vendredi 27 janvier 2012
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En dix jours, 44 cétacés se sont échoués sur le littoral landais. Des autopsies sont pratiquées presque quotidiennement.
Ames et odorats sensibles s'abstenir : les dissections de dauphins pratiquées chaque jour en cette période hivernale propice aux échouages d'animaux marins font dériver à mille lieues du « Grand Bleu ». Pourtant, c'est là le pain noir quotidien des scientifiques du Centre de recherche sur les mammifères marins (CRMM) de La Rochelle, sollicités chaque jour ou presque pour manier le scalpel et le couteau. Depuis dix jours, 44 animaux marins ont été retrouvés morts sur l'ensemble du littoral landais
, dont deux encore lundi matin.
Du tristement classique à cette époque de l'année, indique Willy Dabin, animateur du réseau national Échouage, et scientifique CRMM. « Il y a une dominance de vents d'ouest qui rapatrient les carcasses déviantes sur la côte », indique-t-il. En comparaison, d'autres années ont été beaucoup plus meurtrières, comme 2004 et 2005. « Et, il y a deux ans, 78 dauphins avaient été retrouvés sur le littoral landais en quatre jours. »
Captures accidentelles
Hier encore, Willy Dabin et Jean-Jacques Doubert, correspondant du CRMM, basé à Arcachon, étaient à pied d'œuvre à la déchetterie de Biscarrosse-Plage, où 12 carcasses de cétacés échoués ces derniers jours ont été rassemblées par la Coved, structure engagée par le Conseil général pour nettoyer les plages. Objectif de ces autopsies à réaliser avant le passage de l'équarrisseur : étoffer la banque de données du CRMM « pour en savoir encore plus sur la biologie générale de l'espèce, qui est mal connue et difficile d'accès », mais aussi déterminer les causes de la mort de ces animaux.
Hormis deux cétacés, dont l'état de décomposition ne permettait pas d'établir un diagnostic certain, « il y a une forte proportion de décès liés à des captures accidentelles », note Willy Dabin. Toutes les carcasses récupérée en bon état de fraîcheur présentent des « traces évidentes » de capture, comme des ablations, des lacérations faites lors d'émaillages dans les filets pélagiques, ou encore des fractures du crâne, occasionnées par les enrouleurs.
Les pêcheurs coopèrent
Les examens des organes, pour vérifier que l'animal n'était pas atteint d'une pathologie particulière, de l'estomac et des poumons, qui vont révéler « une mort par agonie », complètent le diagnostic. « Il faut l'ensemble de ces éléments pour attester une mort par capture », reprend le scientifique.
La fin des années 1990 et l'année 2000 ont connu les pics de captures accidentelles les plus importants. « Aujourd'hui, il y a une régulation car les pêcheurs ont été sensibilisés », reprend Willy Dabin. Le dialogue avec les professionnels de la pêche est en effet instauré. « Il ne faut pas croire que pour ces pêcheurs ce soit une aubaine de retrouver un dauphin dans leurs filets. Ce ne sont pas leurs cibles commerciales. Au contraire, il s'agit de carcasses de 100 à 110 kilos qu'il faut manipuler pour les faire sortir des filets. »
Le travail avec les professionnels de la pêche a déjà commencé. Un programme de coopération doit permettre de réaliser des prélèvements biologiques sur des dauphins piégés par les filets « pour en apprendre de plus en plus ». « Il faut bien cerner le phénomène pour le limiter. Le sujet est sensible : on a tous intérêt à trouver des solutions pour que le nombre de captures accidentelles soit acceptable. » Pour certaines espèces « il y a une inquiétude », conclut Willy Dabin.
Vendredi dernier, c'est un cachalot qui s'était échoué au nivau du canal d'Hossegor.
Le 9 janvier, c'est un requin mako qui s'était échoué sur une plage à proximité de Contis et Lit-et-Mixe
.
Source :
sudouest.fr
(25.01.12)
Voir également :
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Un dauphin mutilé retrouvé sur la plage de Biarritz
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L’armée américaine pourrait utiliser des dauphins apprivoisés dans le cadre d’un conflit avec l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, rapporte le site "The Atlantic Wire".
