A 101 ans, l’intérieur du Musée océanographique est complètement rafraîchi.Les travaux, engagés ces dernières semaines sur les trois grandes salles en enfilade du premier étage au parquet ciré, ouvrant sur la Méditerranée vont tout prochainement prendre fin.Même si ces lieux, en un siècle avaient été rafraîchis, l’espace n’avait pas vraiment évolué. Les travaux de rénovation étaient donc les bienvenus en ces lieux baignés de superbes détails façon Belle Époque, où le travail des plafonds en stuc est à lieu seul, une pièce d’orfèvre. (C) Chloe YZOARD4.jpgLes squelettes au plafond…En gravissant les escaliers depuis l’entrée, aujourd’hui, arrivée dans la salle centrale du premier étage, où un bleu roi pare les murs.Le même que la frise de la salle de conférence. Choix délibéré! « L’idée était ne pas faire tout l’étage couleur pierre. Et encouragés par l’effet que donne le rouge sur les murs du rez-de-chaussée, dans le salon d’honneur, nous avons fait le choix de ce bleu, qui n’est pas la couleur d’origine », soutient le directeur du patrimoine du Musée, Patrick Piguet. Mais se marie à souhait avec les boiseries et les colonnes qui forment l’espace.Au plafond, les cinq lustres en cristal de Baccarat ont été ravivés. Et équipés de nouvelles ampoules économiques à faible consommation. Un labeur car chaque lustre compte 49 ampoules sur ses branches.À droite de cet espace s’ouvre la Salle de la Baleine où, sur le parquet, cohabitent treize squelettes de mammifères marins. Dont celui d’un rorqual de 18 mètres et d’un cachalot de 8 mètres.Pour gagner de l’espace, avec une nouvelle scénographie, ces grosses bêtes seront prochainement suspendues au plafond à caissons de la salle.Un cimetière marin en lévitation que les amateurs pourront admirer de près depuis les mezzanines en fer forgé qui entourent l’espace.Pour réussir la prouesse de faire flotter tous ces vieux os, le spécialiste en la matière, Marc Benoît, a démonté tous les squelettes pour les remontés consolidés et sécurisés. L’espace au sol ainsi libéré permettra d’accueillir des expositions temporaires. Les espèces naturelles présentées dans la salle seront installées à l’étage.

… Et les vitrines débarrassées !Dans l’autre salle jumelle – la salle Albert 1er – aussi le vent des travaux a soufflé. Afin de gagner de l’espace, ce sont les massives vitrines en chêne, qui se sont évaporées. Massifs, ces meubles présentoirs étaient pleins de coquillages et de fossiles. Dix-huit caissons pleins de tiroirs qu’il a fallu vider, afin d’opérer une conservation préventive : trier, classer et remiser ces dizaines de milliers de pièces dans des caisses.Sur les dix-huit meubles vitrines, seuls six resteront en place pour proposer quelques pièces de cette vaste collection.Tout autour, la salle rend hommage au prince voyageur, avec notamment sa baleinière et la reconstitution de son laboratoire qui restent intacts. Et devraient s’intégrer aux décors du mariage princier.Les deux salles, ainsi remodelées, se prêteront plus facilement aux nouvelles ambitions muséales de l’établissement et à l’accueil de pièces et d’expositions régulières.Cerise sur le gâteau, les aquarelles de Tinayre qui décorent le musée ont été restaurées et repositionnées sur les murs. Ces murs des salles Albert-1er et de la Baleine qui ont été recolorés à l’identique. Un ton mi-sable, mi-pierre, assez proche de celui initial. Redonnant ainsi une nouvelle jeunesse au vaisseau centenaire.

Source :  nicematin.com (25.04.11) Devenez Membre Megaptera de RC et profitez de réductions sur le billet d’entrée au musée ! Plus d’infos en cliquant ici 

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