La grande barrière de corail australienne photographiée façon Google Street View…

Explorer la grande barrière de corail australienne comme si vous y étiez : des scientifiques vont cartographier le site en partenariat avec Google, sur le modèle de l’application Street View, afin de mesurer les effets du réchauffement climatique. Dolphins (C) Lian Msceboard-Flickr.jpgLe projet de l’université du Queensland « Seaview Survey » utilisera des robots sous-marins et des appareils photographiques spécialement conçus pour observer des profondeurs jamais explorées de la grande barrière, au large de la côte nord-est australienne. Un appareil doté de quatre objectifs, qui peut se faufiler entre et au-dessus des coraux, établira un « recensement visuel instantané  » de toutes les formes de vie, sur vingt sites le long des 2 300 km de la barrière.

Se glisser dans l’eau

Quelque 50 000 panoramas seront ensuite mis en ligne sur le site de photos Panoramio de Google et pourront être visualisés viaGoogle Maps et Google Earth, des sites de cartographie numériques. « En utilisant des techniques numériques pointues pour créer des images à 360°, les gens vont pouvoir se glisser dans l’eau et plonger au milieu de la grande barrière, comme s’ils étaient avec nous  », a déclaré le scientifique Ove Hoegh-Guldberg, chef du « Seaview Survey ».

La barrière de corail est le plus grand récif corallien au monde, constitué de 3 000 systèmes récifaux et de centaines d’îles tropicales. Elle abrite au moins 1 500 espèces de poissons et une trentaine d’espèces de baleines, dauphins et marsouins.

Le premier objectif de l’expédition est de répertorier les récifs afin de pouvoir établir des comparaisons plus tard et mesurer l’impact du réchauffement climatique. Une équipe se concentrera sur la mégafaune de la barrière (raies, tortues, requins-tigres) et sur l’impact du réchauffement de l’océan sur les mouvements migratoires.
Source : lavoixdunord.fr  (05.03.12) 

Les glaces du Groenland plus sensibles au réchauffement que prévu...
Costa Concordia : l'impact du naufrage sur l'environnement "évité"...