Téhéran a en effet récemment menacé de fermer le détroit d’Ormuz dans l’hypothèse où les pays occidentaux décideraient de sanctions contre ses exportations pétrolières pour l'inciter à renoncer à son programme nucléaire controversé. Dans cette optique, les responsables militaires envisagent actuellement toutes les possibilités, l’un des principaux problèmes étant les mines que l’Iran pourrait placer dans le détroit.
"Nous avons les dauphins"
Or, "nous avons les dauphins", a expliqué à la radio publique américaine NPR l’amiral à la retraite Tim Keating qui a notamment été en poste au Bahreïn lors de la guerre en Irak. Cela ne serait pas la première fois que l’armée américaine aurait recours à ces mammifères. "Des dauphins ont été envoyés dans le Golfe persique lors de l’invasion des forces américaines en Irak", rappelle l’amiral Keating, avant d’ajouter : "je préfère ne pas dire si nous les avons utilisés ou non. Ils étaient présents sur le théâtre des opérations".
Si leur utilisation lors d’opération officielle n’a pas été confirmée, l’intérêt des Etats-Unis, mais également d’autres pays, pour les dauphins n’a jamais été un secret. La Navy possède même un site internet dédier à son "Programme mammifères marins". Comme le rappelle "The Atlantic Wire", ces animaux, très amicaux avec les humains, sont principalement dressés pour le déminage en raison de leur sonar, capable de repérer une sphère métallique de quelques centimètres située à plus de 110 mètres. En 2010, le quotidien The Seattle Times avait ainsi révélé que la Navy possédait 80 dauphins dans la seule baie de San Diego.
Source :
tempsreel.nouvelobs.com
(18.01.12)
Depuis des semaines maintenant, des militants poursuivent les navires japonais partis en campagne de chasse à la baleine. Si cette pratique est très ancienne, de nombreux pays l'ont abandonné. Pourtant, le Japon se bat pour maintenir cette tradition qu'il poursuit "au nom de la recherche scientifique".
L'homme chasse la baleine depuis des dizaines voire des centaines d'années. Il a ainsi appris à utiliser de multiples manières ces cétacés, se nourrissant de leur chair, utilisant la graisse pour faire du maquillage, des produits pharmaceutiques, de la peau pour fabriquer du cuir, de l’huile pour le chauffage… Face à une telle "poule aux œufs d’or", le Japon a dès les années 1970, étendu son territoire de chasse à la baleine dans les eaux sud-coréennes, russes et australiennes.
Cette initiative a d’ailleurs provoqué une guerre avec la Russie qui a fini par capituler et céder en quelque sorte son territoire maritime au géant de la chasse baleinière. Mais en 1982, l'affaire prend un nouveau tournant. La Commission internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine décide d'interdire la chasse dite commerciale. Une mesure adoptée par la majorité des pays membres de la CBI et rejetée par le Japon entre autres.
En 1987, le pays finit toutefois par accepter le moratoire mais démarre en parallèle un programme de recherche scientifique sur les cétacés dans l'Antarctique (JARPA). Le but avancé est alors de collecter des informations sur la structure des stocks et la biologie des baleines. C'est d'ailleurs ce programme qui permet encore aujourd'hui au Japon d'organiser sa campagne annuelle de pêche à la baleine, grâce à l'article 8 de la CBI qui donne le droit à ses membres d'émettre des permis spéciaux de chasse scientifique. Mais de nombreux écologistes estiment que l'aspect scientifique ne serait en fait qu'une couverture.
Une activité en déclin dans le monde
Le Japon entend donc, par cette manipulation législative, poursuivre l’objectif fixé par la CBI d’assurer "la conservation judicieuse de l'espèce baleinière et, partant, de rendre possible le développement ordonné de l’industrie baleinière" en continuant sa chasse afin de recenser les stocks restants. Quant à l'utilisation de la viande de baleine, le pays la justifie en expliquant que c'est la CBI elle-même qui exige dans son règlement que les spécimens chassés soit utilisés autant que possible.
