Quel rôle peut jouer l’océan pour lutter contre le changement climatique ?

À quelques semaines de la COP24, où les pays devront mettre en application l’accord de Paris et revoir à la hausse leurs ambition pour limiter le réchauffement climatique, des chercheurs publient une étude dans laquelle ils ont recensé et évalué 13 mesures offertes par l’océan pour lutter contre le réchauffement climatique.

Les scientifiques savent le rôle important que joue l’océan sur le réchauffement climatique, notamment en captant du dioxyde de carbone. Un groupe de chercheurs propose treize mesures à mettre en place pour utiliser l’océan comme un allié.

L’océan, un allié pour lutter contre le réchauffement climatique

Comment l’océan pourrait-il devenir une arme pour lutter contre le réchauffement climatique ? Un groupe international de scientifiques du CNRS, de l’Iddri et de Sorbonne Université, appelé Ocean Solutions Initiative, ont analysé des données sur le sujet. Dans une étude, publiée ce jeudi 4 octobre 2018, ces derniers proposent treize mesures qui offrent des solutions choisies pour leur impact sur le dérèglement des températures

Pour rappel, l’Accord de Paris en 2015 avait pointé du doigt l’importance d’inclure les océans dans la lutte contre le changement climatique, grâce à son double rôle. Premier fournisseur net d’oxygène de la planète, de par sa biodiversité riche et variée, l’océan absorbe à lui seul plus de 25 % des émissions humaines de CO2. Mais les écosystèmes marins et côtiers ont réduit leur capacité.

4 champs d’actions pour que les océans nous aident à lutter contre le dérèglement climatique :

  • Développer les énergies marines renouvelables et aider à la restauration et à la conservation des végétaux captant et stockant du carbone pour réduire les causes du changement climatique.
  • Créer des aires marines protégées, stopper la surexploitation des ressources et réduire la pollution pour protéger les écosystèmes.
  • Modifier le pouvoir réfléchissant des nuages pour protéger les océans du rayonnement solaire.
  • Intervenir directement sur les capacités d’adaptation biologique et écologique des espèces, par exemple en les relocalisant.

Des mesures controversées

Parmi les mesures proposées par les scientifiques, certaines envisagent de modifier volontairement les écosystèmes comme une « pulvérisation aérienne à large échelle d’eau de mer ou d’autres substances dans la basse atmosphère pour accroître les capacités des nuages de réflexion des rayons du soleil ». Cette technique permet de diminuer l’influence directe du soleil. Mais cela est sujet à controverse car l’homme agit volontairement pour changer la nature.

D’autres mesures proposées comme ajouter du fer pour favoriser le développement du phytoplancton entraîne de vives réactions. Et pour cause, les détracteurs pensent que ces actions sont susceptibles d’aggraver le problème en ajoutant des effets secondaires.

Un rapport de l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (Iddri) évoquait les risques liés à une fertilisation artificielle de l’océan. Il craignait que le carbone ne soit séquestré que sur une faible durée.

Source : ConsoGlobe – Publié le 05 octobre 2018
Photo de une : Pixabay

 

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