Cétacés : stop aux chauffards de la mer

En Méditerranée, un trafic maritime toujours plus intense rend inévitables les collisions entre navires et cétacés. C’est pourquoi WWF et Quiet Oceans travaillent à cartographier les mouvements des mammifères, de façon à en informer les navires en temps réel. Et ainsi réduire drastiquement le nombre de ces accidents, première cause non naturelle de mort pour ces animaux.

Photos En été, l’augmentation du trafic maritime, entre le continent, la Corse ou la Sardaigne, devient pour les cétacés de la Méditerranée un dangereux flipper. Dont ils sont les billes. Face aux supertankers et autres bateaux de plaisance, la croissance toujours plus grande du réseau maritime rend les collisions inévitables, de plus en plus nombreuses et régulièrement fatales. Car dans le sanctuaire protégé de Pelagos, fruit d’un accord entre l’Italie, la France et Monaco, les grands cétacés sont en nombre. Notamment le rorqual, deuxième plus grand animal marin et en situation de « vulnérabilité », selon l’UICN.

Un programme « anticollisions »

C’est pourquoi le WWF a lancé un programme « anticollisions » avec la société Quiet Oceans. Le but : parvenir à suivre les mouvements des animaux en temps réel et communiquer ces informations aux bateaux, de manière qu’ils puissent adapter leur rythme de navigation, ralentir, ou même changer de cap, et ainsi éviter la zone où se trouvent les cétacés. Grâce à un maillage d’hydrophones qui permettra d’écouter et d’identifier les espèces, les data seront transmises au système Repcet, lancé en 2007. Ce dernier permettait déjà à chaque navire équipé de renseigner et d’être renseigné sur la présence de cétacés sur sa route. Grâce aux progrès des technologies acoustiques, il est désormais possible de développer un système de détection et de localisation automatique. Pour ne plus voir des baleines comme Flucker, qu’on reconnaissait depuis vingt ans à sa queue à demi-amputée, trace d’une rencontre avec un navire. L’année dernière, les scientifiques l’ont revue. Son unique moyen de propulsion, sa queue, avait définitivement été emportée par les hélices des hommes.

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Photo de une : Pixabay

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