Corée ~ D’anciens dauphins captifs donnent la vie en pleine nature

Trois grands dauphins de l’océan Indien libérés avec succès en pleine nature, après leur capture illégale dix ans plus tôt, au large des côtes de la Corée du Sud, ont rejoint leur groupe et donné naissance à des bébés.

Environ 120 grands dauphins de l’océan Indien vivent autour de l’île de Jeju, dans le détroit de Corée au large de la Corée du Sud. Entre 2009 et 2010, 11 individus ont été illégalement capturés et vendus à un parc de loisirs local. Les dauphins sont très intelligents et sont gravement affectés par la captivité. Hélas, les grands dauphins ont également des taux de mortalité plus élevés en captivité et seulement cinq de ces dauphins capturés ont survécu.

Cependant, le public a commencé à ouvrir les yeux et une campagne de sensibilisation a permis de collecter des fonds pour leur libération. En mars 2013, la Cour suprême sud-coréenne s’est prononcée en faveur de la libération des dauphins captifs. Le président et le directeur du parc ont tous deux été condamnés à huit mois de prison et à une amende d’environ 10 000 $.

En 2012, le maire de Séoul et la Korean Welfare Association ont commencé à relâcher trois des cinq dauphins illégalement capturés : Chunsam, Sampal et Jedol (qui était gardé en captivité au grand zoo de Séoul). Les deux dauphins restants, Bookson et un mâle nommé Taesan, ont d’abord dû se remettre de maladies, puis se sont progressivement réadaptés à la mer dans un enclos marin. Ils ont finalement été libérés en 2015 et ont retrouvé leurs groupes familiaux.

Entre 2016 et 2018, les trois femelles grands dauphins, Sampal, Chunsam et Boksoon ont donné naissance à des bébés dans leur habitat naturel. C’est un franc succès pour les dauphins captifs qui pourraient être réhabilités et relâchés. Aujourd’hui, plus de 3 500 cétacés (orques, bélugas, dauphins et marsouins) sont détenus dans des aquariums, des zoos et des parcs marins du monde entier. Si nous voulons mettre un terme à la captivité, nous avons besoin de davantage de sanctuaires pour qu’ils puissent finir leur vie dans un environnement plus naturel ou être réhabilités pour une remise en liberté victorieuse.

Traduction par David Delpouy pour Réseau-Cétacés d’un article de Katharina Khalife, publié le 31 mai 2021, sur le site de l’ONG WDC.
Photo : Russ ~ commons.wikimedia.org

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