Un label pour valoriser l’observation des cétacés en mer Méditerranée

L’été est la période idéale pour observer les baleines et les dauphins en Méditerranée. Une expérience qui perturbe les animaux. Pour limiter l’impact de l’homme sur les espèces animales, le label Whale-Watching a été créé.

Observer les cétacés et les mammifères marins dans leur environnement. La promesse est alléchante à condition de ne pas déranger les baleines, les cachalots, les daupphins et les autres animaux qui évoluent au large de la région PACA.

« On sait bien que si le Whale Watching est mal fait, il a des effets négatifs », s’alarme Joséphine Chazot, chargée de mission à l’association Souffleurs d’écume. Et d’ajouter : « En France métropolitaine, aucun accident n’a pour l’instant été rapporté, mais à la Réunion, une baleine, qui protégeait son baleineau, a eu un comportement agressif contre des baigneurs ».

Le comportement anormal du cétacé a été filmé en septembre 2018 par un internaute. La baleine et son baleineau, excédée d’être dérangée par une dizaine de nageurs, a donné des coups de nageoires pectorales et caudale aux imprudents.

 

Pour encadrer cette activité touristique, le label Whale-Watching a été créé en 2010 grâce à des accords inter-gouvernementaux. Sur la Côte Méditerranéenne française, 15 opérateurs, sur la trentaine qui organise des sorties pour observer les animaux marins, ont demandé et obtenu cette distinction reconnue par l’Etat.

En France, c’est l’association Souffleurs d’Ecume qui délivre ce précieux label. Les opérateurs volontaires, sont formés par l’association. « Tous les ans on organise des sessions de formation de 3 jours. Nous faisons également des visites surprises afin de s’assurer que les opérateurs respectent les règles » précise Joséphine Chazot, chargée de mission à l’association Souffleurs d’écume.

Pour être labellisés les professionnels s’engagent à :

  1. rester à plus de 100 mètres des animaux
  2. ne pas croiser la trajectoire des animaux
  3. naviguer à une vitesse inférieure à 5 noeuds lors de l’approche des cétacés

Le Sanctuaire Pélagos

Pour les protéger les espèces marines qui vivent en Méditerranée, la France, Monaco et l’Italie ont créé en 1999 le sanctuaire Pélagos. Une zone de 87.500 km2 qui relie Toulon à l’Ouest de la Sardaigne et à la Toscane.

Dans cette zone, il est interdit :

  • toute capture directe ou le dérangement intentionnel des mammifères marins.
  • la pêche pélagique à grande échelle par filets dérivants
  • d’organiser des compétitions de courses de bateaux à moteur de grande vitesse, sauf exception.

Les pays signataires affirment également qu’ils feront un effort pour minimiser la pollution nocive aux cétacés.

Chaque année, entre avril et septembre, plusieurs milliers de mammifères se retrouvent en Méditerannée pour se nourrir de poissons, de krill et de poissons.

Cette abondance de nourriture attire de nombreuses espèces dont le rorqual commun. Cette baleine à fanons est le second plus grand cétacé, elle peut mesurer 22 mètres de long et peser 70 tonnes.

Ce grand migrateur se nourrit durant l’été en Méditerranée puis se déplace dans l’hémisphère sud durant l’automne et l’hiver pour mettre bas.

Près de 40.000 individus vivent dans l’hémisphère nord. Pourtant, en raison des collisions avec les navires et des effets du changement climatique, entre autres, elle est aujourd’hui menacée.

Source : france3-regions.francetvinfo.fr, le 21.06.19
Photo : Réseau-Cétacés

Torre Guaceto en Italie, modèle européen de protection marine
Un nouveau documentaire sur les orques donne un nouvel élan à l'effet Blackfish

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *