Bonne nouvelle : les marsouins du Pacifique continuent de se reproduire

Une expédition menée dans le golfe de Californie a permis de noter la présence de jeunes marsouins du Pacifique ce qui signifie que la reproduction se poursuit chez cette espèce pourtant ultra-menacée.

Le marsouin du Pacifique (Phocoena sinus) est la plus petite espèce de cétacés au monde. Et c’est également sans doute la plus menacée. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, elle est en danger critique d’extinction. Une évaluation établit en 2017 estime qu’il ne resterait plus que 18 spécimens, peut-être moins. Cependant, des chercheurs ont repéré dernièrement la présence de jeunes marsouins aux côtés de leur mère.

Des jeunes marsouins du Pacifique repérés mais également des navires de pêche illégaux

Lors d’une expédition dans le golfe de Californie, où vivent ces cétacés, des spécialistes ont pu noter la présence de mères et de jeunes marsouins du Pacifique. Trois paires (chacune constituée d’une mère et son petit) ont été aperçues. ‘Nous ne savons pas, quand nous allons là-bas, si nous allons revoir un marsouin, avoue dans un article daté du 22 novembre 2019 et paru dans le San Diego Union-Tribune, Robert Pitman, un biologiste marin. Chaque fois, ils sont de moins en moins nombreux. Nous avons alors été assez soulagés de les voir’.

Les marsouins du Pacifique continuent de se reproduire malgré la menace qui pèse sur eux. C’est une excellente nouvelle mais l’espèce n’est pas hors de danger pour autant. D’ailleurs, comme il est écrit sur la page Facebook officielle du programme de protection de ces animaux, Vaquita CPR, ‘un grand nombre de pangas (des navires utilisés par les narcotrafiquants mexicains, ndlr) ont été aperçus en train de déployer illégalement des filets à proximité des marsouins, où la pêche pourtant a été interdite’. Outre les problèmes posés par ses filets dérivants, des chercheurs accusent également certains pêcheurs de saboter les outils dédiés au programme de conservation.

Les marsouins du Pacifique, des victimes collatérales d’un trafic qui ne les concerne pas

Ces cétacés ont vu leur population plongée à cause d’une pêche illégale dont ils ne sont même pas la cible. Celle-ci vise les poissons Totoabas (Totoaba macdonaldi), largement convoités par les contrebandiers mexicains. Le plus petit cétacé du monde est une victime collatérale des filets dérivants utilisés par les braconniers pour les attraper. Chaque vessie natatoire de Totoaba se monnaie entre 10.000 et 20.000 dollars pièce sur le marché noir asiatique. Le gouvernement mexicain est régulièrement rappelé à l’ordre pour son manque d’efficacité dans la lutte menée contre ce trafic. D’ailleurs, en 2019, des ONG réclamaient des sanctions à l’encontre du Mexique. Le pays se défendait alors, rappelant que ‘ces gens sont mieux armés que les forces de l’ordre’.

Source : sciencesetavenir.fr, le 29.11.19
Photo : Paula Olson, NOAA ~ commons.wikimedia.org

 

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