Quand le confinement rend la vie des cétacés plus facile

Dans un article publié sur un site spécialisé, une chercheuse démontre que le ralentissement du trafic maritime et des travaux sous-marins améliore la qualité de vie des cétacés.

Ces derniers, exemptés des nuisances sonores causés par l’activité humaine, vivraient mieux dans leur habitat naturel. Les dauphins de La Réunion sont donc plus tranquilles à l’heure actuelle et les baleines, prévues généralement à partir de mai-juin dans nos eaux réunionnaises, pourraient profiter du calme ambiant si les activités nautiques ne reprennent que progressivement comme l’a sous-entendu le préfet.

La docteure Valeria Vergara est une chercheuse canadienne du programme de recherche sur la conservation des mammifères marins d’Ocean Wise (une ONG internationale qui a vocation à protéger les océans). Dans un article publié sur un site spécialisé, elle compare la situation actuelle des cétacés avec celle du 11 septembre 2001 en Amérique du Nord :

« Une grande partie de l’océan côtier autour de l’Amérique du Nord était, pour la première fois depuis des décennies, calme. En réponse à l’attaque terroriste, tout le trafic maritime non-essentiel a été interrompu le long des nombreuses routes maritimes ».

Fortement impactée par la propagation du coronavirus et le confinement de près de 4 milliards de personnes, l’activité maritime de l’homme est à nouveau très réduite en ces temps de pandémie.

Le 31 mars à La Réunion, l’association Globice a partagé une photo d’un groupe de dauphins s’aventurant dans l’avant-port. Une présence rare notamment pour ces individus, en l’occurrence une quinzaine de grands dauphins de l’indo-pacifique. En ces temps de confinement, la nature semble reprendre ses droits.

– Les cétacés de l’océan Indien plus tranquilles –

Sous l’eau, que signifie ce répit ? Une grande libération pour les cétacés et les baleines : l’ouïe.

« Nous savons depuis longtemps que le bruit sous-marin est un problème pour les cétacés, des créatures profondément sensibles sur le plan acoustique qui dépendent du son pour de nombreux aspects de leur vie » explique Valerie Vergara.

L’aptitude des cétacés à bien entendre et à produire des sons est vitale dans presque tous les aspects clés de leur vie, comme la recherche de nourriture, la détection des prédateurs ou encore les déplacements et interactions sociales.

Même si les auteurs de cette étude sur les nuisances sonores en milieu maritime portent leurs recherches sur l’Atlantique Nord, ce constat est largement applicable aux conditions de vie des cétacés dans l’océan Indien.

Jean-Marc Gancille, de l’association Globice (Association Globice ou Groupe Local d’Observation et d’Identification des Cétacés) confirme.

« Même si nous n’avons pas de chiffres officiels, la baisse des activités de plaisance, de recherche sismique ou encore de pêche améliorent forcément les conditions de vie des cétacés. Avec un sens de l’ouïe accru, ces derniers peuvent chasser et communiquer entre eux plus facilement ».

A la Réunion, l’activité portuaire, vitale pour l’île, ne décroît pas. Mais les arrêtés d’interdiction qui concernent les plages réunionnaises impactent fortement la pêche et les loisirs en mer.

« Un effet non-intentionnel de cette réglementation pourrait être la réduction des niveaux de bruit pour notre vie marine », explique la docteure Valeria Vergara.

Une aubaine pour les baleines et les dauphins qui peuplent nos océans.

Source : Imaz Press – Publié le 19.04.2020
Photo de une : Pixabay

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