Une jeune orque semble affamée au large de la Colombie-Britannique

Une orque femelle de quatre ans qui fait partie d’un troupeau vivant dans les eaux du sud de l’île de Vancouver et du nord de l’État de Washington semble tellement affamée que la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et Pêches et Océans Canada cherchent une manière de lui porter secours.

L’état de santé de l’épaulard J-50 est très inquiétant, selon Michael Milstein, un agent aux affaires publiques de la NOAA à Portland, en Oregon.

« Elle a l’air en sous-poids, émaciée et même léthargique dans l’eau. » Michael Milstein, agent aux affaires publiques de la NOAA à Portland

Une des options envisagées pour la jeune femelle, dont l’espèce est considérée en péril, est de lui donner du saumon contenant des médicaments.

« Les vétérinaires et biologistes regardent pour trouver la solution la plus sensée, mais nous ne voulons pas faire en sorte qu’une baleine devienne dépendante de nous pour la nourriture », explique Michael Milstein.

Kim Juniper, le titulaire de la Chaire sur les écosystèmes des océans de l’Université Victoria, croit qu’il faut « tout essayer », même s’il n’est pas convaincu des chances de réussite.

Une espèce en voie de disparition

Il ne reste que 75 épaulards résidents du sud dans les eaux du nord-est de l’océan pacifique, ce qui en fait une espèce en voie de disparition, selon Pêches et Océans Canada.

La popularité des orques dans les aquariums à travers le monde est en partie responsable des difficultés éprouvées par cette population, d’après Kim Juniper.

« Entre 1965 et 1975, on a enlevé 58 individus de la population pour les envoyer dans les aquariums du monde. 45 ont été envoyés et 13 sont morts durant la capture. Donc on avait la moitié de l’effectif et depuis, ils n’ont pas récupéré ». Kim Juniper, titulaire de la Chaire sur les écosystèmes des océans de l’Université Victoria

Selon la directrice du Whale Museum sur l’île San Juan, Jenny Atkinson, la situation des épaulards résidents du sud est particulièrement problématique en raison du manque de disponibilité du saumon quinnat, leur principale source de nourriture.

« Vous avez une orque menacée à la recherche d’une source de nourriture qui est elle aussi menacée », dit-elle.

Jenny Atkinson ajoute que la présence de toxines due à la proximité des centres urbains dans l’eau de la mer Salish compromet le système immunitaire des baleines.

En plus du manque de nourriture et de la pollution, la circulation maritime et le bruit menacent également la population d’orques du nord-est du Pacifique.

Source : Radio-Canada – Publié le 04 août 2018
Photo de une : Pixabay

 

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