Aujourd’hui, il reste quelques adeptes de la chasse à la baleine dans le monde, comme l’Islande et la Norvège, mais l’activité semble en déclin. Toutefois, cette quasi-unanimité ne convainc toujours pas le Japon. Ainsi, le dernier bastion de la chasse à la baleine au Japon, la ville portuaire de Shimonoseki, se bat pour garder ses traditions, dont les plats conçus à base de ces cétacés. "La pêche à la baleine fait encore travailler plus de 6.000 personnes ici et de nombreux habitants la considèrent comme un loisir. Nous sommes déjà le premier port de pêche à la baleine au Japon mais nous visons la place de numéro un mondial”, a déclaré le maire de la ville.
De la baleine au menu des cantines scolaires
A Shimonoseki, la situation est ainsi clairement expliquée : c’est seulement pour ses qualités gustatives et nutritionnelles que la baleine doit être vénérée. Cité par le Courrier international, un restaurateur de la ville témoigne : "les grandes pêcheries ont disparu après le moratoire, mais mon père a estimé que les petits commerçants, eux, pourraient continuer d’exister. La culture de la pêche à la baleine utilise toutes les parties de l’animal, c’est une des raisons pour lesquelles je veux maintenir cette tradition". Une tradition qui revient même aujourd'hui dans les cantines scolaires de la région.
Cette année, le Japon prévoit de ramener de l'Antarctique 900 petits rorquals et rorquals communs. Mais les militants qui traquent actuellement les baleiniers japonais comptent bien les empêcher d'accomplir leur oeuvre. L'an dernier, ils ont tellement harcelé les navires que le Japon a fini par interrompre sa campagne. D'après le président de l'association Sea Shepherd, les militants ont réussi à sauver près de 3.000 cétacés au cours des dernières années.
Source :
maxisciences.com
(22.01.12)
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La chasse baleinière...
Le cadavre du cétacé, échoué près du pont Mercedes, a été découvert hier matin.
Après le requin mako et les trois dauphins retrouvés sur les plages landaises début janvier, c'est le cadavre d'un cétacé qui a été découvert vendredi matin le long des berges du canal qui relie l'océan au lac d'Hossegor. « La mortalité n'est pas en hausse, c'est juste que la période est favorable pour des découvertes de ce genre », rassure Willy Babin, le responsable de la gestion nationale des échouages au Centre de recherche des mammifères marins de La Rochelle.
D'une taille avoisinant les 3 mètres, l'animal s'est échoué non loin du pont Mercedes. « Un phénomène de saison classique », selon le scientifique. « En cette période de fort vents d'ouest, tout objet est naturellement ramené vers la côte. »
Afin de déterminer les causes de la mort, une autopsie sera pratiquée dans les jours prochains par une équipe du centre rochelais, venue récupérer, vendredi, la dépouille du cétacé, qui serait un cachalot nain ou pygmée. « Il s'agit d'espèces qui sont très discrètes et qui préfèrent les fonds marins, résume Willy Babin. Mais à Hossegor, le plateau océanique remonte très près de la côte. » Une véritable aubaine pour le scientifique. « Ce sont des animaux qui demeurent méconnus. Vu la rapidité de la découverte, les prélèvements vont pouvoir nous renseigner sur leur biologie. »
Source :
sudouest.fr
(21.01.12)
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jeudi 26 janvier 2012
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Plus de 85 dauphins se sont échoués au Cap Cod, dans le nord-est des Etats-Unis, et ce seulement depuis le 12 janvier dernier. Si les échouages ne sont pas rares dans cette région, leur nombre est bien plus élevé que d'habitude en ce début d'année. Il interpelle les experts qui peinent à en déterminer les raisons.
Depuis le 12 janvier dernier, 85 dauphins se sont échoués dans la baie de Cap Cod, dans le nord-est des Etats-Unis. "Et nombre pourrait monter à 101, car 16 dauphins sont dans des endroits difficiles d'accès et nous n'avons pas encore pu confirmer leur situation", a expliqué à l'AFP un porte-parole du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), A.J. Cady. Les animaux ont principalement été découverts près des localités de Wellfleet et Eastham, et grâce aux équipes de l'association, 21 dauphins ont pu être sauvés.
Si le Cap Cod est une zone difficile pour les cétacés qui peinent parfois à en sortir et s'échouent avec la marée montante, le nombre de dauphins retrouvé depuis le 12 janvier est anormalement élevé. "Ce nombre est très inhabituel. En général, sur un an, nous intervenons auprès de 120 dauphins, un nombre que nous avons presque atteint" en moins de deux semaines, souligne A.J Cady.
