Vidéo – La Navy va intensifier ses tests de sonars, au détriment des cétacés…

Dans les cinq ans à venir, la marine américaine a prévu d’augmenter ses tests de sonars. Et tant pis pour les baleines, les cachalots et les dauphins, mis en danger par ces petites expériences militaires.



Le problème n’a rien de nouveau, rappelle Associated Press, et est apparu aux Etats-Unis il y a environ cent ans, lorsque la marine a commencé à utiliser le sonar. Une technique particulièrement nuisible pour ces cétacés. En cause : l’intensité du son émis, si puissant qu’il les désoriente complètement.

A tel point que la nuisance sonore peut les conduire dans des eaux peu profondes, où ces cétacés peuvent s’ensabler, ou finir par s’échouer. C’est notamment le cas de la baleine à bec, très sensible au son. Mais le plus gros animal vivant, la baleine bleue, pourrait également être affectée, préviennent les biologistes.

« Ces résultats doivent être pris en compte par les organismes chargés de la régulation, et par ceux qui planifient les exercices navals », a prévenu Stacy DeRuite, qui a participé aux études menées par l’université St Andrews, en Ecosse, sur l’impact des sonars sur plusieurs espèces de baleines.

Ces études ont reproduit le son d’un sonar de 200 décibels auprès des baleines. Dans un diamètre de 3 à 10 km, toutes les espèces présentes ont cessé de s’alimenter et de nager, avant de se livrer à un comportement très inhabituel, dangereux pour leur survie. Des considérations dont ne semblent pas s’embarrasser la marine américaine. Les défenseurs de l’environnement ont accusé la Navy de s’être empressée d’obtenir ce permis de cinq ans auprès de l’industrie nationale de la pêche marine sans avoir pris en compte les dangers pour les cétacés.

Pourtant, selon les propres chiffres de la marine américaine, cette activité pourrait tuer 186 baleines et dauphins, uniquement sur la côte est, et 155 à Hawaï et en Californie du Sud. Dans ces trois zones, 13 000 cétacés seraient grièvement blessés, et 2 millions seraient « légèrement » blessés et pourraient perdre leur faculté auditive. Or Sarah Dolman, de l’ONG Whale and Dolphin Conservation, rappelle au Guardian que pour les cétacés « l’ouïe est aussi importante que la vue pour les humains : ils communiquent, mangent et se déplacent en utilisant le son ». 

Si la marine américaine rechigne encore à reconnaître l’étendue des dégâts pour ces animaux des bas fonds, la Royal Navy britannique a quant à elle consenti à quelques efforts, et limite désormais l’utilisation des sonars autour de ces animaux fragiles. Source & liens complémentaires : lemonde.fr (16.12.13)

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