Nouvelle-Calédonie – Le dugong reste fragilisé par de nombreuses menaces

L’Agence des aires marines protégées a décidé de faire un premier bilan concernant le programme de sauvegarde des dugongs de Nouvelle-Calédonie qui a été mis en place en 2010.
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BILAN
En 2010, se mettait en place un plan d’action pour la préservation des dugongs (Dugong dugon) vivant au large de la Nouvelle-Calédonie. Six ans après, l’Agence des aires marines protégées, instigatrice du projet, expose un premier bilan des résultats obtenus par le programme. Ces premières années ont permis de connaître un peu mieux la population de ces animaux marins qui nagent dans les eaux du Pacifique. Actuellement, on dénombrerait de 700 à 800 individus au sein de ce groupe ce qui reste modeste. Pour l’Agence des aires marines protégées, cette population ‘n’est plus en mesure de supporter les mortalités causées par les activités humaines’.
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Des menaces multiples contre les dugongs

En effet, les menaces qui pèsent sur ces animaux marins qualifiés de « vulnérables » par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), sont nombreuses. Outre les actes de braconnages, des dugongs se retrouvent pris accidentellement dans les filets des pêcheurs ou entrent en collision avec des embarcations. La dégradation de leur habitat est également responsable de la fragilité de cette espèce. La première phase du programme de sauvegarde a aussi permis de développer des supports de communication et d’éducation afin de faire connaître et de sensibiliser les néo-calédoniens sur la conservation des dugongs. La seconde phase du plan, déjà entrée en action et qui se terminera en 2020, a pour objectif de caractériser plus finement ces menaces et à renforcer les actions qui visent à les contrer. Malheureusement, ces animaux marins ne sont pas seulement menacés en Nouvelle-Calédonie. A Mayotte, on ne dénombre plus qu’une dizaine d’individus.
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Un dugong avale jusqu’à 30 kilos d’herbe par jour

Le dugong est un mammifère marin dont l’aire de répartition court de l’Afrique orientale jusqu’au Vanuatu (pays situé en Océanie). Ce gros mangeur (jusqu’à 30 kilos d’herbes marines par jour) vit généralement près des zones côtières, là où les eaux sont peu profondes. Un Dugong dugong adulte n’est pas une demie portion : son poids peut atteindre 450 kilos et il peut mesurer jusqu’à 3 mètres de long. Chez cette espèce, les comportements sociaux sont rarement observés et se limitent généralement à des interactions entre la mère et le petit. Si la plupart de ces animaux vivent au sein de groupes restreints, des populations de plusieurs centaines d’individus ont déjà été observées par le passé près des côtes australiennes et somaliennes.

Source : Sciences et avenir, publié le 29 novembre 2016
Crédit photo : wikimedia commons, image libre de droits

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