Vidéo – Des centaines de baleines-pilotes s’échouent régulièrement…

Périodiquement, des dizaines de globicéphales ou baleines-pilotes s’échouent sur les plages. Ce fût le cas en 2012 sur une plage au sud de la Nouvelle-Zélande. Un drame qui s’est également déroulé sur les côtes américaines fin 2013, sans que les causes soient élucidées.

Les globicéphales ou baleines-pilotes sont des cétacés de la famille des dauphins. Ils sont reconnaissables par leur melon frontal fortement développé. Un globicéphale mâle peut mesurer près de six mètres pour un poids de trois tonnes, tandis que les femelles font jusqu’à 5 mètres pour 1 tonne et demi.

Ils sont également appelés « dauphin pilote » car on les voit fréquemment dans le sillage ou à l’étrave des navires. Le globicéphale est un animal social qui se déplace le plus souvent en bandes pouvant aller d’une dizaine à plusieurs centaines d’individus.

Une centaine de baleines-pilotes échouées en Nouvelle-Zélande

Et justement, près d’une centaine de baleines-pilotes se sont échouées lundi 23 janvier 2012 matin sur une plage de Farewell Spit dans le sud de la Nouvelle-Zélande. De nombreux bénévoles se sont relayés nuit et jour pour les maintenir en vie le temps que la marée remonte, en vain pour la plupart.

Malheureusement, seulement 17 individus ont pu profiter de la marée, dès lundi soir pour regagner l’océan, tous les autres sont morts, soit dès leur échouage, plus tard dans la semaine ou euthanasiés par les autorités qui n’avaient plus aucun moyen de les sauver. Les survivants étaient en effet très affaiblis et en état de stress.

Cette tragédie fait suite à une série noire : au début de l’année, 25 congénères s’étaient échoués au début du mois dans la même région. 18 d’entre elles avaient pu repartir en mer. Et quatre baleines à bec de Gray (deux femelles en lactation et deux petits) sont mortes ce weekend après s’être échouées à Papamoa Beach dans l’est de l’Île du Nord.

Echouage d’une quarantaine de baleines-pilotes aux Etats-Unis

Le 3 décembre 2013, 51 baleines-pilotes se sont échouées dans le parc des Everglades, au sud de la Floride (Etats-Unis), plus précisément dans le comté de Monroe, dans une zone maritime où l’eau atteint moins d’un mètre de profondeur, rapporte la chaîne NBC. Malheureusement, dix d’entre elles sont déjà mortes, ont indiqué mercredi les services océanographiques américains : « Quatre baleines ont été euthanasiées mercredi et six autres sont mortes« , a expliqué Blair Mase, porte-parole de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).


Floride : un ban de baleines s’échoue dans les…par euronews-fr


Elles ont été retrouvées coincées par la marée basse entre les bancs de sable, à plus de 30 km de leur zone de vie, une nouvelle fois sans explication satisfaisante.

Malheureusement, leurs chances de survie sont compromises car les baleines-pilotes vivent normalement en eaux profondes. Ici, elles sont exposées aux rayons du soleil, à la déshydratation à cause du trop faible niveau de l’eau et à l’absence de nourriture.

Dorénavant les secours et les organisations de protection des animaux tentent de les guider vers le large mais « La zone est située à environ deux heures de bateau de Highland Beach, mais c’est tellement peu profond qu’on a du mal à trouver assez d’eau pour les remettre à la mer« , s’inquiète Blair Mase.

Des échouages inexpliqués

es raisons de ces échouages ne sont pas cernées : maladie, parasite, météo, ressources alimentaires, prédateurs, pollution… ? Dans tous les cas, les scientifiques évoquent de plus en plus les facteurs humains. En effet, les bruits sous-marins créés par nos activités ont considérablement augmenté : transport maritime commercial, sonars, exploration sismique réalisée par l’industrie pétrolière et gazière, construction off-shore et activités de loisirs contribuent à créer un environnement qui désoriente de plus en plus les cétacés. Or, les baleines, dauphins, marsouins et certains autres cétacés se fient uniquement aux bruits sous-marins pour leur navigation, leurs communications et pour leur alimentation. L’augmentation de cette pollution sonore peut provoquer des modifications du comportement des cétacés, par exemple l’abandon des zones de mise bas et de nourrissage, et dans certains cas extrêmes l’échouage, voire la mort. De plus, l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone (CO2), qui résulte de la combustion des combustibles fossiles, pourrait aggraver les niveaux sonores dérivant de l’accroissement des activités humaines. En effet, d’après les chercheurs du Monterey Bay Aquarium Research Institute, cette acidification des océans pourrait contribuer à rendre l’environnement marin plus bruyant. 

Régulièrement, de par le monde, des échouages de cétacés sont signalés. Christophe Magdelaine
Source & liens complémentaires : notre-planete.info (mise à jour du 05.12.13)

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