Des parasites à l’origine des échouages de dauphins dans le golfe de Saint-Tropez….?

Depuis quelques mois, les mammifères marins qui viennent s’échouer sur le littoral du golfe augmentent. Un phénomène confirmé par l’observatoire marin et qui serait dû à des parasites.
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Le dernier cétacé qui a fini sa vie sur les rives du golfe de Saint-Tropez date de mardi dernier. C’était une femelle de 2 mètres et de type Stenella. Elle a été découverte, en état de décomposition à Grimaud sur la plage des Tamaris.

En mars dernier, ce sont deux dauphins, inertes, qui ont été récupérés. Le premier à La Croix-Valmer sur la plage de Gigaro. Un petit adulte 1,50 m et le deuxième sur la plage des Marines de Cogolin. Cette fois-ci, c’est un dauphin de Risso de 3,50 m qui a dérivé jusqu’à la plage.

À quelques brassées du golfe, au Lavandou, le 24 mars dernier, les souvenirs des images du rorqual, de 15 m de long et d’une douzaine de tonnes, ballotté par les eaux et projeté contre les rochers font encore parler.

Une accélération du phénomène «Le rythme des échouages s’est accéléré, confirme Jean-Philippe Morin. L’occurrence sur tout le littoral varois est quasi hebdomadaire » et ce depuis l’automne dernier.

Le golfe est régulièrement impacté par ce phénomène, en raison de son exposition géographique au vent d’Est et aux courants marins dominants.

« Il n’y a, à ce jour, aucune certitude quant à la cause des échouages récents », rappelle l’observatoire marin.

Dans la plupart des cas, nous avons observé, sur ces individus, pas ou peu de traces pouvant s’apparenter à des blessures de type collision avec des navires. »

Et de poursuivre : « En revanche, certaines dissections ont révélé la présence de parasites au niveau des muscles ou organes.»

En effet, à chacun de leurs déplacements, le service Observatoire marin prélève sur les cétacés, avant équarrissage, des organes biologiques à des fins scientifiques : poumons, estomac, muscles, dents… Une équipe de quatre agents a été spécialement formée à cet effet.

Des cétacés parois contagieux D’infimes précautions sont prises lors de l’observation et la manipulation des dauphins car ils peuvent être porteurs de virus et/ou de bactéries susceptibles d’être contagieux.

Les colis sont ensuite envoyés au Centre de recherches sur les mammifères marins à La Rochelle afin d’y être examinés.

Les membres de l’Observatoire rappellent collectivement de ne jamais toucher un cétacé échoué (1), même vivant. Si les habitants du golfe sont sensibilisés à cette directive, les résidents saisonniers ou temporaires le sont beaucoup moins… 1. Le numéro à appeler en cas de cétacé échoué. : 04.94.00.46.25. ou 06.89.09.41.86. ou les pompiers, le cas échéant.Source & capture d’écran :  varmatin.com (12.04.15)
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En bref : on comprend mieux l’évolution "récente" des grands dauphins...

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