Chant des cétacés : les baleines préparent leur tube de l’hiver

Deux stagiaires chez Globice ont analysé les chants des baleines qui longent les côtes de La Réunion. Grâce à des hydrophones, ils ont détecté et décortiqué les sons des géantes des mers et compris que le cétacé répétait une même phrase pendant plusieurs minutes, comme un thème. Un même chant de baleine peut durer jusqu’à 20 minutes et peut être répété pendant plusieurs jours, tel un tube. Après avoir étudié en détails les chants des cétacés en 2018, Globice se prépare à tendre le micro pour enregistrer ceux que les baleines nous préparent pour cet hiver.

Le travail de ces deux stagiaires s’inscrit, selon Globice (Groupe local d’observation et d’identification des cétacés), dans la lignée de deux chercheurs. Roger Payne et Scott McVay étaient les premiers à écouter et analyser les chants des baleines à bosse, c’était en 1971.

Aujourd’hui, les deux stagiaires M2 chez Globice, nommés Sara Vieira et Adrian Fajeau, ont analysé à leur tour les chants des baleines dans l’Océan indien. Les sons ont été enregistrés grâce aux hydrophones déployés par Globice et ses partenaires.

Des nouveaux « tubes » d’année en année

Ce qu’ont notamment observé ces stagiaires, selon Globice, c’est qu’une baleine répète un « thème » pendant 2 à 4 minutes. Ensuite elle changera pour une autre phrase, et ainsi de suite. Ces différents thèmes vont alors former une sorte de chant, qui peut durer jusqu’à 20 minutes et peut être répété encore et encore pendant parfois plusieurs jours.

Autre observation : en fonction de leur zone géographique, les baleines ont des chants différents. Et ceux-ci changent d’année en année. Dans l’Océan indien, Sara Vieira et Adrian Fajeau ont distingué des zones spécifiques où l’on retrouve les mêmes chants. On apprendra ainsi que les baleines de La Réunion et celles qui évoluent au Nord-Est de Madagascar, à Sainte-Marie, appartiennent à la même population. Idem pour celles de Nosy Be au Nord-Ouest de Madagascar et celles du Kenya, qui forment également un même groupe.

Ces études de chants permettent de mieux étudier les migrations des cétacés. Les analyses ont davantage porté sur les chants de 2018, vous pouvez retrouver ci-dessous le spectogramme de « l’hymne » de l’année dernière.

 

 

Source : ipreunion.com, le 09.07.19
Photo : Robbie Shade – commons.wikimedia.org

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