Eolien offshore : vers une bouée « intelligente » à l’écoute des poissons…

PARIS (AFP) – Comment mieux évaluer les populations d’oiseaux, de chauves-souris ou de cétacés fréquentant une zone donnée en mer et ainsi mieux mesurer l’impact que pourrait avoir un futur parc éolien offshore ? Un projet de bouée « intelligente » apporte une réponse inédite et prometteuse.  (c) Creative Commons 1102.jpgUn radar et un sondeur pour détecter les mouvements dans les airs et sous l’eau, des enregistrements vidéo et audio pour identifier les espèces, des sondes pour mesurer la température ou la salinité de l’eau: ces stations multi-instrumentales flottantes permettront de fournir des données jusqu’ici difficilement et incomplètement recueillies au large des côtes.

Le programme Simeo, développé par le bureau d’étude Biotope avec l’Ifremer et l’Institut de recherche pour le développement (IRD), est lancé mardi à Montpellier. Après une phase de conception, des prototypes pourraient être testés en Méditerranée et au large de la Bretagne en 2013, selon les promoteurs.

Ce nouvel outil vise à répondre à la nécessité de toujours mieux connaître la qualité écologique du milieu marin en raison des projets de plus en plus nombreux de parcs éoliens offshore, mais aussi de la mise en protection de certaines zones à travers les projets d’aires marines protégées (AMP).

Dans le cas de l’éolien, les projets nécessitent notamment en amont des études d’impact sur l’environnement, rappelle le bureau d’étude Biotope.

Cette bouée constituerait une alternative à l’utilisation d’avions et de bateaux pour permettre aux scientifiques d’évaluer les populations d’oiseaux et de poissons, souligne Erwan Roussel, ingénieur de recherche pour Biotope.

« Les données seront récupérées par la station et envoyées à terre en temps quasi-réel sans que les scientifiques n’aient à se déplacer en mer », relève-t-il, estimant que beaucoup de ces données sont « inédites ».

Ces bouées seront autonomes en énergie et adaptées à tous les types de mer et de fonds marins à l’exeption des milieux polaires, selon ce bureau d’étude spécialisé dans la faune, la flore et les milieux naturels.

 Source :  liberation.fr  (06.02.12) 

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