États-Unis ~ La licence du Miami Seaquarium à nouveau contestée

Miami – Ce matin, la Cour d’appel fédérale des États-Unis pour la onzième circonscription a annulé le rejet par la Cour de district des États-Unis pour le sud de la Floride de l’action intentée contre le Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) par PETA, Animal Legal Defence Fund (ALDF), Orca Network, et une tierce personne. Cette action conteste la décision de l’USDA de transférer la licence du Miami Seaquarium à son propriétaire actuel, Palace Entertainment, qui est également partie défenderesse dans le litige.

Le parc garde notoirement captive l’orque esseulée Lolita dans un bassin tellement étroit qu’il est loin de respecter les dimensions minimales requises par la Loi fédérale sur le bien-être animal (Animal Welfare Act / AWA). En outre, il n’offre à l’orque aucune protection sérieuse contre le soleil brulant, et cette dernière est confinée avec des animaux incompatibles. Ces deux aspects constituent des violations manifestes supplémentaires de la Loi sur le bien-être animal. Les plaignants reviennent désormais devant la Cour de district pour faire valoir que l’USDA a illégalement attribué la licence à Palace Entertainment, à l’achat du parc en 2014, et que Lolita ne peut rester dans cette situation si l’exposition publique des animaux est maintenue. En cas de changement de propriétaire, les licences d’exploitation ne sont pas automatiquement transférées, et l’USDA ne peut les délivrer qu’à des infrastructures qui se mettent en conformité avec la Loi fédérale sur le bien-être animal, ce que le Miami Seaquarium ne fait pas.

«Le propriétaire du Miami Seaquarium n’aurait jamais dû être autorisé à emprisonner une orque de haute mer dans une fosse en béton aussi étroite, et l’USDA n’aurait jamais dû approuver, à plusieurs reprises, sa privation constante de liberté», déclare Jared Goodman, vice-président de la Fondation PETA et avocat général adjoint pour le droit des animaux. «PETA a hâte de retourner devant la Cour et de se battre pour mettre un terme aux cinq décennies de détresse de Lolita.»

En cas de succès, l’action en justice, portée pour la première fois en 2016, pourrait aider Lolita à prendre sa retraite, loin des spectacles, et à être transférée dans un sanctuaire côtier dans ses eaux natales, au large des îles San Juan, dans l’État de Washington. Elle pourrait alors interagir avec sa famille, à laquelle elle a été enlevée il y a plus de 50 ans.

Traduction par David Delpouy pour Réseau-Cétacés d’un article, publié le 17 mars 2021, sur le site de l’association PETA.
Photo : Leonardo Dasilva ~ fr.wikipedia.org

 

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