Pays-Bas – Une baleine retrouvée morte avec 20 kilos de plastique dans l’estomac…

Le plastique c’est fantastique ! Certainement mais à quel prix ? Aujourd’hui la pollution marine est telle que nos océans sont envahis d’une véritable soupe de microplastiques qui se concentrent au gré des courants marins. Bien qu’invisible en surface, cette pollution marine se matérialise également par la mort de centaines de milliers d’oiseaux, de tortues et de cétacés comme en témoigne ce nouvel échouage d’une impressionnante baleine, dont l’estomac était rempli de plastique !800px-Dead_Sperm_whale_(4).jpg


C’est le quotidien argentin Clarin qui rapporte la triste nouvelle : le 11 novembre 2013, une baleine de 14 m de long pour près de 50 tonnes a été découverte, échouée sur une plage de la côte néerlandaise de Helling (Pays-Bas).

D’après la photo, il s’agirait d’un cachalot (Physeter macrocephalus) une espèce chassée pendant des siècles pour son spermaceti : une substance semi-liquide et cireuse utilisée dans la fabrication des bougies,du savon, des cosmétiques, d’huile moteur, de lubrifiants, d’huile pour lampe, de crayons, pour imperméabiliser le cuir, protéger de la rouille et dans de nombreux composés pharmaceutiques.

Depuis 1981, le cachalot, dont les populations ont été décimées, est protégé, inscrit sur l’annexe I de la CITESet considéré comme « vulnérable » sur la liste Rouge de l’UICN. Il n’empêche : il est maintenant victime des filets dérivants, de la pollution chimique et des plastiques.

20 kg de plastique découverts dans son estomac !

Afin de mieux comprendre l’origine de sa mort, le cétacé a subi une autopsie qui a mis à jour 59 morceaux de plastique pour un poids total de 20 kg de matières plastiques ! Et ce ne sont pas des sacs plastiques qui constituent la majeure partie de cette effroyable découverte mais des morceaux constitutifs des serres agricoles utilisées aux Pays-Bas pour cultiver notamment des tomates.

Cet échouage rappelle fortement celui d’un petit cachalot, très affaibli (seulement 4,5 tonnes pour 10 mètres de long) sur les côtes d’Andalousie en mars 2012 où 17 kg de déchets plastiques provenant des serres d’Almeria et de Grenade avaient été découverts dans son estomac. Renaud de Stephanis, membre de la station biologique de Donana expliquait alors que les intestins du cétacé contenaient « une dizaine de mètres de cordes en plastique, des bâches servant à couvrir l’extérieur [30 mètres carrés en tout] et du plastique utilisé à l’intérieur et même deux pots de fleurs« .

Ces deux cas rejoignent quatre autres similaires : des cachalots ont été retrouvés morts parce qu’ils avaient avalé trop de plastique, confondus avec des proies comme des méduses.

Que pouvons-nous faire ?

Ces échouages impressionnants sont symptomatiques d’une industrie agro-alimentaire productiviste, incapable de gérer ses déchets et qui produit (et gâche) trop de légumes, sans respect de la saisonnalité, de l’environnement et bien souvent des travailleurs agricoles. Maintenant, nous mesurons un peu plus le prix des tomates hollandaises ou espagnoles, la plupart du temps insipides et qui nous sont proposées toute l’année. Source : notre-planete.info (20.11.13)
Source photo : wikimedia.org

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