Loire-Atlantique : des plaques « ici commence la mer » pour sensibiliser à la pollution des eaux pluviales

« Ici commence la mer, ne rien jeter » : voilà ce que l’on peut lire depuis quelques jours sur des plaques fixées au sol près de grilles d’eau pluviales, sur la commune du Pouliguen. Le dispositif doit être étendu aux autres communes de Cap Atlantique afin de sensibiliser habitants et touristes.

Sur les 15 communes de Cap Atlantique dans la presqu’île guérandaise, le réseau d’assainissement et le réseau des eaux pluviales sont bien séparés. Et tout ce qui passe par les grilles des eaux pluviales, des grilles ouvertes, file directement à la mer sans être traité en station d’épuration. Or de nombreuses personnes ont toujours le réflexe de jeter des détritus – des mégots, des déjections canines, des eaux usées, des solvants etc. – à travers les grilles ouvertes de ce réseau d’eaux pluviales. Ceci malgré de nombreuses campagnes de sensibilisation depuis plusieurs années.

D’où l’idée des responsables de la collectivité de reprendre l’initiative de la ville de Collioure dans les Pyrénées-Orientales et d’installer au sol des plaques métalliques « Ici commence la mer, ne rien jeter » à proximité des grilles.

420 plaques installées en 2019

Le territoire de Cap Atlantique compte 490 kilomètres de réseau d’eaux pluviales et des centaines de grilles ouvertes. Cette année, 420 plaques vont être installées en priorité dans des endroits sensibles, en bord de mer, sur les rues passantes, les terrasses de cafés, les marchés, les aires de camping-cars, les entrées de bâtiments publics. Le coût du dispositif s’élève à 50 000 euros. L’Agence de l’eau Loire-Bretagne en finance 60% et Cap Atlantique 40%.

« Tout finit à la mer. L’an dernier, un camping-car qui a déversé ses eaux noires dans une grille d’eaux pluviales a entraîné 48 heures de fermeture de la plage ; c’est des déclassements pour des zones conchylicoles, c’est des gens qui ne peuvent plus pêcher ou se baigner. Donc les conséquences sont multiples ». – Guy Le Gal, maire d’Assérac et conseiller environnement de Cap Atlantique.

Le maire d’Assérac envisage de prendre un arrêté afin de pouvoir verbaliser ceux qui jettent des détritus dans le réseau d’eaux pluviales.

Source : France Bleue – Publié le 1er avril 2019
Photo de une : Pixabay

 

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