Océans : le « 7e continent » a disparu…

Le 7e continent est le nom qu’on donne à l’immense territoire à la dérive sur les océans, composé de tonnes de morceaux de plastique. Des chercheurs ont arpenté les océans en 2010 et 2011 à bord de quatre navires pour sonder cing gyres – des tourbillons formés par les courants océaniques, qui concentrent les plastiques. Résultat : « Nous n’avons retrouvé qu’environ 1% des 300 millions de tonnes de plastique déversés chaque année dans les océans. Ça pourrait être une bonne nouvelle, mais c’est en réalité inquiétant, parce que nous ne savons pas où passent 99% de ces morceaux de plastique. » 1280px-Plastic_pollution_083.jpg



Carlos Duarte est le directeur de l’Institut d’Océanographie à l’université d’Australie occidentale. C’est lui qui a dirigé les recherches sur ces gyres de plastique. Où sont passés les 99% de particules de plastique que nous rejetons chaque année dans l’océan ? Il y a plusieurs hypothèses : « Le plastique a peut-être été décomposé en particules microscopiques qui passent à travers les mailles de nos filets. En dessous de 0,2 mm, nous ne pouvons pas les retenir. Autre explication possible : il existe des microbes dans l’océan, capables de décomposer ces particules de plastique. Sinon, il se peut aussi que les particules soient colonisées par des organismes marins qui ont des coquilles et qui augmentent leur poids et les font tomber au fond de l’océan. Et enfin, malheureusement c’est l’hypothèse la plus probable, les morceaux de plastique d’une taille inférieure ou égale à 4 mm sont vraisemblablement ingérés par les poissons et remontent la chaîne alimentaire. » Comme l’a dit Antoine Laurent Lavoisier, chimiste français du XVIIIe siècle, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Le plastique que nous offrons à l’océan nous est donc rendu dans le poisson que nous mangeons : « À la base, ces particules de plastique contiennent déjà des produits chimiques toxiques, et en plus de cela, elles absorbent d’autres polluants chimiques présents dans l’océan. Le tout est ingéré par les poissons microscopiques, eux-mêmes mangés par les thons, les espadons, les calamars, qui atterrissent dans nos assiettes. Mais au lieu de nous inquiéter pour le contenu de nos assiettes, on ferait mieux d’arrêter de consommer autant de plastique, au supermarché, on doit vraiment faire quelque chose pour limiter au minimum les emballages, ces tonnes de plastiques que nous consommons chaque jour, c’est absurde ! » L’Australie est très en retard sur ce plan-là. Par exemple, l’Australie occidentale vient seulement d’introduire des sachets biodégradables dans les supermarchés. Source :  ladepeche.pf (04.07.14) Source photo :  wikimedia.org

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