de l’économie maritime

Le développement de l’économie maritime,  » croissance bleue « , va se poursuivre notamment par l’implantation de 1 200 éoliennes en mer d’ici 2020, par la création d’une filière industrielle française des énergies marines et par le développement de nouvelles  » autoroutes de la mer « .

La grande école des métiers de la mer, l’École nationale supérieure maritime, est quant à elle opérationnelle depuis le 1er janvier 2011.

Mieux connaître les océans

Par ailleurs, un programme de connaissance des océans avec l’adoption d’une stratégie d’exploration des grands fonds marins et par un inventaire complet de la flore, de la faune, de la qualité de l’eau, et des activités maritimes sera défini d’ici la fin 2012.

Une meilleure gouvernance

Enfin, NKM a décidé de rénover la gouvernance du domaine maritime notamment à travers la réforme de l’administration territoriale, la création d’un conseil national de la mer et de conseils pour chaque façade maritime.

Source : bioaddict.fr  (10.02.11)

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