Antarctique : toujours pas d’aires marines protégées… !

La Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) n’a de nouveau pas réussi à créer des aires marines protégées dans l’Antarctique au cours de sa réunion annuelle fin octobre en Australie, a-t-on appris mercredi auprès de cet organisme international. Antartica_08.JPG



«Les opinions et intérêts nationaux très variés sur des questions complexes telles que les AMP (Aires marines protégées, NDLR) dans les eaux internationales créent un environnement difficile pour parvenir à un consensus», indique dans un communiqué Andrew Wright, secrétaire exécutif de la CCAMLR, dont font partie 24 pays et l’Union européenne.

L’Australie, l’UE et la France sont à l’origine d’une proposition visant à créer une aire marine protégée d’un million de km2 en Antarctique de l’Est. La Nouvelle-Zélande et les États-Unis souhaitent eux une aire de 1,3 million de km2 en mer de Ross, au sud-ouest de l’Antarctique.

Chacune de ces propositions, dont la surface a été réduite par rapport au projet initial, pourrait mener à la création de la plus grande aire marine protégée du monde.

«Ni l’une ni l’autre des AMP proposées n’a fait consensus» lors de cette réunion qui s’est tenue fin octobre à Hobart, en Australie, assure le document publié sur le site internet de l’organisme chargé de gérer les ressources marines de la zone depuis 1982.

Selon celui-ci, plusieurs membres ont demandé un délai supplémentaire pour examiner la durée proposée des aires et leur taille ou encore les conséquences sur les pêcheries.

Une proposition de création d’AMP ne peut être adoptée et mise en oeuvre sans l’accord des 25 membres de la CCAMLR.

La Commission avait déjà échoué à créer ces aires lors d’une réunion exceptionnelle en juillet 2013 à Bremerhaven (Allemagne), en raison notamment de l’opposition de la Russie selon une coalition d’ONG.

La CCAMLR a cependant convenu d’une série de mesures destinées à protéger les ressources marines de l’Antarctique, dont l’établissement de limites de capture pour les pêcheries gérées par l’organisme.

Les eaux de l’océan austral autour de l’Antarctique abritent des écosystèmes exceptionnels en bonne partie préservés des activités humaines, mais désormais menacés par le développement de la pêche.

Cette zone abrite notamment des milliers d’espèces d’animaux, dont d’importantes populations d’oiseaux, phoques, baleines et pingouins.

Source :  lapresse.ca  (05.11.14)

Source photo :  wikimedia.org 

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