Plusieurs hypothèses sont avancées par les experts pour expliquer cet échouage massif. Les dauphins se sont peut-être simplement perdus, ou se sont faits piéger en suivant un banc de poissons. Mais certains chercheurs évoquent de possibles liens avec les oscillations de l'Atlantique nord, la température de l'océan, ou encore des maladies. Les analyses actuellement menées sur les cadavres des dauphins devraient permettre d'en savoir plus.
Source :
maxisciences.com
(25.01.12)
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Les dauphins parleraient le langage baleine en dormant, d'après une expérience relatée par le Huffington Post.
Cette découverte a été accidentelle. L'équipe d'éthologues dirigée par Martine Hausberger de l'université Rennes 1 avait placé dans l'enclos des dauphins du parc animalier Planète Sauvage plusieurs micros afin d'en savoir plus sur les bruits qu'ils produisent la nuit.
Sur l'un des enregistrements, 25 nouveaux sons étaient audibles, certains ressemblant de près aux cris produits par les baleines à bosse.
Les enregistrements ont alors été soumis à 20 volontaires pour confirmer que le son des baleines et celui des dauphins étaient bien similaires. D'après les résultats de l'enquête, les répondants ont même estimé dans certains cas à 76% que les sons (en fait produits par les dauphins) étaient ceux de baleines à bosse.
Les dauphins sont connus pour leur mimétisme, qui leur sert à réussir des numéros dans les parcs aquatiques. Les scientifiques ont alors étudié un à un tous les événements de la journée des cinq dauphins concernés, pour découvrir finalement qu'il s'étaient sans doute inspirés de la nouvelle bande-son de leur spectacle sur laquelle figurent des cris de dauphins, de mouettes et... de baleines.
S'il s'avérait que les dauphins avaient bien reproduit le chant des baleines, ce serait la première fois que ces animaux retiendraient un son pour le répéter plus tard.
Martine Hausberger explique qu'ils auraient pu s'en souvenir car leur concentration est très élevée en journée. Elle souhaite maintenant comprendre si c'est en dormant que les dauphins reproduisent les sons, ce qui pourrait laisser penser que les rêves les aident à emmagasiner des informations nouvelles, de la même manière que les humains.
Lorsqu'ils «dorment», les dauphins mettent une moitié de leur cerveau en sommeil tandis que l'autre reste active pour qu'ils puissent penser à respirer. Un électroencéphalogramme permettrait donc de définir si les dauphins qui ont parlé baleine se trouvaient ou non dans cet état de demi-sommeil.
Mais comme l'explique Sarah Reardon du magazine Science, les scientifiques restent sceptiques. Peter Tyack, biologiste de l'université écossaise de St. Andrew explique notamment avoir déjà entendu des dauphins produire des sons qui pourraient ressembler à ceux des baleines, ce qui ne prouve pas qu'ils étaient sciemment en train de les imiter.
Source :
slate.fr
(25.01.12)
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Jouer à écouter les cétacés pour aider à comprendre leur langage...
(Pond Inlet, Nunavut) C'est une vieille légende qui m'amène ici, à Pond Inlet, au nord de la Terre de Baffin, dans l'Arctique canadien. Cette légende, c'est la licorne, un cheval fantastique au front orné d'une corne torsadée.
Bien sûr, ce cheval n'a jamais existé. Par contre, la corne fabuleuse qui a suscité cette légende existe bel et bien. Il s'agit en fait d'une dent qui pousse à travers la lèvre d'une baleine nordique, le narval, proche parent du béluga.
La région de Pond Inlet est justement reconnue pour les nombreux narvals qui patrouillent dans les baies pendant le court été arctique, alors que les eaux sont libres de glace. C'est l'endroit idéal pour une expédition de kayak de mer, organisée par l'agence ontarienne Blackfeather.
Nous embarquons à bord du bateau de Charlie, un pêcheur inuit, pour rejoindre notre point de départ, entre les baies Oliver et Tay. Au cours des deux prochaines semaines, nous entendons pagayer vers l'ouest jusqu'à la baie Koluctoo, où nos chances de voir des narvals sont particulièrement bonnes.
