Emission à écouter – Les dernières baleines bleues menacées par des sonars militaires…

Mauvaise nouvelle pour les baleines et les dauphins. Aux Etats-Unis, la marine américaine a décidé de tester à partir de ce mois de janvier de nouveaux sonars militaires surpuissants dans le Pacifique Nord. De nombreux scientifiques et associations environnementales dénoncent ces essais et leurs impacts sur les cétacés. Et notamment sur la baleine bleue, une espèce en voie d’extinction.

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Baleine à bosses, baleines bleue,  baleine à bec… Plus de 80 espèces de cétacés passent dans cette zone du Pacifique Nord. Les scientifiques savent que les sonars provoquent des échouages de ces mammifères. Ils l’ont vu après des essais de l’OTAN au large des îles Canaries en 2002. Les militaires en sont aussi conscients puisque la marine américaine elle-même finance plusieurs recherches. Elles ont notamment permis de constater les dommages causés par les sonars sur le système auditif des baleines. Des sonars qui peuvent aussi provoquer des lésions cérébrales aux cétacés mais aussi générer des comportements de panique pouvant les conduire à aller s’échouer sur le rivage.

Mais aller repérer des sous-marins ou des torpilles ennemis est à ce prix selon la Marine américaine, qui estime qu’elle ne tuera pas plus de 186 spécimens. Elle rappelle que les recherches pétrolières ou scientifiques utilisent aussi des sonars ou des canons à air qui provoquent des ondes de choc sous-marines. Mais l’impact est mesuré, souligne Yves Le Gall, responsable du service acoustique sous-marine de l’Ifremer qui explique que les émissions des sonars scientifiques sont différentes de celles des militaires et qu’il y a des mesures prises pour préserver les animaux ».

Mais ces protocoles ont leurs limites. Difficile de voir tous les mammifères en surface et il n’y a par ailleurs aucun seuil maximum de décibels fixés. On sait qu’à partir de 230 décibels sous l’eau les baleines auront des lésions irréparables. En revanche on ne sait pas quel volume peut les faire paniquer et les pousser à la côte. Et il ne reste pas plus de 12.000 baleines bleues sur toute la planète. Par Anne-Laure Barral, Cécile Mimaut
Source : franceinfo.fr (16.01.14)  Source photo : wikimedia.org  Actualité récente en rapport :
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