Des drones interceptent les jets des baleines pour étudier leur santé

C’est la belle rencontre entre la technologie et la nature du jour. Aux États-Unis, des ingénieurs d’Intel travaillent avec une ONG pour observer la santé des baleines grâce aux drones.

Des drones suivent les baleines dans leur sillage, récoltant les jets d’eau crachés par les grands mammifères marins. Cette rencontre entre la technologie et le monde animal se déroule au large de l’État d’Alaska (États-Unis). Pour améliorer la recherche sur les cétacés, les ingénieurs d’Intel se sont alliés avec l’ONG Ocean Alliance.

Baptisé SnotBot, le drone utilisé par les scientifiques a été construit à partir d’un appareil DJI Inspire 2. Le projet a débuté dès 2015, à l’initiative de l’ONG américaine Ocean Alliance, mais les ingénieurs d’Intel ont partagé leurs progrès dans un article publié lundi 25 novembre sur le site IEEE Spectrum.

Collecter des données sans interférer

Les drones ne traversent pas les jets des baleines pour la beauté du geste. Ils sont équipés de coupelles qui permettent de recueillir des échantillons des giclées (il s’agit en fait du gaz exhalé par les baleines et mélangé à des gouttelettes d’eau). Ceux-ci permettent par la suite d’obtenir des informations précieuses sur le cétacé et sa santé : présence de virus, ADN, toxines liées à l’environnement, niveaux d’hormones pour examiner le stress des baleines et leur cycle de reproduction, etc.

Surtout, les drones permettent de collecter ces données en interférant le moins possible avec la vie des baleines. Selon les ingénieurs d’Intel du Brain-Inspired Computing Lab, plusieurs missions ont pu être menées à travers le monde, au large de la Patagonie (Amérique du Sud) ou encore dans le golfe de Californie.

Techniques de photogrammétrie et de vision par ordinateur

Les drones embarquent également des caméras HD qui permettent d’observer la forme des “crachats”. Du petit rorqual au rorqual bleu, et du marsouin au cachalot, les jets des cétacés présentent chacun des particularités de forme, de hauteur voire de bruit. Les queues des baleines sont également observées.

En capturant les images d’un seul animal depuis plusieurs points de vue et grâce à un capteur de hauteur et un GPS, des techniques de photogrammétrie permettent aussi de déterminer la taille d’un animal. Grâce à des technologies de “computer-vision” et de deep-learning, les ingénieurs peuvent aussi distinguer individuellement les animaux au fil du temps. Des outils d’imagerie infrarouges sont aussi utilisés par Ocean Alliance pour déduire la température du corps de la baleine et détecter d’éventuelles blessures.

À terme, les scientifiques espèrent se renseigner ainsi sur l’état des océans. En tant que superprédateurs situés en haut de la chaîne alimentaire, les mouvements des baleines représentent des indicateurs solides sur la vie marine dans un contexte de vive inquiétude sur le réchauffement climatique.

Source : usinenouvelle.com, le 29.11.19

 

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