Nous montons notre premier camp près d'une plage isolée. À cette latitude, au mois d'août, le soleil ne disparaît que pour une heure ou deux, et encore, il ne fait pas bien sombre. Le crépuscule est toutefois somptueux, le ciel prend des teintes orangées et rosées.
Nous entreprenons véritablement notre périple le lendemain, en naviguant au bas de spectaculaires parois rocheuses. L'île Fréchette, notamment, se présente comme une lame de pierre de 800 mètres de haut fermement plantée dans la mer. Le paysage est beau, mais sévère: il n'y a ni arbre ni arbuste. En s'approchant de la côte, on voit parfois des sections de toundra: de la végétation au ras du sol, de la mousse, du lichen, de délicates fleurs sauvages. Le plus souvent, il n'y a que pierres et rochers.
Le beau temps s'est installé: le ciel est bleu, le vent est léger. Au cours des jours suivants, nous admirons des icebergs, nous apercevons des phoques, des eiders, mais toujours pas de narvals.
Ce n'est qu'après une semaine de navigation que Jonathan aperçoit des baleines pas très loin de nos kayaks. Nous saisissons nos jumelles: les deux cétacés ne sortent pas leur corne au-dessus de l'eau, mais il s'agit bel et bien de narvals: leur robe grise pommelée ne ment pas. Dans l'émotion, nous ne pensons pas à sortir nos appareils photo.
C'est prometteur, nous ne sommes même pas encore rendus dans la baie de Koluctoo. Heureux, nous nous arrêtons pour camper au fond d'une anse. C'est alors que le mauvais temps refait son apparition. Le vent est tel que nous ne pouvons reprendre la mer. En attendant, nous faisons quelques randonnées dans la toundra, nous visitons quelques cabanes de trappeurs plus ou moins abandonnées. Un renard arctique vient également nous rendre visite. Mais nous piaffons d'impatience. Nous rêvons à la baie de Koluctoo, mais avec chaque jour qui passe, nos chances d'y parvenir s'amenuisent.
Un bébé narval
Je me promène sur la plage pour passer le temps. Tout à coup, je vois quelque chose s'ébattre dans l'eau, tout près. La créature mystérieuse a la taille d'un phoque, mais sa robe semble rosée, on dirait presque un petit dauphin... Je réalise alors que c'est un bébé narval! J'aperçois alors un peu plus loin deux narvals adultes qui patrouillent. Eh bien, si nous ne pouvons pas aller aux narvals, les narvals viennent à nous!
Nous désirons quand même reprendre la mer et le soir même, nous profitons d'une accalmie pour défaire le camp et partir vers l'ouest. La mer est encore agitée, mais au moins, nous sommes en mouvement. Lorsque nous remontons le camp, au petit matin, nous sommes vannés, mais heureux de pouvoir admirer un nouveau paysage.
Après quelques heures de sommeil, nous traversons un dernier bras de mer, secoués de tous côtés par les vagues, avant d'aboutir dans la fameuse baie Koluctoo. Celle-ci est protégée par un énorme cap de 1500 mètres de haut. Le vent semble disparaître d'un coup, la mer devient d'un calme étonnant. Il fait chaud sous le soleil, nous enlevons nos manteaux pour le dîner.
Et la baie tient ses promesses: nous voyons au loin, puis un peu plus près, des dizaines de narvals. Certains dressent leur corne au dessus de l'eau, les croisent délicatement avec celles d'autres narvals.
Les scientifiques ne sont pas certains de l'utilité de la fameuse dent. Les narvals ne semblent pas s'en servir comme moyen de défense, ou comme outil de pêche. Peut-être sert-elle simplement à établir la dominance entre mâles.
Nous choisissons soigneusement notre camp pour pouvoir continuer à observer ces cétacés. Au petit matin, nous lézardons sur la plage, un café dans une main, un appareil photo dans l'autre. Le voyage est terminé, il ne nous reste plus qu'à attendre que Charlie revienne nous chercher pour revenir au village de Pond Inlet.
Source :
cyberpresse.ca
(24.01.12)
mercredi 25 janvier 2012
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Du 23 janvier au 30 avril 2012, Réseau-Cétacés organise une tombola pour financer une campagne de sensibilisation à la condition des cétacés captifs.
Une sortie en mer pour 2 personnes à la rencontre des dauphins sauvages de la Baie du Mont Saint-Michel* et une adhésion Megaptera sont à gagner !
