Espagne ~ Des chercheurs étudient les répercussions du confinement sur le comportement des dauphins et des marsouins.

Ces chercheurs observent les mammifères marins à l’aide d’un appareil expérimental installé à Arousa.

Le confinement des citoyens dû au coronavirus est en train de créer un changement d’habitudes plus qu’évident chez de nombreuses espèces animales. On l’observe surtout dans l’environnement terrestre, mais pas autant dans le milieu marin.

C’est pour cette raison qu’au Bottlenose Dolphin Research Institute (BDRI – centre de recherche dédié à l’étude des grands dauphins), les chercheurs souhaitent analyser les schémas comportementaux de cette espèce – les fameux grands dauphins – et des marsouins (ou « cochons de mer » en Galice), et les répertorier scientifiquement.

Grâce à un suivi rigoureux, ils essayent ainsi de déterminer comment se traduisent les effets de la pandémie du Covid-19 sur le comportement de ces mammifères marins.

Ce centre de recherche mondialement reconnu, basé à O Grove et dirigé par le docteur Bruno Díaz López, accorde une attention toute particulière aux déplacements des deux espèces citées, emblématiques de la région des Rías Baixas qui est située sur la côte ouest de la Galice. Là-bas, un fort endiguement de l’activité humaine a été observé depuis que l’état d’urgence espagnol a été décrété.

« Le confinement pourrait-t-il conduire à la modification de la répartition géographique des dauphins et des marsouins ? ».

C’est la principale question à laquelle le BDRI souhaite répondre, mais qu’il laisse momentanément en suspens pour nous expliquer le travail scientifique qu’il effectue actuellement grâce aux recherches entamées en février dernier.

L’équipe de recherche du BDRI utilise « un appareil de suivi par acoustique passive », appelé « F-POD ».

Ultrasons

Il s’agit d’un « outil de recherche innovant qui nous permet de détecter la présence des marsouins et des grands dauphins en captant les ultrasons qu’ils produisent pour repérer leurs proies, s’orienter et interagir ».

Au BDRI, ce projet est considéré comme « intéressant » car, en plus de permettre la détection acoustique de telles espèces à Arousa, il peut contribuer à leur conservation.

Ce projet a été développé en collaboration avec l’entreprise technologique britannique Chelonia Limited (Wildlife Acoustic Monitoring), spécialisée dans le suivi et la surveillance des espèces marines dans le monde entier.

Et l’utilisation du dispositif innovant en question est possible grâce au soutien du docteur Nick Treguenza et de son équipe des Cornouailles (Royaume-Uni).

À O Grove

Cet outil a été placé dans la zone portuaire de la commune de O Grove avec la ferme intention d’obtenir des données pouvant fournir « d’importantes connaissances sur l’utilisation de l’habitat par les dauphins et les marsouins pendant et après le confinement », a souligné Bruno Díaz.

Les résultats, dit-il, « seront fondamentaux pour guider les futures décisions de gestion et de conservation de ces espèces ».

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Traduction par Maéva Dramet pour Réseau-Cétacés d’un article – publié le 24 avril 2020 – sur le site  « Faro de Vigo »
Photo de une : Pixabay

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