Une profonde réforme de la PCP est la seule option pour une pêche durable…

La Commissaire européenne à la Pêche Maria Damanaki, proposera sa nouvelle Politique Commune de la Pêche (PCP) à la Commission européenne le 13 juillet prochain à Bruxelles. Pour la LPO, il est urgent de mettre un terme à la surpêche et aux pratiques de pêche destructives pour enfin aboutir à une utilisation des ressources respectueuses des générations futures.

Les constats sur les pêcheries européennes sont consternants.

Les stocks de poissons sont en fort déclin dans les eaux européennes comme dans le reste du monde. Près de 88% des stocks de poissons recensés sont surexploités et près d’1/3 des stocks font l’objet d’une pêche qui ne respecte pas leurs limites biologiques, menaçant ainsi directement leurs avenirs.

Notre dépendance vis-à-vis des pêcheries internationales est de plus importante.

La France devient dépendante des importations de poissons étrangers six semaines plus tôt qu’en 2000. C’est-à-dire que sa période de pêche s’est réduite de près d’un mois et demi en 10 ans. Cette situation est principalement le résultat d’une importante réduction du potentiel de pêche tant les stocks de poissons sont appauvris. Lisez le Communiqué de Presse d’Ocean 2012. Depuis sa création en 1983, la PCP n’est pas parvenue à empêcher la surpêche. Réformer la PCP en profondeur, c’est faire le choix d’une pêche européenne responsable et durable, tant au niveau économique, social et écologique.

Pour une utilisation durable des ressources de pêche, la nouvelle PCP doit :

 •réduire la surcapacité de la flotte européenne, qui est estimée à 2 à 3 fois supérieure à celle exigée pour respecter les quotas de pêche en vigueur
 •imposer des restrictions de pêche plus rigoureuse, ces dernières années, les limites établies étaient 48% plus élevées que celles recommandées par les scientifiques
 •réduire le pourcentage de rejet des pêcheries européennes. Il s’agit des poissons pêchés mais non gardés qui sont par la suite rejetés dans la mer. En moyenne, 44% des prises effectuées en mer du Nord par les chaluts à crevette sont rejetés, la plupart du temps mort. Mais dans certains cas, la part de rejet peut atteindre de 70% à 90% des poissons pêchés. Pour en savoir plus et signer la pétition : http://www.fishfight.fr/ •réduire les prises accidentelles et notamment celles concernant les oiseaux. Plus de 200 000 oiseaux marins sont tués chaque année par les équipements de pêche des bateaux européens : palangriers, filets maillants mais aussi chaluts et sennes tournantes (type de filet). Dans les Terres australes et antarctiques françaises, 17 des 22 espèces d’Albatros sont mondialement menacées du fait des prises accidentelles par les palangriers et les chaluts de la zone UE : consultez le communiqué de Presse de BirdLife (en anglais).

Source : lpo.fr  (11.07.11)

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