Le déclin des grands prédateurs menace les écosystèmes…

Une étude publiée hier révèle que la plupart des grands prédateurs comme les lions, les loups ou encore les requins sont en déclin à travers le monde. Une tendance qui bouleverse les écosystèmes. (C) Mad as a Fruitbat_ FLickr.jpgUne équipe de scientifiques issus de 22 institutions de six pays ont mené une étude qui semble démontrer que la planète Terre vivrait actuellement la sixième extinction de masse de son histoire. Toutefois, celle-ci se distinguerait des précédentes car elle est entièrement imputable aux activités humaines, notamment la déforestation des terrains, la pollution, la chasse, la pêche, le braconnage, et parce qu’elle se concentre sur les prédateurs situés au sommet de la chaîne alimentaire.

L’étude explique que « la perte de prédateurs en haut de la chaîne reflète sans doute le plus l’influence grandissante de l’espèce humaine sur la nature ». Pourtant, comme le souligne William Ripple professeur de sylviculture à l’Université d’Etat de l’Oregon et coauteur d’une étude publiée dans la revue Science, « ces prédateurs et ces écosystèmes préservent au bout du compte les humains. Il ne s’agit pas simplement d’eux, mais aussi de nous ».

Un impact sur l’ensemble de la biodiversité

Les conséquences de ce déclin sont visibles tant dans les océans que sur terre. A titre d’exemple, la baisse de la population de pumas dans l’Ouest de l’Utah, aux Etats-Unis, a entraîné une explosion de la population des cervidés. Etant herbivores, ils mangent les plantes qui sont elles aussi de moins en moins nombreuses et qui entraînent la dégradation du cours des petits ruisseaux et l’affaiblissement de l’ensemble de la biodiversité dans cette région.

Autre exemple fournit par TV5monde, la chasse à la baleine qui a poussé les principaux prédateurs de ces cétacés, les orques, à modifier leur régime alimentaire pour se nourrir désormais essentiellement de lions de mer, de phoques et de loutres, espèces qui ont vu en conséquence leur population diminuer fortement.

« Ces résultats montrent que les prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire ont une influence énorme sur la structure, la fonction et la biodiversité de la plupart des écosystèmes », conclut l’étude. D’où l’importance de réagir rapidement pour préserver ces espèces.


Source : maxisciences.com  (15.07.11)

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