Le tirage au sort aura lieu le 1er mai 2012.
Le prix du billet est de 10€, vous pouvez en acheter un... ou plus !
* Date au choix du gagnant, sous réserve des disponibilités de l'association Al Lark.
Comment participer ?
Il vous suffit d'envoyer un mail à tombola@reseaucetaces.org, en indiquant vos :
- nom
- prénom
- adresse postale
- le nombre de billets souhaités
Dès réception de votre paiement, votre participation sera validée et vous recevrez vos billets par mail.
Paiement des billets :
* Par CB/Paypal, merci de cliquer sur le lien suivant
:
paypal.com
(paiement en ligne sécurisé)
* Par chèque ou mandat, à adresser à :
Réseau-Cétacés - BP 23 - 92122 Montrouge Cedex - France
* Par virement bancaire, en demandant le RIB à info@reseaucetaces.org
Les fonds ainsi récoltés nous permettront de finaliser la campagne de sensibilisation 2012 à la condition des cétacés captifs, notamment l'impression d'une nouvelle brochure (celle-ci est actuellement en cours d'élaboration) qui sera diffusée aux visiteurs des delphinariums.
Vous pouvez également rejoindre cette campagne en faisant un don libre ou en sponsorisant une partie de l'impression des brochures (si vous êtes imprimeur, par exemple).
Un joli cliché de dauphin sera adressé par courrier postal aux 20 premiers participants/donateurs !
Le succès de cette action dépend de vous, ne sous-estimez pas votre participation !
Par avance, merci de votre soutien et... Bonne chance !
mardi 24 janvier 2012
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Season 2012, Espaço Talassa is looking for :
Guide/Second skipper
Tourist Guide
Watchtower lookout substitute
Waiter and/or waitress
Salesman/saleswoman at the Espaço Talassa Base
More informations :
espacotalassa.com
EXPOSITION - Jusqu'au 11 mars, une sélection des œuvres de la saison culturelle «Monuments et Animaux» investit les locaux de la Conciergerie à Paris (1er). Artistes confirmés et nouveaux talents exposent dans ce lieu, mis en scène pour l'occasion par Massimo Quendolo et Léa Saito. Quarante-cinq œuvres explorent trois thématiques: «L'animal est un autre», «Devenir animal» et «Vivre ensemble»...
Architecte-artiste mi-sérieux mi-moqueur, Philippe Rahm présente une vidéo dans laquelle il explique les tenants et aboutissants de la maison idéale pour l’Homme et son meilleur ami, le chien. Un salon aux dimensions impressionnantes pour donner à l’animal la même sensation d’espace que pour l’Homme. Des pièces à la température idéale pour l’Homme (20°C) et d’autres à celle pour le chien (7°C). Une présentation amusante qui pose la question de la place de l’animal dans notre quotidien.
La jeune artiste Julie Faure-Brac propose, elle, une sculpture: «Le porteur de l’esprit de la baleine échouée». L’homme de plâtre porte une baleine de papier. Une sorte de totem qui s’inspire du chamanisme pour mettre en avant une conception du monde. Celle d’Hommes capables de communiquer avec les esprits de la nature.
Inquiétantes ou poétiques, les œuvres touchent tout le monde dans le décor simple et sombre qu’ont choisi les scénographes. De la chouette figée en plein vol de Claire Morgan, «Here is the End of All Things», à la sculpture macabre de Gloria Friedmann, «Elle», il y en a pour tous les goûts. Jeunes et moins jeunes sont invités à prendre part à cette réflexion sur les animaux et l’humain.
«Bêtes off»
La Conciergerie, 2 boulevard du palais à Paris (1er). Tél.: 01.53.40.60.80. Jusqu’au 11 mars 2012.
Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h. Le monument ouvre à 10h30 mardi 17 janvier 2012 et 11h30 mercredi 18 janvier 2012.
Plein tarif : 8,5€. Tarif réduit : 5,5€. Gratuit pour les moins de 18 ans et les moins de 26 ans ressortissants de l’Union Européenne.
Plus d’informations sur conciergerie.monuments-nationaux.fr
Le Fleuron, une péniche pour les sans-abri et leur animal.
Source :
20minutes.fr
(16.01.12)