Découverte d’une nouvelle espèce de baleine vieille de 35 millions d’années

Des paléontologues ont récemment décrit une nouvelle espèce de baleine évoluant il y a 35 millions d’années. La découverte pourrait nous aider à comprendre l’évolution de la locomotion des cétacés.

L’histoire des cétacés va un peu à contre-courant de celle des autres animaux. Nous avons tous évolué dans un premier temps dans l’eau, avant de privilégier les milieux terrestres. Mais les baleines, elles, sont retournées dans l’océan pour finalement y rester.

Sur la terre, elles avaient développé des pattes. Ce n’est qu’une fois bien établies dans le milieu océanique que ces animaux ont commencé à développer des queues et des nageoires. Mais cette transition reste encore mystérieuse. Une nouvelle espèce de baleine décrite pourrait nous aider à y voir un peu plus clair.

Une baleine « entre les deux »

Les baleines les plus anciennes, il y a entre 53 et 34 millions d’années, appartenaient au groupe des Protocetidae. Elles sont les ancêtres des cétacés modernes qui se propulsent aujourd’hui dans l’eau grâce à leur queue. Ces animaux n’étaient que partiellement aquatiques. Il se nourrissaient en mer, mais revenaient aussi très souvent sur la terre ferme.

Cette nouvelle espèce de baleine évoluant il y a 35 millions d’années – baptisée Aegicetus gehennae – est le plus jeune spécimen connu de ce groupe. Elle se place en fait à cheval entre les baleines anciennes et les modernes.

Les analyses de deux squelettes, dont un complet, retrouvés en Égypte, suggèrent en effet que l’animal avait un corps et une queue plus longs que ses ancêtres et des pattes plus courtes.

« Il lui manque également un lien solide entre les pattes postérieures et la colonne vertébrale », notent les chercheurs.

Autrement dit, cette baleine avait entamé sa transition vers un mode de locomotion par propulsion, mais ne l’avait pas entièrement achevé. C’est cet “entre-deux” qui intéresse particulièrement les chercheurs.

Côté physique, ils suggèrent qu’Aegicetus gehennae ressemblait beaucoup au Basilosaurus (Roi des lézards) vivant à la même époque. Les deux animaux nageaient probablement à la manière des crocodiles, en faisant onduler le milieu du corps.

Les deux espèces ne faisaient en revanche pas la même taille. Le spécimen d’Aegicetus gehennae retrouvé en Égypte, un mâle, pesait environ 900 kilos pour trois mètres de longBasilosaurus, de son côté, mesurait 18 mètres de long et pesait environ 60 tonnes. Il s’agit de l’un des plus grands prédateurs que le monde ait porté.

Source : SciencePost – Publié le 13.12.19
Photo de une : Pixabay

 

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