La chasse baleinière…

La chasse à la baleine est pratiquée depuis des temps ancestraux. Chaque parcelle de l’animal a ou a été exploitée par l’homme : la chair pour la consommation alimentaire, les fanons pour la fabrication des tristement célèbres « baleines » de parapluie, les intestins pour la fabrication de cordage etc…

 

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Au fil des siècles, l’essor de l’exploitation baleinière et l’évolution des techniques de chasse ont conduit certaines populations de baleines au déclin, certaines d’entre elles ne s’en remettront jamais…

C’est dans ce contexte dramatique que nait, en 1946, la Commission Baleinière Internationale (CBI), laquelle a pour mission  « la conservation judicieuse de l’espèce » et « le développement ordonné de l’industrie baleinière« . En 1982, alors que certaines populations de baleines ont chuté de 80%, la CBI décide d’un moratoire qu’elle fait appliquer en 1986. Celui-ci interdit la chasse commerciale ; mais, il autorise la chasse à des fins scientifiques ainsi que la chasse aborigène de subsistance.

La CBI est une commission de « conciliation », sans aucun pouvoir répréhensif, à laquelle les pays sont libres d’adhérer ou non… La chasse baleinière, y compris à des fins commerciales, est donc toujours d’actualité au 21ème siècle : le Japon, L’Islande, la Norvège,  le Groenland (Danemark), la Sibérie (Russie), l’Alaska (Etats-Unis), entre autres, profitent des limites du moratoire mis en place ou ont décidé de ne pas rejoindre la CBI !

 

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De nos jours, l’opposition entre chasseurs et protecteurs est telle que des affrontements violents prennent place entre les deux parties lors des opérations de chasse. La chasse baleinière fait couler beaucoup d’encre dans la Presse internationale et beaucoup de sang dans les océans.

Il s’agit d’un sujet épineux qui suscite beaucoup de questions : Quelle est la situation précise de la chasse baleinière en 2010 ? Quel est le vrai rôle de la CBI ? Comment le Japon parvient-il à massacrer des baleines au sein même d’un sanctuaire sous couvert de chasse scientifique ? Comment est-il possible que les pays chasseurs écoulent leurs stocks de viande de baleine dans des restaurants, supermarchés, cantines scolaires et hopitaux bien que celle-ci ait été reconnue impropre à la consommation en raison de sa toxicité ? Est-il vrai que ces mêmes pays ont déposé des milliers de brevets afin de commercialiser des produits dérivés de l’exploitation baleinière, tels que balles de golf, teintures capillaires et même de la lessive écologique  ? La chasse aborigène est-elle réellement une chasse de subsistance ? Les méthodes de mise à mort des baleines respectent-elles les consignes internationales visant à limiter au maximum la souffrance de l’animal ?  L’observation des cétacés en milieu naturel représente-elle une alternative économique et durable aux chasses ? Quelles sont les bonnes et mauvaises adresses pour aller découvrir les baleines en milieu naturel ? Comment agir pour la protection des baleines ? etc… etc…

C’est à ces questions, et bien d’autres encore, que Réseau-Cétacés a tenté de répondre dans un dossier de 34 pages intitulé « La chasse baleinière », disponible en téléchargement ci-dessous.

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